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Table des matières
Politique et Territoires - Le Pouvoir - L'Empire de Präm
Famille Von Habsbourg - Famille Plantagenet - Famille de Winter


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L’Empire de Präm


« Voici ce dont l'histoire se souvient à propos de l'Empire de Präm. Depuis, trop peu de nouvelles du monde extérieur pour s'en faire une idée réaliste. »



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Plus connu sous le nom simple et clair de « l’Empire », tous ses membres se sont habitués à un système féodal tel que nous le connaissons tous, et tel que classique à l’ère dont nous discutons. L’Empire a été créé dans les remous de la chute de Belgarath par les hommes survivants de cette ère et désireux de grandir, de s’unir, et de construire un monde plus calqué à leur image qu’à celle des elfes décadents.

Survivant aux vents et marées et accumulant lentement une force considérable, et de belles terres, à travers conquêtes et pacifications, l’Empire a rapidement pu se targuer de devenir une puissance mondiale, bien avant même l’essor des nombreuses autres petites royautés.

Le sang impérial en est donc un de grande valeur, de par ce qu’il représente : Puissance, Royauté, Noblesse. Si l’éventail de ce que l’on fait de son sang en Präm est aussi large que discutable, il n’en reste pas moins que tous, bouchers des champs de batailles ou valeureux chevaliers, sont d’accord sur leur supériorité.

Tout de l’Empire est supérieur sur terre, et il est donc du devoir d’un bon impérial de transmettre cette lumière de la vérité à ceux qui en sont dépourvus. De gré ou de force.

Il n’est pas rare de voir, donc, l’empire « Illuminer » une autre terre en prenant possession de son gouvernement, et en faisant de l’endroit une simple colonie comptoir, siphonnée de ses ressources et de ses moeurs, afin d’en faire une petite soeur de la grande Mère-Patrie.

Politiques et Territoires

L’Empire de Präm, outre son emploi fréquent de ses colonies pour arriver à ses fins, fonctionnait dans « l’Ère des anciens dieux » comme un seul et unique organe de seigneurs, muent par la féodalité la plus pure et la plus dure, menant directement du plus pauvre de serfs jusqu’à l’Empereur lui-même à travers une foule de pactes et d’ententes seigneuriales.

Or, dans notre Ère contemporaine, les choses ne fonctionnent plus de la sorte. En effet, après la Guerre des Empires, et le célèbre coup d’état des De la Rochepiquettes, l’Empire s’est brisé en trois. En effet, afin de pouvoir mener à bien ses troupes vers la conquête, Jason-Aurèle aura eu besoin du support de certains autres nobles, et de leur faire promesse d’une quasi sécession, ou au moins d’un partage du pouvoir assez intéressant pour que ceux-ci se tournent contre les autres et les écartent du pouvoir dans une guerre de succession plutôt violente.

L’on raconte dans ce conflit que le fils de l’Empereur vînt à disparaître, rejoignant son père assassiné dans la tombe.

L’on raconte également et mystérieusement que le Gibet, organisation criminelle, fit beaucoup de mouvements politiques très importants dans ce conflit, permettant entre autres l’assassinat et la pagaille dans les troupes des Breningtons, principaux opposants aux De la Rochepiquettes.

Ainsi plus fort de ses alliances, mais maintenant redevable, le nouvel Empereur scinda son empire en trois territoires. Le premier Duché, Plantagenet, bâti de ses propres terres, fut donné à sa descendance, lui-même étant occupé à régner sur tout l’Empire. Le second, le Duché De Winter, fut remis à son principal allié militaire, le Viceroy François De Winter. Le troisième, le Duché d’Habsbourg, fut remis à son principal allié économique, la Herzogin Anne Von Habsbourg. Ces trois personnalités furent donc les fondateurs de l’Empire que nous connaissons aujourd’hui.

Ce sont maintenant leurs descendances qui règnent sur le Grand Empire de Präm.

