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Table des matières
Organisation Sociale - Conseil Royal -
Famille Nasheel - Famille Kaherdin - Famille Croquard - Famille Burmalox -
Chevaliers de la Lanterne - Salon de Thé - Cour d'Hiver - Chevaliers de Belgarath - Ceux-qui-sortent - Folklore - Genses - Qui Serez-vous?


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LES NATIFS


« On en dit des choses de là-bas. Il faut en prendre et en laisser… Mais…

Là-bas, la nuit, ils ferment leurs portes et voilent les fenêtres. Ça devient la loi du silence et du déni. Quiconque n’est pas rentré avant la nuit tombée est considéré comme inexistant. Même si un pauvre homme hurle, personne, pas même sa propre mère, ne lui ouvrira la porte. Parce que la nuit, là-bas, ce n’est plus la terre des hommes; c’est la terre des bêtes, des monstres et des fées. Car nul ne sait si les cris sont vraiment ceux d’un homme en détresse ou un appel au piège. Alors les portes restent closes, les poules disparaissent et les enfants égarés ne reviennent jamais.

Là-bas, ils ont peur des étrangers. Le jour, ils sont plus unis que des frères. Mais l’étranger, c’est l’Autre, c’est l’inconnu qui se tapit dans la nuit. Et la nuit, les loups entrent dans les bergeries. Les diables prennent l’apparence d’un frère, et tous et chacun sont l’Autre.

Là-bas, c’est Emlok.


Emlok, c’est une terre de contes, de superstitions, de légendes. Emlok, c’est un nom pour que les enfants boivent leurs soupes. Emlok, c’est le dernier lieu entre l’imaginaire et le réel.

Terre héritière de centaines d’années d’occulte et d’arcane, c’est un endroit stigmatisé par les créatures et les pouvoirs qui y ont résidé... Mais c’est aussi une terre tranquille pour ceux qui se tiennent loin des mystères. Toutes les grandes puissances semblent oublier ce lopin de terre. De nombreuses fermes et familles y sont établies, vivant à leur rythme, à leur manière, selon leurs us et coutumes.

Et les manières d’Emlok ne sont pas les manières de tous. Des coutumes particulières et spécifiques à cette terre, mais surtout, à ses dangers.

Les habitants d’Emlok sont nés dans la superstition et la peur, et ont su la vaincre. Ils sont farouches, dignes et terre-à-terre. La curiosité est un vice qui enlève la vie aux enfants et la prudence est au contraire mère de toute vertu.

Leurs terres sont riches : en savoir et en culture, mais ne sont que pour eux. Ils n’aiment pas les étrangers : parce que l’étranger nantis exige sans subir. Parce que l’étranger en rouge enlève les enfants au nom de démons oubliés.

Et dans les temps troubles que nous vivons aujourd'hui, plus que jamais, il convient de se serrer les coudes et de lutter pour la survie, de combattre tout ce qui représente une menace. Emlok, après tout, c'est une histoire de famille.»

Organisation sociale

Nulle loi écrite ne figure à Emlok, mais quiconque bravera les coutumes en paiera le prix. Là-bas, les coutumes tiennent lieu de lois, et l’avis populaire tient celui de jugement. Aux voyageurs – Et aux natifs - de ne pas déplaire à la masse s’ils tiennent à leur vie.

Demandez à n’importe quel habitant d’Emlok de réciter les choses à savoir, les lois, et il vous répondra. Mais nul doute que son voisin n’aura pas la même réponse. Et qu’ils n’hésiteront pas, tout deux, à vous condamner pour un acte qu’ils n’auraient pas mentionné. Parce que l’étranger, le bizarre, est dangereux.

À travers les décennies, les orgueils et les superstitions se sont tout de même établies quelques règles à suivre. Sans parler de lois à proprement dit, ces us et coutumes doivent être respectées par quiconque foulant les terres d’Emlok. Personne ne veut offenser les hôtes d’Emlok, ce peuple forgé dans les nuits les plus noires.

À beaucoup de variances près, de mots, d’idées, là-bas, ils ont une liste qui fait à peu près consensus :

  • « Nul ne volera : les bêtes s’en chargent déjà assez bien. »
  • « Nul ne tuera sans l’approbation : unis contre la nuit.  »
  • « Nul ne chantera passé minuit : n’attirez pas les fées en nos villages.  »
  • « Nul ne voilera son visage, nul ne mentira sur son identité : les ombres protègent les loups dans la bergerie.  »
  • « L’Homme peut-être Homme. Mais il peut aussi être bétail.  »
  • « Nul ne marchera dans les plates-bandes. Ce n’est pas respectueux.  »
  • « Nul ne regardera son reflet. Le monde de l’inverse nous y guette.  »
  • « Nul ne poussera un jardin sans y faire pousser des navets. Ils éloignent le mal.  »
  • « Que le sang des vierges apaise les fées.  »
  • « Nul ne laissera un enfant seul. L’enfant qui quitte ton sein n’est plus le tien.  »

C’est un système pervers qui entraîne les plus faibles, les plus craintifs, à suivre ceux démontrant le plus de ferveur ou possédant simplement la faveur populaire. Mais suivre le mouvement n’est pas une garantie, et nombreuses fermes ont été brûlées pour un oui ou pour un non.

L’organisation sociale des terres d’Emlok en ressent les conséquences : des familles qui jugent d’autres familles dignes de confiance, formant des groupes de pression auxquels se joignent de plus petites familles. Et les familles dominantes changent au fil des accidents et des ragots. Là-bas, la parole fait loi. On fera alors référence au règne des Bourdons, et le règne des uns et des autres. On reconnaîtra aux parents de la maison le pouvoir associé : ils seront les sages, les généraux, les bâtisseurs, ceux qui décident, ceux qui représentent.

Les rapports entre les individus sont complexes : la confiance est la chose la plus ardue à acquérir en Emlok, mais une fois acquise, vous aurez le plus fidèle des alliés; des frères à vos côtés. Un homme en qui on peut avoir confiance est une valeur rare et essentielle. Parce que les hommes d’Emlok sont forts, brillants et dextres. Parce qu’ils sont travaillants et résistants.

La légende selon la laquelle les habitants d’Emlok ne quittent point leurs demeures la nuit tombée est fondée, mais biaisée. C’est une croyance commune que respectent beaucoup de paysans, mais les plus braves et les plus rationnels y sortent, et y reviennent souvent. Mais parfois, ils servent de rappel à tous : la nuit est le refuge des créatures. Mais surtout, ils attisent les ragots, les peurs, sur leurs familles et sur leurs noms. Mais la fortune sourit aux audacieux, et sortir la nuit est un gain significatif. Et attise la jalousie.

La maison est sacrée. C’est le refuge ultime. Là où l’on dort, vulnérable. Mais aussi là où nous ressentons, sommes vrais. Les membres d’une famille se connaissent depuis la naissance. Ils savent que celui d’en face n’est pas l’Autre. Il est le frère. Ils sont seuls ensemble. Le seul endroit où être vrai. Là-bas, la maison est une forteresse intime. La plus grande offense est d’entrer sans y être invité. Le plus grand gage de respect est d’y être invité.