Le Pouvoir

Le pouvoir dans la Präm contemporaine est largement différent du pouvoir dans la Präm de « l’Ère des anciens dieux ». En effet, alors qu’il ne s’agissait avant que d’une chaîne de vassalité bien établie, comme déjà exposé, il s'agit maintenant davantage de l’alliance entre trois États, fondant l’Empire, et dont le pouvoir est entre les mains d’un Empereur. L’Empereur se voit donc chargé de plusieurs tâches et veto bien définis, mais doit constamment composer avec les exigences des trois grands Duchés.

En effet, la puissance de la couronne étant maintenant si affaiblie par le schisme de Präm, il est impossible pour l’Empereur d’agir sans le support de l’une des grandes familles, et plus important encore, il lui est impossible d’aller à l’encontre des désirs de l’une d’entre elles. Toutes sont tellement puissantes qu’elles pourraient se lever contre la couronne, et faire sombrer l’Empire dans une nouvelle guerre civile meurtrière et destructrice. Comme cela ne serait gagnant pour personne, cela étant dit, l’habitude est à l’eau dans son vin.

L’Empereur fait donc des compromis dans sa gestion peu centralisatrice, et ne touche nullement aux champs de compétences propres à chaque Duché. En revanche, les Duchés marchent main dans la main, officiellement, et ne se nuisent pas les uns aux autres. La menace d’une insurrection, toutefois, et de la fin de la lignée de l’Empereur, est toujours un levier de poids dans toute bonne négociation.

Les grandes familles, quant à elles, tirent leur pouvoir des vassaux qu’elles comportent. Plus une famille morale qu’une famille de sang, la lignée propre à chaque est d’autant diffuse que désuète. Les chefs de chacun des duchés se trouvent donc êtres installés à chaque génération à la tête de la grande famille par un processus naturel d’exposition de la puissance et de la richesse.

La Famille Plantagenet, suivant cette logique, est depuis maintenant près de cinquante ans, dirigée par un patriarche d’une de ses familles vassales, la famille Colbert. Celui-ci délaisse alors son nom, pour prendre celui des Plantagenet, ainsi que ses rênes.

Chaque grande famille morale est donc constituée d’une foule de familles vassales, se séparant les territoires et le pouvoir en son sein, et en lutte constante pour obtenir la tête de la grande famille. Ils sont donc tous plongés dans le paradoxe de l’allier-ennemi.. Tous faisant parties de la même famille doivent se serrer les coudes contre les ennemis extérieurs, mais tous, également, veulent le contrôle sur leurs intérêts.


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L'Empire de Präm

Empereur de Präm
1

Pouvoir principalement lié à la bonne entente entre les différents duchés, ainsi qu'aux politiques extérieures et relations commerciale. Il est le gestionnaire de la géopolitique, mais ne détient somme toute qu'un pouvoir indicatif, soumis aux caprices des grandes familles.

Famille morale
2

(Plantegenet/Habsourg/Winter) Fraction importante de l'Empire, la famille gère toutes les affaires qui relèvent de leur champ d'action. Toutes leurs politiques intérieures, ainsi que leurs rapports aux autres familles. Ils gèrent en outre leurs familles vassales ainsi que leurs propres armées et économies.

Familles vassales
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Membre de la famille morale des (), ils représentent leurs intérêts, mais également leurs serviteurs. Ils sont le fer de lance des guerres ainsi que des conflits internes. C'est une de ces familles qui aura le contrôle sur la famille () jusqu'à l'avènement d'une autre famille. Certaines de ces familles ont plus de pouvoirs et d'importances que d'autres.

Familles mineures
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Familles de moindres importances, souvent vassales des Familles Vassales. Souvent possédants de très simples et petits fiefs. Il est très simple de faire de sa famille une famille mineure. Les familles mineures ne sont pas en bonne position pour installer leur patriarche aux rênes de la famille morale.




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Les Familles

Il est clair que le pouvoir du grand Empire est partagé entre trois puissantes familles. Chacune avec des intérêts particuliers, et une histoire qui leur est propre. Car même si l’on dit des impériaux qu’ils sont tous très semblables, et même si c’est vrai en ce qui a trait aux grandes familles, chacune est fondée sur sa propre histoire et sa propre légende.

Même si dans notre époque contemporaine cela ne représente plus que vaguement quelques fiertés sur lesquelles se baser lorsque l’on cris bien fort son nom, il est pertinent de les connaître. Il serait faux toutefois de dire maintenant que ces légendes et héritages familiaux sont toujours véridiques, ou qu’ils s’appliquent encore aujourd’hui. Plus que jamais, la diversité des moyens, et la ressemblance des objectifs fractionnent ces familles.


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Famille Habsbourg (Von) :

« Rien n’arrête mon bras »
Histoire :

Bâtie dans le sang et dans la trahison, la famille Habsbourg se rapproche terriblement de ce qu’on appelle le « terrible monde des affaires ». Dans une atmosphère de « la survie des meilleurs », il y a deux manières de faire fortune : dans le sang ou dans l’argent.

L’on raconte que la famille Habsbourg fut construite sur les ruines d’un empire économique remontant à peu près à l’époque de la guerre contre Braldor. À cette époque, les Habsbourg possédaient, sinon leurs titres de noblesse, un monopole sur tout l’armement impérial. Avec leurs prototypes ainsi que leurs avancées en matière de manière de tuer, ils comptaient utiliser la Guerre des Empires pour faire leur marque, ainsi que faire fortune.

La Famille Habsbourg est également réputée pour sa tendance à investir aux bons endroits, ainsi que pour les bonnes personnes, s’assurant de ne jamais perdre. L’on raconte que le Patriarche Habsbourg, peu avant le coup d’État des De la Rochepiquette, avait placé des pions à la fois dans un camp, ainsi que dans l’autre, se refusant à perdre. C’est toutefois lorsqu’il sentit le vent tourner dans le camp de De la Rochepiquette, qu’il prit sur lui d’y mettre tout son argent, ainsi que son armement.

Le mauvais tournant de la guerre, ainsi que leurs dettes, les aura toutefois largement affaiblis, ils passèrent près d’y perdre leur Noblesse, ainsi que le support de la couronne. Renaissant de leurs cendres, ils profiteront toutefois de la Grande Noirceur, ainsi que de l’implosion des États-Religions pour mettre leur main sur quelques terres très riches en minerais, ainsi qu’arables. De ces terres ils referont leurs richesses, ainsi que leurs noms.

Maintenant aussi puissants qu’immuables, ils sont réputés avoir leurs ambassadeurs partout, ainsi que leurs agents économiques aux quatre coins du globe. C’est le moins qu’on puisse dire : rien ne peut les arrêter.

Moeurs :
– Matérialisme :
« Ne touchez pas ce vase; c’est un véritable ! »

Rien n’est plus important que de savoir où placer ses pions, ainsi que de savoir comment bien les utiliser. Si la bonne fortune sourit aux Habsbourg, ce n’est nullement coïncidence. Pour réussir dans la famille, mais également dans la vie, il faut savoir faire bon usage de son argent ou de son influence, ou des deux.

Le fruit de son labeur est la seule chose réellement sacrée, et pour récolter le fruit, il faut semer la graine.

Rien n’est plus immoral que de se saisir d’un bien démérité ou qui ne nous appartient pas. Rien toutefois ne saurait empêcher le plein pouvoir sur un bien qui est nôtre. La fortune, le pouvoir, la renommée, ce calcul aux possessions accumulées avec le temps et avec l’effort.

– Orgueil 
« Ne me sous-estimez pas. »

À quoi sert de jouer si c’est pour perdre ? Les Habsbourg sont réputés n’agir que lorsqu’ils savent qu’ils peuvent tirer de leurs agissements une rente certaine et assurée. Ils ne jouent ni pour le plaisir, ni pour la chance; ils jouent pour gagner.

Ils ont également une très bonne vision d’eux-mêmes, et rien n’est plus déshonorable que de se faire manquer de respect; et cela ne doit pas être toléré. La famille a son importance, mais seulement en cela qu’elle regroupe plusieurs individus, dont soi-même, en son sein.