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Le Conseil Royal

Depuis la constitution du Royaume au tournant du commencement de la grande guerre, il apparaît très clair qu'un royaume ne peut se gouverner seul, et que le Roi n'a pas entre ses mains les outils pour régner en monarque absolu. Le règne, dirons-nous, c'est une histoire de famille, et un travail d'équipe.

Il n'est plus un secret pour personne aujourd'hui que le fonctionnement féodal de la monarchie d'Emlok fonctionne à l'image de comment elle a toujours fonctionné jusqu'à l'époque du déluge. Le territoire est occupé par des familles, que l'on appellent vassales, et celles-ci sont associées à des familles plus importantes, que l'on appellent liges.

Un certain nombre de pouvoirs relevant de l'État, toutefois, demeurent entre les mains de la monarchie. Afin de s'aider dans sa charge, le Roi a donc scindé sa fonction en trois pour l'abandonner entre les mains de conseillers apolitiques largement mieux versés que lui-même dans le sujet.

Voici donc la présentation du Conseil Royal.

Le Roi
«Je suis peut-être vieux, mais je ne suis pas aveugle, encore moins sénile.»

Nom: Artanis Vardamir

Il est couronné Roi au tournant de la nouvelle grande guerre qui déchire le continent. Aidé de ses alliés nomades, confédérés et même impériaux, il écrase vigoureusement les patriarches de l'époque qui reconnaissent, afin d'éviter le bain de sang, une nouvelle monarchie. Depuis le temps, et avec les années, le Roi vieillit, mais il échappe toujours à la mort.

Il dispose d'un droit de véto sur une décision du conseil. Et il l'utilise.

Il décède le jour du 14 août 1396. Sa mort est attribuée à sa vieillesse et son héritier tarde à se couronner en accusant le deuil national.

Sa personnalité: Les années de tutelle confédérée lui reprirent beaucoup de sa douceur d'antan, et on le décrit aujourd'hui comme un homme ranci, impatient et aigri. Son instinct de vieux loup, toutefois, ne le quitte jamais, et il est risqué de le croire dupe.

Âge: Personne n'ose en parler, mais l'on parle de la vieillesse très avancée.

Surnoms: Sa Majesté; Le Dragon de Belgarath; Le roi Tête-d'âne.

Le Sénéchal
«On donne à ma charge une définition improbable: je dois défendre la frontière d'un État qui n'en a pas.»

Nom: Jürgen Loönrot

Il convient pour garder un État en santé de le protéger contre les menaces provenant de l'intérieur comme de l'extérieur. Impossible de se cacher qu'avec la guerre et les catastrophes qui ont secoué le monde durant les dernières années, il existe moins dorénavant de ces «Grands États septentrionaux» que d'États «Insoumis». Emlok est doublement cerné, par l'ennemi insoumis d'un côté, et par la nuit de l'autre.

Les insoumis proviennent de partout, ils parlent toutes les langues, ont tous les systèmes politiques possibles. Il est fréquent qu'ils narguent les frontières emlokiennes afin de venir se fournir de ce qu'ils manquent : nourriture, armes, couvertures chaudes et ainsi de suite. Très rarement ils quémandent poliment, et presque tout le temps, c'est au Sénéchal de lever le ban et de rencontrer les pillards au devant. Pour la nuit, c'est plus compliqué. Les disparitions et mystères y sont nombreux, et il est bien souvent impossible de la combattre comme ce fut autrefois le cas. Mais avec sous ses ailes les Chevaliers de la Lanterne, le Sénéchal a le devoir d'empêcher les gens d'Emlok de succomber aux appels incessants de ce qui s'y cache.

Sa personnalité: C'est un homme d'une droiture exemplaire, certainement honorable, et encore plus certainement d'une dureté à toute épreuve. Certains l'accuseront de froideur, mais il ne garde la déférence que propre aux gens avec sur les épaules une telle charge. On murmure au contraire qu'il a tendance à prendre des décisions enflammées sous le coup de l'émotion. La guerre étant une affaire trop souvent émotive et d'instinct, bien difficile de savoir le lui reprocher.

Âge: La basse trentaine.

Surnoms: Le loup solitaire, le Conseiller d'acier, la Vigie

Le Grand Trésorier
«Nous ne voudrions pas que le Roi apprenne la réticence avec laquelle vous vous êtes acquitté de sa taxe, hmm?»

Nom: Antonin DuPuys

Le travail du Grand Trésorier est aussi vaste que vital. Il a la charge ultime de s'assurer que rien ne manque dans le Royaume. Que les abris soient appropriés à l'hiver rude qui frappe la contrée à chaque année. Que la famine demeure loin. Que les infrastructures puissent résister aux pires intempéries propres aux moment de grande noirceur. Il s'assure que les champs soient en santé, que les bonnes choses soient produites et surtout, il s'assure que tous fassent pousser leurs quotas de navets.

Gardien de la monnaie, également, il doit la contrôler et s'assurer que celle-ci soit frappée adéquatement, et qu'elle ne soit pas tant émise que l'économie s'écroule. Il s'occupe des contacts marchands un peu partout dans le royaume et même -certains prétendent- avec certaines caravanes venues de l'extérieur.

En outre, et la partie de son métier qui lui vaudra le plus une mauvaise réputation, il a la charge de récolter la taxe afin de constituer la pécule royale.

Sa personnalité: On dit de lui qu'il est d'un perfectionnisme au seuil du désagréable. L'on pourrait également l'accuser de profonde avarice. Si l'on a tendance à déposer sur lui l'opprobre populaire, c'est qu'il en est -outre son travail- tout désigné. Voûté et nasillard, on lui prétend toutefois un cerveau cartésien d'une très grande puissance. Une chose est sûr, il est excessivement talentueux lorsqu'il est temps de trouver des fonds pour quelque divertissement, ou plus souvent pour la survie du Royaume.

La compétence, donc, pardonne son désagrément.

Âge: Haute trentaine

Surnom: Le Percepteur, l'Argentier, Le rat.

Le Maître des Lettres
«Je suis celui prêt à tout pour protéger notre mode de vie; afin que d'autres puissent n'être prêts à rien.»

Nom: William Orange

Le travail du Maître des Lettres est de garder le Roi, les patriarches et le conseil informé. Informé de ce qui se déroule à l'intérieur des frontières du Royaume, mais également des bribes d'informations sur l'extérieur qui pourraient permettre quelques échanges avantageux, ou de se prémunir contre l'attaque d'une civilisation insoumise quelconque. Pour protéger le Royaume, il convient parfois de savoir le protéger de lui-même, et c'est pourquoi il prend parfois la forme d'une espèce de police secrète.

La nature de son travail le porte à travailler conjointement avec les deux autres conseillers, puisque l'information -le peu qu'il en existe- demeure bien souvent le nerf de la politique.

Sa charge tourne également autour de ce qu'on appelle ''la coutume''. Chargé d'en préserver le sens et la forme, il doit également songer à l'adapter au temps et au contexte contemporain.

Il décède le 6 août 1397, exécuté pour trahison et conspiration contre la couronne.

Sa personnalité: D'une nature calme et posé, il est l'ennemi de l'emportement. Réputé d'une douceur exemplaire, il est le premier à présenter ses condoléances et à savoir se montrer d'une extrême compréhension. Il serait faux de prétendre qu'il n'aime pas d'un amour tout doctrinal la nation emlokienne. Certains toutefois le prétendent d'une nature intransigeante, et que sous sa douceur se cache la cruauté toute relative de celui qui est prêt à tout.

Âge: Basse trentaine

Surnom: L'Orange, L'Éminence grise, Le chacal.



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Les Familles principales et vassales

La famille Nasheel

«Travailler et prier»

La famille Nasheel se targue non seulement d’être l’une des plus vieilles familles, mais également d’être la famille la plus proche de l’image que l’on se fait d’une petite contrée comme Emlok. Issue de la simplicité du prolétariat et de la petite paysannerie, elle a su se hisser dans les plus haute sphères grâce à l'écho particulier qu’offre une pareille vie aux âmes vertueuses. Tout dans la vie d’un Nasheel est une question de dévotion: au labeur, à la foi, à l’État.

Les Nasheel sont des agriculteurs. Toujours en plein soleil à bêcher et à cueillir, à semer et à tailler. Jamais dans l’étable ou dans les caves. Souvent à vue et donc souvent de confiance. Ce sont d’importants investisseurs qui prennent à coeur les besoins des habitants du royaume et qui luttent pour un monde meilleur. Leur capital est grand, de sorte qu’on les retrouve facilement dans à peu près tous les projets d’envergure situés en Emlok.

Ce sont des pères de familles, des soeurs et des frères. Ils tendent la main à qui en a besoin, prêtent à leur prochain et investissent énergie et fonds dans le bon fonctionnement de l’État. Ils sont pieux, également, et offrent une explication plus métaphysique au besoin du travail. Oui, le labeur nous nourrit, mais il nous rend également libres, il nous achète le ciel. Quel qu’il soit. Tout le mal du monde a un sens, il a une explication, car rien n’arrive jamais pour rien et si l’Homme cherchait moins à contrôler le divin et plus à le servir, jamais les calamités de le décimerait.

La famille, plutôt que de combattre la nuit, entretient vis-à-vis d’elle une relation civilisatrice. La logique étant que la maison de chacun est son château fort, et que la nuit laisse tranquille le calme et la quiétude du foyer, il convient alors de coloniser l’entièreté d’Emlok afin de vaincre ce qui maraude dans les ténèbres. Peupler la terre, habiter le territoire, éclairer le royaume. La lumière écarte les ombres, et il convient donc d’éclairer pour se garder libre du mal.

Certaines mauvaises langues prétendent qu’il subsiste toujours, malgré les années et les alliances, une certaine rivalité entre les Nasheel et les Kaherdin. Difficile de ne pas voir les sources de mésententes, alors que ces premiers prétendent avec tant d’ardeur que le pouvoir -le vrai- ne provient pas de la force des armes, mais du contrôle plein et entier des moyens de production et des richesses. D’autres pourront rapidement rétorquer qu’il ne s’agit pas de rivalité, au contraire, et que les deux familles se complètent. Quant à la vérité, comme bien souvent, elle se situe à quelque part entre les deux.

En bref, les Nasheel passent leurs journées partagés entre la contemplation du sol concret, et la contemplation du ciel spirituel; ils passent la nuit plongés dans le sommeil du juste.

Coutumes

Les quatre monolithes - Il est de coutume que lorsqu’un enfant Nasheel vient au monde, la mère et le père l'amènent, à l’aube de son existence, devant les quatre monolithes qui ornent le domaine ancestral des Nasheel. Ils doivent alors lui désigner un nom inspiré -au moins- de ceux listés sur les pierres. L’on prétends qu’il s’agit là des noms répertoriés des premiers Nasheel qui colonisèrent Emlok, et il convient donc de transcender leur mémoire. Si le tronc principal de la famille respecte encore scrupuleusement cette coutume, le temps, les générations et l’insouciance de la jeunesse font en sorte qu’il arrive de voir un Nasheel dont les parents s’en sont écartés.

Le rite de la vertu - Passé à l’âge adulte, lorsque le Nasheel se sent prêt, il doit endosser une vertu le représentant bien et qui le suivra pour le restant de ses jours. Il se devra d'honorer cette vertu et de lui donner foi.

Valeurs

Dévotion - Car il est toujours question d’y mettre tout son coeur et que rien de bon n’arrive jamais à l’oisif.

Ambition - Sans nécessairement voir trop grand, il faut savoir voir loin.

Relations avec le conseil

Le Sénéchal (-): Il n’est pas difficile d'imaginer pourquoi une famille convaincue que le vrai pouvoir se trouve dans le sol, dans le labeur et dans la contemplation ait de la difficulté à s’entendre avec le Sénéchal des armées du Roi. Si les Nasheel ne sont pas avares d’hommes, leur comportement parfois pacifique, ou résolu à l’action “en ultime recours uniquement”, a de quoi irriter tout soldat de métier. Dut-il reconnaître que la famille Nasheel est essentielle, des divergences fondamentales d’opinions l’éloigne comme instinctivement d’eux.

Le Grand Trésorier(+): À l’opposé, rien ne sonne mieux à l’oreille du Grand Trésorier que des mots tels que “productivité”, “travail de la terre” et “moyens de production”. Lorsque le Grand Trésorier se voit en mal d'acquérir quelque bien pour la bonne gestion du royaume, il sait qu’il trouvera toujours oreille attentive auprès de la famille Nasheel. Qui plus est, parlant le même langage des affaires et des rentes, il ont la plus profonde facilité à se comprendre, ce qui fait de la famille des alliés naturels du Trésorier, et vice versa.

Le Maître des Lettres : Sans parler de mésentente, il conviendrait de parler plutôt d’une indifférence réciproque, mêlée à juste la bonne dose de respect pour que les choses fonctionnent parfaitement. Pas trop bien, et certainement pas mal. La propension du Maître des Lettres à vouloir prévoir et savoir sonne probablement faux à l’oreille des Nasheel qui méprisent à se prendre pour Dieu. Impossible de prétendre toutefois, lorsque le monde en entier est en déroute, qu’il ne convient pas de jouer avec prudence le jeu de la survie.

Familles vassales

La famille DuLac

La famille DuLac est une famille qui remonte à loin, prenant autrefois davantage la forme d’une alliance de fortune que d’une véritable famille de sang. En effet, les origines de la famille remontent à la toute première grande noirceur, alors que furent chassés avec véhémence tous les bizarres et qu’ils trouvèrent naturellement refuge ensemble, dans un monastère abandonné. Avec le temps et les alliances, les anciens pourris, aujourd’hui seulement DuLac, se sont joints aux Nasheel comme des amis naturels des lettres, de la connaissance et de l’acharnement. Le sang et les années ayant fait son travail, l’on parle dorénavant d’une véritable famille au sens propre. Les DuLac ont cette particularité qu’ils sont majoritairement laids et déformés. Les DuLac sont en charge des lettres, et sont à l’origine de la précieuse éducation dont peut se pouvoir chaque habitant.