Défendre sa famille, c’est surtout se défendre soi-même.

Bâtir son nom, c’est bâtir son propre capital, et les bons associés font les bonnes familles, et pas l’inverse.

– Le savoir, c’est le pouvoir :
« Tout a un prix, surtout les secrets. »

Un concept qui n’est ignoré de personne sur tout le continent, et pourtant, nul ne saurait mieux que les Habsbourg de ce qu’il en retourne. Réseau d’espionnage, d’informateurs, murs munis d’oreilles; tous les coups sont permis pour savoir à l’avance ce que trament ses adversaires ou même ses alliés. Nous ne sommes jamais trop prudents.

Que ce soit un adversaire politique, ou économique, il est important de tout savoir de lui. Ses points faibles, où appuyer pour faire mal, et s’il est vraiment une menace, ou s’il n’est qu’un microbe facilement éjectable.

Bien connaître ce qui se trame permet de bien investir, de tirer sa carte du jeu, et éventuellement de croître encore davantage en importance.

Principaux vassaux :

Du Puys, Kullmann, von Dienim, Müller, von Zimmerman

Rangs :

  1. Ritter : Chevalier – Titre honorifique, avec ou sans terre associée.
  2. Freiherr (ou Freifrau pour une femme) : Baron – Seigneur standard d’une famille vassale
  3. Graf (ou Gräfin pour une femme) : Comte – Titre honorifique d’une famille vassale
  4. Fürst (ou Fürstin pour une femme) : Prince – Chef d’une famille vassale
  5. Herziche : Duc – Chef des Habsbourg


ligne FamillePlantagenet

Famille Plantagenet :

« Ma Gloire, mon sang »
Histoire :

Suite à la prise du pouvoir dans l’Empire par la toute nouvelle dynastie « De la Rochepiquette », une large problématique s’imposa au regard de Jason-Aurèle : qui diable voudrait porter un tel nom de famille sur le trône? Confronté aux affres de la guerre, à la fragilité de son règne et à la perspective de la dynastie à venir, il prit sur lui de revêtir un nom plus puissant et plus noble, soit Plantagenet.

Les racines du nom remontent à l’Ère des Héros de Belgarath, alors que la monarchie elfique commençait à être contestée par le règne humain. L’on dit alors qu’un ordre de chevalerie, fondée par le tout premier Plantagenet, aurait imposé à la Reine un ultimatum, duquel devait naître le Premier Empire des hommes. Devant un refus aussi calculé que mal pris, le Plantagenet aurait déclaré la guerre aux elfes, et aurait fait nombreux massacres parmi ce peuple. C’est Plantagenet qui aurait participé, avec ses douze Commandants, à la fondation de la toute première Präm, dans le sang des Elfes, puis de tous les autres qui se mirent sur leur route.

Le nom aurait disparu dans les toutes premières années de l’Ère des anciens dieux, et ne reparaît qu’avec le couronnement de De la Rochepiquette. Il s’agit d’une famille avec un lourd héritage ainsi qu’une très longue et vieille légende. Des Plantagenets à travers l’histoire accomplissent d’incroyables faits d’armes, et ce nom est souvent associé à la victoire et au succès. Il n’y a pas un paysan dans tout l’empire à qui ce nom n’évoque pas à la fois la crainte et l’envie. Lorsque l’on pense aux Plantagenets, l’on pense à la lignée impériale, ainsi qu’au succès, et à la tradition.

La famille Plantagenet est reconnue bien souvent par son emblème : la rose blanche.

Moeurs :
-Infaillible
« L’échec n’est guère envisageable. »

Un impérial qui à la chance – ou la malchance- de naître sous le blason des Plantagenets hérite immédiatement du vrai sang impérial, mais également de la malédiction qui s’y rattache : il est piégé dans une société chevaleresque de tradition et d’attentes incessantes. Pour percer dans la famille Plantagenet, il faut montrer que l’on n’échoue jamais, et que notre supérieur peut sans mal se reposer sur nos épaules. Faire ses preuves, c’est faire montre de la pureté de son sang. Avoir l’air d’un faible, c’est la déchéance de sa lignée.