La famille Collins

La famille Collins est réputée pour sa profonde dévotion à la religion de l’Élu. Il s’agit sans contredit de la famille la plus pieuse du royaume, mais également la plus poussée aux belles valeurs qui fondent cette religion célèbre: la patience, la prière, la contemplation divine. Si les Collins sont l’esprit même de la charité, il convient toutefois de ne pas se moquer d’eux, ni surtout de leur foi. Largement portés par leur besoin d’aider les autres, ils sont le pendant médical des Nasheel. Si les DuLac sont des professeurs, les Collins sont des ramancheurs. Ils détiennent et s’occupent du Havre, leur terre, au coeur duquel trône un Oeil de l’Élu.

La famille Tranchant

De toujours, les Tranchant sont ceux qui se salissent les mains en Emlok. Leur histoire s’écrit dans le sang des bêtes et celui des hommes: de bouchers à bourreaux, il n’y a qu’un pas. Les Tranchant s’apparentent beaucoup aux Kaherdin, en particulier parce que les deux familles estiment être celles qui sont prêtes à tout pour le bien du territoire, dûssent-t-elles endosser les rôles les plus difficiles à tenir. Ils sont en quelque sorte le penchant moins brillant des Kaherdin, ceux qui ne rechignent généralement pas à accomplir ce qu’on peut qualifier de basse besogne ou de travail ingrat. Ils rejoignent la famille Nasheel sous le règne du patriarche Archibald Nasheel en l'an 1396 avec la promesse d'une union de sang. Cette manoeuvre géopolitique sans précédent fait de la famille Nasheel celle avec le plus grand territoire du Royaume.

Sang pur

Travailleur de la terre (Nasheel) - Le personnage débute chaque événement avec deux cartes de type "bonus" du système géopolitique.

Putréfaction (DuLac) - À chaque événement, le personnage a la possibilité de nuire à une ferme en passant par le système géopolitique.

Homme de foi (Collins) - Lorsqu'il est ciblé par un effet issu d'une cérémonie divine, le personnage a la possibilité de doubler l'une des variables constituant l'effet du miracle. Il est le seul bénéficiaire de cet effet accru. Il ne peut utiliser cet avantage qu'une seule fois par cycle et sur un seul miracle actif à la fois.

Du sang sur les mains (Tranchant) - Réduit le coût d’un point de destin pour les trois premières afflictions ou premiers achèvements que le personnage réalisera.



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La famille Kaherdin

«Unis contre la nuit»

S’il est une chose à laquelle ils tiennent depuis toujours, c’est à ce qu’on se réfère à leur maxime et à sa signification profonde pour le territoire d’Emlok: Unis contre la nuit. Pour la famille Kaherdin, c’est une lutte constante contre tout ce que la nuit peut incarner, symbole même de toute chose qu’ils considèrent nuisibles pour leur communauté: Les étrangers, la nuit elle-même avec les dangers et les mystères qu’elle recèle, l’occultisme, l’inconnu etc. Tout ce qui ne baigne pas dans la lumière, tout ce qui possède son agenda secret, est source de méfiance et mérite qu’on s’y butte. Chez les Kaherdin, la confiance est une chose qu’on acquiert très difficilement et qu’on peut perdre en un instant - mais ils ont la réputation d’être aussi fiables que bornés.

Ils défendent que les gens doivent demeurer dans la lumière une fois la nuit tombée, qu’ils doivent demeurer dans leurs chaumières si c’est possible de le faire ou, dans le pire des cas, demeurer dans le territoire protégé par la lumière et les lanternes. Les chemins qui mènent vers l’inconnu sont des dangers et le seul moyen de se protéger est de couper les ponts, de s’isoler, toujours dans le but de combattre l’influence de la nuit.

Malgré tout, pour devenir et être jugé comme un être capable, un Kaherdin doit traverser l’épreuve du nom et survivre à la nuit. Tous doivent être aptes à se défendre et la combattre.

Comme toute vieille chose, la famille Kaherdin s’associe énormément à des concepts et à des idées que leurs détracteurs qualifient de dépassés. Si la vénération des anciens dieux n’est pas une chose aussi ancrée dans leurs valeurs que l’Élu ne l’est chez la famille Nasheel, il demeure qu’une vaste majorité de Kaherdin vénère l’ancien panthéon, en particulier avec l’essor qu’il a connu dans les dernières années et les lieux de culte qui se sont officialisés dans la région.

Bien que les Kaherdin aient perdu beaucoup dans les dernières décennies, leur famille demeure l’une des plus importantes et les plus respectées d’Emlok. Fondateurs originels des Chevaliers de la lanterne, cet ordre protecteur du territoire aura échappé à leur contrôle et, bien que toujours existant et opérant en Emlok, est dirigé par un Sénéchal qui n’est pas de la famille Kaherdin - chose qu’ils ont toujours eu sur le coeur depuis les réformes imposées.

Si de nombreux s’accrochent encore à une époque révolue, plusieurs autres vivent bien avec leur temps et ont accepté le vent de changement qu’amène le Royaume. Leur haine de la famille Nasheel se sera amoindrie avec l’historique mariage de Damien, la Dague, avec la jeune Prudence Nasheel - ou plutôt, elle se sera transformée et répandue.

Sempiternels gardiens du territoire d’Emlok prêts à tout pour le protéger et des gens fiers qu’il vaut mieux ne pas blesser dans leur orgueil. Voici ce qui devrait, en peu de mots, revisiter ce que l’histoire connaît à ce jour de cette famille aussi vieille que le roc et qui se targue que la survie du territoire d’Emlok repose depuis toujours sur les fondations solides qu’elle lui aura donné.

Coutume

L’épreuve du nom - Juste avant l’âge adulte, au crépuscule de l’enfance, un père ou un frère prendra le jeune Kaherdin avec lui pour la journée. Mais, cette journée-là, le retour ne se fera pas jusqu'à la maison. Le jeune Kaherdin recevra une mission exigeant de lui de passer la nuit dehors, armé d’une épée. À son retour (s’il revient un jour), il obtiendra un nom. Un nom de héros pour un enfant héros ayant passé la nuit dehors. Au coucher du jour, un enfant. Au matin, un homme.

Valeurs

Persévérance - La vie est une lutte, tout homme doit apprendre à se battre.

Courage - À coeur vaillant, rien n’est impossible.

Relations avec le conseil

Le Sénéchal (+): Bien que les Kaherdin estiment qu’un rôle officiel de gardien du territoire devrait leur échoir, ils entretiennent avec le Sénéchal de très bonnes relations, ce dernier reconnaissant leurs habiletés et leur demandant souvent leur avis. Malgré leur orgueil blessé, ils savent aussi bien que le Sénéchal que la clé pour s’assurer de la protection du Royaume repose sur leur collaboration.

Le Grand Trésorier: Les Kaherdin et le Trésorier entretiennent une relation mutuelle de respect et de bienséance et rien de plus loin. Leur propension à investir dans la défense du territoire les empêche souvent d’élaborer des investissements en termes d’infrastructures, bien qu’ils en reconnaissent la pleine utilité. On dira alors d’eux qu’ils ne parlent pas le même langage, dû à leurs intérêts divergents, mais qui ne vont pas nécessairement à l’encontre l’un de l’autre.

Le Maître des Lettres (-) : S’il est une chose que les Kaherdin honnissent plus que tout, ce sont les secrets. La confiance repose sur l’information partagée, et ils estiment que quiconque a quelque chose à (leur) cacher se rend coupable. Trop souvent poignardés dans le dos, on comprend très bien qu’ils ne peuvent entretenir des relations très saines avec le gardien de l’information - et que celui-ci le leur rend bien.

Familles vassales

La famille Tranchant

Sous le règne de Casimir Tranchant, en l'an 1396, la famille vassale quitta la famille Kaherdin pour se ranger sous la coupe des Nasheel, malgré les nombreuses années qui les unissaient. Les deux familles entretiennent naturellement une certaine rancoeur l'une envers l'autre, mais aucune représaille ne s'est encore fait sentir. Perdant le support et les terres de la famille Tranchant, les Kaherdin essuient une perte qui menace l'équilibre des forces entre les trois principales familles du Royaume.

La famille Macfay

Les Macfay se sont taillés une place de plus en plus importante auprès des Kaherdin dans les dernières décennies. À une époque où les Kaherdin tombaient comme des mouches et où aucun de leurs membres ne pouvaient encore assurer les finances et la gestion qu’avait à sa charge, jadis, La Plume, c’est la famille MacFay qui prit sur elle d’appuyer la famille Kaherdin dans sa gestion économique du territoire sans ne jamais tenter de les évincer ou de nuire à leurs affaires. Aujourd’hui, et à juste titre, cette famille est reconnue comme étant la Plume des Kaherdin et on leur cède souvent des rôles qui versent dans l’économie.

Sang pur

Nul repos pour les héros (Kaherdin) - Deux points de vie supplémentaires la nuit. Ces points de vie agissent comme des points de vie temporaires, mais ils se soignent normalement tant et aussi longtemps que le soleil n’est pas levé.

Investisseur né (MacFay) - Une fois par événement, le personnage a la possibilité de rendre inutilisable une carte d’exploitation de premier niveau qu’il possède afin de la voir passer au second niveau dès le prochain événement.



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La famille Croquard

«Chanter la lune».

La famille Croquard ne cache pas ses modestes origines. Elle y trouve au contraire un certain orgueil: de famille mineure, elle s’est hissée en moins d’un demi siècle au sein des plus grandes et puissantes familles d’Emlok. Née dans les affres de la guerre, elle résulte de l’improbable mélange de trois groupes bien distincts d’Emlok. Sous l’impulsion d’un chef inattendu, la destinée rassembla les Racontards sans famille, la modeste famille Croquant, et les prospères terres des Meilleurs.

Cet homme, Jakou le Meilleur-Croquant, fut la bougie d’allumage de cette famille. D’abord chef des Racontards, puis unissant sous sa bannière les familles Croquant et Meilleur par un mariage avantageux, il s’imposa juste avant la guerre comme une figure incontournable. Au cours des années qui suivirent, il confirma son importance en développant le réseau commercial le plus efficace d’Emlok, le seul apte à trouver du luxe en ces temps de misère. Et comme rien n’est plus essentiel que le superflu, la famille devint indispensable et aimée - parfois jalousée - par les habitants d’Emlok.

De leur héritage Racontard, les Croquard ont conservé l’amour du conte, de la célébrité, et le partage avec autrui. Les Croquard sont célèbres pour les veillées qu’ils organisent dans les champs. S’ils ont cessé de parcourir les étables et les fermes, ils ont conservé cette irrésistible envie de rendre la nuit moins effrayante en chantant leurs peurs, en contant leurs hantises et en jouant des musiques à fendre le coeur même des monstres des bois les plus endurcis. Ce sont des chants qui n’encouragent pas à faire face à la forêt, mais plutôt à admettre que sans cette peur, le jour serait moins beau, et qu’à l’image de l’ombre et la lumière, l’un ne peut exister sans l’autre, et souhaiter la fin de l’un, c’est également condamner l’autre.

De la famille Meilleur, les Croquard ont hérité de ce sens de la justice et de cette faculté à se mettre à la place de l’autre. Avocats du diable dans les débats qui n’en demandent pas, les Croquards se sont attirés la sympathie de nombreux habitants par cette pratique, et l’animosité de certains dogmatiques. Leurs détracteurs disent d’eux qu’ils sèment la zizanie pour mieux cacher le fait qu’ils n’ont pas leur propre opinion, mais eux préfèrent dire qu’ils accumulent ce faisant la sagesse nécessaire pour parler.

Puis, des Croquant, c’est l’audace et la polyvalence qu’ils ont hérité. Ils surprennent toujours, apparaissent là où on ne les attendait pas et là où, surtout, on avait besoin d’eux. Ils sont surprenants, et voilà qui est peu dire.

Coutume

Habiter les feux - Chaque foyer Croquard propose quelques fois l’an “d’habiter les feux”, c’est-à-dire, de se rassembler, dehors, aux lisières de forêt pour oublier l’horreur de l’extérieur. Ce sont des soirées de contes, de chants et de transmission.

Valeurs

Optimisme - Vaut mieux en rire que d’en pleurer, et chaque pièce a deux côtés. La nuit existe pour mettre en valeur le jour.

Audace - Il faut savoir surprendre et se rendre indispensable pour réussir.

Relations avec le conseil

Le Sénéchal: Le Sénéchal et les Croquard n’ont que peu d’intérêts communs. Si ces derniers reconnaissent le rôle du Sénéchal, ils trouvent généralement son influence un peu trop grande pour ses actions réelles sur le territoire. Des êtres qui évoluent en parallèle dans un royaume pourtant minuscule.

Le Grand Trésorier (-): Les méthodes peu orthodoxes et les changements de cap fréquents de la famille ont mené le Trésorier a éprouver une certaine inimitié à leur encontre. De leur côté, un être qui cherche à tout savoir sur les activités commerciales de la famille ne peut être que dangereux. Les secrets qu’ils possèdent font parfois leur richesse, et il serait dommage qu’un autre en profite plus qu’eux.

Le Maître des Lettres (+) : Héritiers des Racontards, la tradition orale et la transmission de l’histoire et du savoir ont naturellement toujours été au coeur des préoccupations des Croquard, et c’est donc normal qu’ils partagent avec le Maître des Lettres un grand respect. Eux qui reconnaissent la nuit reconnaissent aussi que les bêtes ne font jamais aussi peur une fois à la lumière, et surtout que les monstres les plus effrayants vivent plutôt dans les villages et portent les visages d’hommes malgré leurs coeurs noirs.

Familles vassales

La famille Meilleur

Famille ayant conservée son nom par des branches secondaires, elle n’a ressenti aucune amertume à voir ses terres rejoindre le giron Croquard. Et pour cause, c’est une famille que l’on dit réfléchie, et qui pose toujours les longs pour et contre de chaque situation, et on raconte qu’ils constatèrent que l’homme le plus à même de faire survivre la famille fut le patriarche fondateur des Croquard. Fidèles et dévoués, les Meilleur sont souvent consultés pour leurs conseils et leur sagesse, mais rarement pour l’action en elle-même.