L’échec est tout bonnement inacceptable. Tous les coups sont permis pour gagner, tout en s’assurant de bien paraître, et de ne pas trop salir ses habits.

-Tradition
« N’as-tu donc pas d’égard pour tes ancêtres? »

Rien n’est plus important que la tradition et à tout prix il faut s’y tenir. Il n’est pas question de voir des changements de moeurs dans un Empire qui fonctionne parfaitement depuis sa fondation. Pas question d’abolir la noblesse, ni même la chevalerie, et surtout pas l’accès à la noblesse pour des gens de sang commun.

Si le monde peut s’adapter, ce qui fonctionne bien ne doit être changé en aucun cas, car c’est dans nos ancêtres et dans nos valeurs que nous tirons notre force.

La trahison de la tradition est aussi terrible que l’échec chez les Plantagenets, et peut amener à être déhérité.

-Gloire
« C’est ma quête, notre victoire! Plantagenets, ralliez-vous! »

Il n’y a qu’un seul objectif à l’existence de la famille Plantagenet : démontrer aux autres que l’on mérite d’en faire partie, d’un, et démontrer aux autres qu’il n’y a guère plus noble famille que celle-ci.

Jamais un fait d’arme ou une glorieuse quête ne doit passer sous le radar. Tous doivent entendre et colporter la rumeur de la toute-puissance du sang royal. Et s’il est important de faire entendre son nom au monde entier, il est encore plus important que celui-ci n’oublie jamais les Plantagenets.

Accumuler trop de gloire pour soi, au détriment de la famille, est très mal vu par le Sang Royal.

Principaux vassaux :

De Villefort, de Rochefort, du Vallon, de Beaupré, des Marais.

Rangs :
  1. Chevalier : Titre honorifique, avec ou sans terre associée.
  2. Baron ou baronnet : Seigneur standard d’une famille vassale;
  3. Comte ou Earl : Titre honorifique d’une famille vassale;
  4. Prince : Chef d’une famille vassale;
  5. Duc : Chef des Plantagenet.


ligne FamilleWinter

Famille De Winter :

« Je gronde »
Histoire :

La famille De Winter est réputée pour sa tradition terriblement martiale et son héritage militaire très puissant. L’histoire de la famille remonte à la fondation de la République de Winter, à la fin de l’Ère des Anciens Dieux. À cette époque, supportant ouvertement le Pape Tempussien ainsi que sa religion, la famille fut bannie de l’Empire, causant moult remous, vu leur popularité ainsi que leur capital sympathie parmi les priants de Tempus. Afin d’apaiser les tensions intestines, l’Empereur avait alors promis de ne tenir autrement rigueur aux Winter, mais qu’il ne révoquerait jamais leur bannissement.

Cela n’empêcha pas quelques escarmouches de se faire dans l’Empire entre les forces impériales et quelques agitateurs Tempussiens.

Avant même le coup d’état, le Chancelier de Winter, dirigeant de la République, aurait – À ce qu’on dit - financé et supporté militairement les activités de De la Rochepiquette.

Chose certaine, lors du coup d’état, les troupes de la république prirent parti ouvertement pour Jason-Aurèle, clamant l’importance d’un retour à la paix et à la stabilité, que seul le neveu de l’Empereur pouvait ramener dans la région.

À la fin de la guerre, pour récompenser le Chancelier, le nouvel Empereur offre aux Winters de lever leur bannissement, et de reprendre leurs terres, en plus de garder celles qu’ils possèdent alors. Volontiers, la famille Winter accède à l’offre, et le Chancelier place sur le siège du Duché son fils aîné.

La République et le Duché de Winter vivront donc comme deux entités distinctes pendant quelques centaines d’années, jusqu’à l’explosion des États-Religion. À ce moment, les De Winters de la république en profitent pour maintenir par la force le plus de terres qu’il leur est possible, et viennent ensuite se greffer au Duché de Winter, faisant de celui-ci l’un des plus puissants et important de l’Empire.

Moeurs :
-Héritage :
« Ne renie rien du passé, embrasse-le »

Contrairement aux Plantagenets, les De Winters ne sont pas particulièrement attachés à la tradition, et ne voient nul problème à des changements dans leurs pratiques à des fins plus productives. Ils croient cependant que leur passé, ainsi que leur histoire sont partis indissociables d’eux-mêmes, et qu’ils ne peuvent, ni ne doivent le renier.

Pour être un vrai Winter, il faut être prêt à en porter le poids sur ses épaules, que ce soit de leurs débuts comme nobliaux réputés de Präm, puis comme puissants partisans de la foi Tempussienne, puis finalement comme Princes du Nouvel Empire.

Plus important encore, il est important de connaître et d’honorer l’histoire de la famille de Winter, et plus précisément de sa propre famille.

Il est nécessaire de vouer à ses parents, et à ses ancêtres un quasi culte. Il n’est pas rare d’entendre jurer un Winter par le nom de son arrière Grand-Père, qui prit avec une simple poignée d’hommes un château perdu au coeur des terres sauvages, et tenu par un dragon.

La plus grande des gloires provient de la lignée.

-Militaire :
« La terre tremble sous le pas de nos hommes. »

Tous les nobles Winter, ainsi que la presque totalité de la population, ont une formation militaire relativement poussée. Il est nécessaire pour se faire remarquer chez les Winters de faire des prouesses militaires, ou des hauts faits d’armes. Un soldat courageux et obéissant peut être loué aussi fort qu’un fin et audacieux stratège. La vie a moins d’importance que les actes qui sont accomplis durant cette vie.

La mort importe peu; ce qui importe, c’est la manière dont l’on meurt.

Le respect de la hiérarchie et de l’autorité est également très important. Il est toutefois impossible d’être respecté sans avoir fait ses preuves. Un général puceau et avec trois poils au menton ne sera respecté que s’il est réputé avoir fait fort, ou avoir mené plusieurs batailles très serrées dont il s’est sorti victorieux.

Le général respecté en est un qui monte au front avec ses hommes.

Seul l’intellect ou l’instinct peuvent pallier au courage.

Il est important d’être discipliné, également, puisque c’est de la discipline que l’Empire tire toute sa puissance. La ligne doit être impossible à rompre, le rempart de bouclier impossible à traverser. L’on calcule la force d’une chaîne à son maillon le plus faible, et la chaîne Winter doit être incassable. L’homme qui se bat à notre côté devient notre frère de sang, et de fer.

Ce sont les plus forts qui survivent, et les Winter sont les plus forts.

-Honneur :
« N’as-tu donc nul honneur, gueux? »

L’on loue le courage et l’esprit martial, mais également le respect d’un code de chevalerie presque propre à chaque famille vassale. S’il n’y a pas de consensus absolu, les Winter en général savent dire ce qu’est l’honneur, ou ce qui s’en approche.

Certainement un héritage de leur passé Tempussien, ils ont beaucoup de difficulté à se résoudre à frapper de dos, ou à refuser une reddition.

Un conflit se règle souvent par un duel judiciaire, dans lequel le meilleur bretteur a lavé son honneur et s’est vu honoré de la raison.

Il est important d’être bien vu par les autres membres de la famille, ainsi que par les autres familles, et le monde entier. Le capital politique de la famille Winter se base presque entièrement sur cette notion.

Le respect vient de l’image que l’on projette, et l’on ne voudrait surtout pas paraître pour des barbares.

Principaux vassaux :

De Lancaster, d’Exeter, de Richemont, Valentin, de Cornouaille.

Rangs :
  1. Templier : Titre honorifique, avec ou sans terre associée;
  2. Banneret ou Vicomte : Seigneur standard d’une famille vassale;
  3. Comte ou Ange : Titre honorifique d’une famille vassale;
  4. Archange ou Prince : Chef d’une famille vassale;
  5. Viceroy ou Séraphe : Chef des De Winter.