La famille Bourdon

Une alliance entre les Bourdon et les Croquard qui remontrait à la naissance du royaume grâce à l’amitié et la complicité de célèbres membres de ces familles. Ils partagent une propension à surprendre et à croire en un monde avec ses composantes inéluctables, puisque les Bourdon sont des gens qui croient en un destin prédéterminé, en la fatalité. Famille de superstition, ils sont nombreux à joindre les Lanternes afin de combattre la Bête, les fées et autres monstres des forêts. S’ils s’occupaient avant des cimetières, le nombre de morts causé par les guerres des cinquante dernières années ont amené les gens à effectuer la mise en terre sans la présence ou l’accord des Bourdon, et rien ne semble leur avoir redonné ce droit ancestral.

Sang pur

Grande gueule (Croquard) - Permet au bénéficiaire de sang pur de cibler un personnage par cycle. Si ce personnage gagne un point de légende, il en gagne un supplémentaire.

Ce sont les Meilleurs (Meilleur) - Permet d’utiliser une habileté, n’importe laquelle du système, une fois par évènement, parce que le personnage possède un cousin qui est le meilleur dans ce domaine. Le personnage acquiert par le fait même, une dette, parce qu’il est le cousin d’un autre Meilleur.

La fortune sourit aux audacieux (Bourdon) - Chaque gain de légende s’accompagne de cinq pièces de cuivre.



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La famille Burmalox

«Pardonne, mais n'oublie jamais» (*Non disponible pour les joueurs)

La famille Burmalox possède des racines très profondes en Emlok. D’aussi loin que l’on se souvienne, la famille a toujours été là. Jamais majeure, la famille a su rester hors des conflits des dernières décennies et se faire relativement discrète.

On les sait profondément fidèles et loyaux, à la famille et au roy. Constant, un Burmalox ne contredit jamais un autre, et les opinions des uns sont généralement celles des autres. L’on dit que les Burmalox, le soir venu, se rassemblent et discutent. Ils poussent leurs intelligences, entrechoquent les idées, et ressortent plus unis et plus forts au matin. La maison est sanctuaire où la famille est célébrée. Contre la Nuit, les frères et les soeurs.

Ces soirées sont aussi l’occasion de partager sur les autres et sur la famille. Une légende raconte qu’ils ont leur propre bibliothèque, plus vaste et riche que celle du roy, uniquement constituée des mémoires des leurs. Ils ne sont pas rancuniers, mais ils ont la réputation de ne jamais oublier. Un autre mot affirme que leur magnanimité n’est que le résultat d’une volonté d’aller loin, et que l’ego n’est pas à prendre en compte dans la destinée de la famille.

Animée d’une grande volonté de survie, la famille se met au-dessus des individus, et dicte leurs actions et leurs vies. La plupart vénèrent les Anciens Dieux, mais les mauvaises langues aiment répéter qu’ils se réfèrent plus aux pères et mères qu’aux cieux et aux enfers. L’accomplissement, c’est d’être un digne Burmalox et l’immortalité, c’est la naissance d’un enfant.

Valeurs

Tradition : Éternelle et tournée vers elle-même, la famille Burmalox a des croyances aussi vieilles que celles d’Emlok

Autarcie: les Burmalox aiment confirmer l’adage que le meilleur moyen d’accomplir quelque chose est de le faire soi-même à la différence qu’ils incluent l’ensemble des membres de la famille à la notion de “soi”.

Relations avec le conseil

Le Sénéchal (?): Famille mineure donc peu sollicitée directement par le Sénéchal, l’on sait bien peu de choses des relations les unissant. L’on dit simplement qu’ils sont des plus volontaires lorsqu’il s’agit d’aider le royaume.

Le Grand Trésorier (?): Ils n’ont jamais fait d’histoire avec le Grand Trésorier et répondraient toujours dans les mesures de leurs moyens.

Le Maître des Lettres (?): Les traditions qu’ils pratiquent avec joie réjouieraient le Maître des Lettres, et leur mutisme sur leurs réunions familiales envenimerait d’autant leurs relation, qui serait donc au beau neutre ?



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Institutions et groupes

Les Chevaliers de la lanterne

« Une lumière dans la nuit »

Protecteurs du royaume et éternels ennemis de la nuit, les Lanternes, comme on les appelle de façon plus courante, ont vu leur rôle évoluer au fil des décennies et avec l’arrivée de la monarchie - À commencer par une subordination au Sénéchal plutôt qu’au patriarche Kaherdin.

Outre ce changement de tête, l’organe lui-même conserve sa mission originelle, si ce n’est à quelques éléments près. Leur mission aujourd’hui consiste principalement à protéger les habitants du Royaume contre eux-mêmes. À défaut de pouvoir endiguer et éliminer la nuit à la source, mieux vaut, selon l’idéologie, simplement empêcher ceux qui habitent le jour de contacter l’ennemi et de nuire au peuple entier pour servir leurs égoïstes caprices.

Davantage une gendarmerie qu’une armée à proprement dit, les Lanternes patrouillent donc le territoire avec leurs armes non pas dirigées vers l’extérieur, mais bien vers l’intérieur des frontières. Elles éliminent ceux qui veulent rejoindre la forêt, ceux qui cherchent à ramener les fées et les diables en leurs maisons, ceux qui veulent profiter du couvert de la nuit pour tenir des sabbats et d’autres encore.

Le service chez les Lanternes est hautement admiré et la bienséance veut que toute famille y contribue pour prouver sa bonne foi et appuyer les efforts au maintien de l’ordre public. Une position qui s’accompagne d’un certain pouvoir et de difficiles responsabilités - Rien ne nous prépare à l’éventualité d’abattre son propre voisin.

“Ceux-qui-sortent”

« Dominer la terre »

Confrérie, secte ou que savons-nous encore. Ce sont des mystérieux qui se regroupent la nuit, dehors, masqués. Ils discutent d’Emlok et de ses mystères, échangent sur les fées, les diables et les portails. Ils savent trop de choses, et pourtant, leur soif est intarissable. Ils recherchent les cabales et les savoirs tout en sachant que si leurs masques tombent, eux aussi tomberont. Les loups s’y regroupent, les sorciers s’y regroupent, les diables aussi. Y être surpris est synonyme de disgrâce. Souvent de mort.

Mais certains affirment qu’il faut savoir combattre le feu par le feu. Qu’il y a des ombres même en plein jour, et que seuls les hypocrites affirment leur maison blanche.

Le Salon de Thé

«Souvent, le pouvoir, le vrai, n'est pas une question de virilité.»

Fondé dans un rare moment de complicité par les deux filles du roi, la Salon de Thé est la concrétisation de la théorie selon laquelle chaque genre a son rôle. Si on laisse volontiers aux hommes les choses de la guerre, les femmes, elles, se réservent une autre charge. Il est dit que c'est au Salon de Thé que se rencontrent les "grandes dames" du Royaume pour discuter des affaires de l'État, et pour offrir une vision plus féminine au pouvoir majoritairement détenu par les hommes. Elles traitent, en plus des affaires du quotidien, des questions de mariage et de festivités. Il est mal vu, ainsi, de se marier sans l'approbation du Salon, et il n'est pas rare que ce soit ce même salon qui organise l'événement.

Il est dit que le Salon décerne volontiers et fréquemment aux hommes diverses tâches que la galanterie et l'étiquette leurs imposent d'accomplir, et que cette assemblée a le pouvoir de faire et de défaire les réputations. Le redoutable de ce regroupement est tel que bien sot est celui qui se le met à dos. L'on raconte, d'ailleurs, que le Salon de Thé a l'oreille plus qu'attentive de la Reine, en plus d'avoir le concours enthousiaste des princesses.

La Cour d'Hiver

«Les hommes mesurent leur pouvoir au nombre des faveurs qu'on vient leur demander.»

L'hiver de 1381 fut un hiver redoutable à plus d’un égard, d’un froid implacable et d’une durée hors de l’ordinaire. Avec le froid vint la faim, et les hommes moins chanceux n’eurent bientôt plus rien à se mettre sous la dent que le brigandage. L’on dit que même l’Épouvantard commença à craindre les “affamés”. Les habitants d’Emlok subissaient impuissants les assauts sur les fermes éloignées, et les soldats, eux-mêmes le ventre creux, peinaient à intervenir adéquatement. Les ressources manquaient, et le Gouverneur appela alors un “Grand Conseil de la Cour d’Hiver” où, exceptionnellement, il demande une aide supplémentaire aux grands propriétaires terriens. Les Patriarches ont étonnament bien réagi, voyant là une occasion de prouver à tous qu’ils ont encore du pouvoir. C’est alors l’égo et l'orgueil, la vantardise et le courage, la raison et la ruse qui occupèrent la grande salle de conseil. On parla de guerre, de famine, de stratégie, et surtout de dons. Et don il y eu, et les “affamés”, grâce au concours de tout Emlok, furent vaincus.

Et d’exceptionnelle, cette mesure devint rare, puis commune. Désormais, la Cour d’Hiver (ayant conservé le nom, sans que la saison éponyme n’ait plus rien à y voir) a lieu de nombreuses fois par années, où le pouvoir en place demande conseil (mais surtout ressources) auprès des hommes (et d’eux seuls) pour les différents problèmes qui affligent Emlok. Appréciée malgré son coût, les Patriarches y voient l’occasion de prouver leur valeur, leur richesse, leur finesse.

Les Chevaliers de Belgarath

«Pour être vivante, une légende doit servir.»

Faire partie des Chevaliers de Belgarath est l'un des plus grands honneurs auquel peut aspirer un combattant. Ils n'ont pour but qu'un seul objectif, soit la protection, au péril de leur vie, de la famille royale. Chacune des secondes de leurs journées n'est vouée qu'à cette tâche. Ils ne répondent que des ordres du Roi et de leur commandant. Lors du serment, chaque chevalier renonce à toute vie familiale et se voit remettre l'une des cent lames Vorkan, lame qu'il portera jusque dans sa tombe, tel que la tradition le veut.

La lignée des chevaliers remonte bien loin dans l'histoire d'Emlok. Elle fut fondée aux origines des premiers Rois et fut dissoute pendant une longue période de temps. Aujourd'hui, les Chevaliers de Belgarath sont maintenant reformés, mais demeurent cette vieille coutume qu'Artanis Vardamir a pris soin de ramener à la vie.

Le détenteur du poste de Commandant actuel est Ambroise Soccharine. Recruté à l'âge de 32 ans, Ambroise est maintenant âgé de 46 ans. Avec lui, ils ne sont que quelques uns à avoir été choisis à un âge déjà très avancé. Le titre de Chevalier de Belgarath ne se résume pas qu'au lustre d'être un combattant d'exception: Pour le Roi, le titre s'accompagne de la pleine confiance qu'il porte en chacun de ses gardes. Rare sont donc les étrangers, même couverts de gloire, ayant mis les pieds dans les rangs de la garde personnelle d'un membre de la famille Royale. On dira d'Ambroise qu'il a su faire ses nombreuses preuves lors des dernières révoltes au côté de son Roi: Artanis Vardamir.

Généralement, les chevaliers sont sélectionnés dans les premières années de leur naissance et proviennent de familles de confiance fidèles à la lignée de Vardamir. Ils suivent l'entraînement jusqu’à la vingtaine où ils sont adoubés et aptes à rejoindre les Chevaliers de Belgarath. Nombreux se voient refuser un tel honneur lors du moment fatidique. Un chevalier ne se retire de la garde que lorsque le Commandant juge qu'il lui faut être remplacé par une nouvelle recrue - ou bien lorsqu'il expire son dernier souffle. La garde est présentement composée d'une dizaine des meilleurs hommes des terres d'Emlok.




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Folklore

La Clairière aux Reflets

Au coeur des forêts, entre l’oubli et les bêtes, se trouve une clairière dont l’orée est tapissée de miroirs aux milles reflets. Des petits, des ronds, sans cadres ou au sol: malgré leurs attraits, éloignez-vous le plus vite possible. Il ne faut pas s’y regarder. Il ne faut pas les prendre. Et surtout, il ne faut pas les casser. Parce que chaque année, dans les forêts, les Lanternes découvrent au petit matin les vêtements abandonnés d’un disparu et les miettes éblouissantes d’un miroir cassé.

La Croisée des Chemins

La nuit, sur les routes d’Emlok, au détour d’une courbe peut apparaître aux yeux du marcheur solitaire un assemblage insolite. Des pièces, des cartes et une table où des damnés vous invitent à jeter les dés. Ces dés vous promettent argent, gloire et richesse, mais les joueurs de cette table ne veulent pas de votre or. Ils jouent votre âme, votre descendance. Ils jouent le destin, et les dés sont pipés. Un tripot maudit où les déchus attisent le démon du jeu. Où on ne gagne jamais plus qu’on y perd.

La Valse de Minuit

Une musique dans les ténèbres peut résonner comme l’espoir d’une présence rassurante. Détrompez-vous, car la musique la nuit attire les fées. Et les lieux empreints d’une telle symphonie sont sujets à de grands malheurs, et les hommes apprennent à craindre les bois qui murmurent des notes. Passé minuit, les fées se rassemblent pour danser au son de mélodies enchanteresses. Elles n’ont rien de créatures griffues et ressemblent plutôt aux anges promis dans les plus beaux contes. Leurs charmes cachent une soif intarissable de sang, et partager une danse signifie se donner la mort. La danse sera bonne, mais le coût sera élevé: votre jeunesse ne sera plus qu’un souvenir que vous ressasserez en passant, incrédule, vos doigts sur les rides nombreuses de votre corps affligé. Et d’effroi, votre coeur ne sachant plus subir ce genre d’assaut, vous vous effondrerez si vieux et surtout - si seul.

Le Noyé

L’eau est d’ordinaire associée à la vie. Mais à Emlok, rien n’est comme ailleurs, et l’eau inspire aussi bien la mort. Il y a un esprit qui habite les bois et qui était avant un homme. Un homme qui perdit la vie dans les profondeurs d’un lac gelé, sous les moqueries des habitants insensibles. Depuis, le Noyé hante les descendants de ceux qui ne firent rien. Quand ils viennent chercher l’eau d’un étang pour abreuver le bétail, quand ils viennent soupirer un amour difficile, quand ils viennent profiter d’un moment paisible, ils le voient. Lui, debout, tout de blanc vêtu, ressassant son trépas, impossible à apaiser, exigeant des vivants de quoi calmer une fureur insatiable. Il contemple ce qui a causé sa mort - et si vous êtes si près de lui, qui causera bientôt la vôtre.

Les Hommes de Cire

Ils marchent parmi nous. On ne le reconnaît pas, et pourtant ils sont familiers. Ils disent toujours être en train de quitter les terres et s’éloignent à notre présence. Mais pourtant, ils nous observent. Dans nos maisons, dans nos champs, dans les auberges. Ils nous observent des mois ou des années. Ils disent toujours s’en aller et s’éloigner, pendant tout ce temps. Et parfois, près des feux ou dans les soirées trop chaudes d’été, ils se révèlent sous leur vrai jour. Leurs visages de cire s’effondrent en longues coulisses et découvrent des horreurs sans noms, grouillantes. Et alors, ils annoncent doucement qu’ils sont là, des milliers autour de nous à nous observer, à attendre. Et avant de nous répondre ce qu’ils attendent, ils s’effondrent, et pour la première fois: ils sourient.

L'Épouvantard

Au tout début, il n’était qu’une vulgaire histoire pour effrayer les enfants. Avec le temps, il s’est teinté de plus qu’une histoire. Ni homme, ni bête, il se trouve quelque part entre les deux. Si la légende remonte à loin, et qu’elle prend une foule de formes différentes, elle se cristallise dans le présent sous la forme de meurtres et de disparitions. Toujours, ses crimes sont signés de son nom. L’Épouvantard. Nul n’ignore son patronyme, et tous craignent d’être les victimes prochaines de cette soif de sang qui semble s’abattre au hasard. Personne n’est à l’abri, car si l’on peut se protéger des fées, il est bien plus dur de s’extirper aux griffes des monstres qui sommeillent parmi nous.

Le Banquet de l'Oubli

Un repas dressé en pleine forêt, sous le tapis de la nuit, est toujours de mauvais augure. L'on raconte dans le calme des foyers, dans la quiétude des salons, que plus d'un voyageur dans l'histoire d'Emlok rencontrèrent, au coeur de la forêt, un festin auquel ne participait qu'un seul convive, l'invitant ardemment à partager la bonne chère avec lui. L'on raconte que quiconque partage avec lui ce repas commence par perdre toute notion de temps, d'espace. Pourquoi n'en serait-il pas ainsi, après tout, en aussi bonne compagnie? Puis ce sont les années et les décennies qui fuient le passant. Dans un battement de cil qui vaut cent années, l'âme en peine se retrouve relayée d'invité à hôte, et à son tour, elle hante les bois dans l'espoir d'y attirer un convive destiné à la remplacer.

Le Puits des Lamentations

Abandonné depuis des siècles, très peu s'amusent encore à venir tourner autour d'un puits qui raconte son histoire d'un seul regard. Si ce ne sont pas les cris d’écho que vous entendez lorsque vous vous approchez qui vous font faire demi-tour, et bien ce sera sans doute cette sensation de poussée légère dans votre dos qui vous entraînera lentement vers cette chute dont n'est coupable que votre insatiable curiosité. Et si vous avez le malheur de vous dire que d'y lancer une pièce exaucera votre voeu, c'est que vous n’êtes déjà plus de ce monde.

La Faille aux Maléfices

Aux confins d'un lugubre boisé se trouve une ouverture à même la terre, un amoncellement de pierres que la forêt peine à engloutir. Berceau de tous les malheurs qui sévissent depuis des temps immémoriaux, la nuit lui confère l'attrait de toutes choses honnies qui se succèdent, à la célébration de sabbats lors desquels les diables viennent s'amuser aux dépens des ignorants, leur dérobant toute trace d'humanité ou des espoirs qu'ils chérissent. La faille est une crevasse qu'on dit déboucher sur un monde qu'on ne saurait décemment côtoyer et duquel s'extirpent les lugubres psalmodies de ceux qui convoitent l'interdit et les lamentations de ceux qui y perdirent au-delà même de l'entendement. Qu'à cela ne tienne, on ne saurait tirer quoi que ce soit de bon d'un gouffre qui jamais ne se repaît.




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Genses

Albert Tranchant

Acariâtre personnage qui hérita des fonctions les plus noires de la région conformément à la coutume. Ses mains sont poisseuses du sang des hommes et de celui des porcs puisqu'il occupe respectivement la fonction de bourreau mandaté par le Roi et de boucher lors des jours gras. Son faciès est défiguré par ses longues années de service à la défense, balafré de plus d'une infortune, et sans doute mieux sous la cagoule qu'on le force à porter lorsqu'il exécute la justice de son Roi - même si tous savent l'identité de l'homme qui s'y trouve.

Ben, La Lumière, Kaherdin

Fils de Damien Kaherdin, il fut une Lanterne promis à un brillant avenir au sein de l'Institution par son sang, il s'est malheureusement révélé un soldat modeste et peu inspiré, pas à la hauteur de son nom. Si certains au sein de la famille l'accusent d'avoir causé la perte de l'institution des mains des Kaherdin, il s'est révélé posséder d'autres qualités essentielles pour la famille. Il prend son surnom avec cynisme et préfère l'appellation plus simple de son prénom. Il est assassiné vers la fin de l'été 1396, meurtre revendiqué par l'Épouvantard par le biais de ses sbires et qui se veut un message à quiconque ignore ses avertissements ou s'oppose à lui.

Robin, La Balafre, Kaherdin

Le plus grand buveur d'Emlok, et jumeau de Ben, il se révèle un ardent défenseur de la mentalité Kaherdin de "combattre la nuit" et passe ses soirées à encourager les gens à rejoindre les Lanternes et la lutte. Ayant acquis son surnom en revenant de la forêt marqué d'une balafre, il a toujours refusé de parler de cette nuit. On le dit héritier du Borgne, en partie à cause de la cicatrice qui marque son visage, mais aussi par son amour inconditionnel pour les Lanternes. Il est empoisonné le même jour que son frère, un meurtre de nouveau revendiqué par l'Épouvantard et vraisemblablement pour les mêmes motifs.

Léon Lestrange

Un des derniers arrivés en Emlok, juste avant le départ des Confédérés, il investit énormément dans la rébellion de Vardamir. Son arrivée inopinée lui vaut le nom de Lestrange, et son implication dans la cause se voit récompensée de titres lors du couronnement. Très riche avant et après la guerre, il devient naturellement le prêteur du village. Très religieux des Anciens Dieux, il offrirait d'ailleurs des taux plus avantageux aux adeptes du culte.

Poe Howard

Nom de plume d'un auteur de polar qui cherche à percer, il pratiqua longtemps sa plume au Emlok-Matin, et continue encore de le faire. On lui compte des centaines d'histoires inachevées, et les vilaines langues disent que c'est pour le mieux.

Henri Labiche

Homme d'affaire, il cherche toujours l'opportunité rare, le moment à capter, l'occasion à faire fructifier. D'aucun néglige de chercher à le convaincre dans les aventures audacieuses. Il soigne son apparence et ses manières, et cette habitude lui a valu le surnom aristocratique de "Labiche".

Jean-Nod Nasheel

Frère du Patriarche qui a toujours préféré demeurer à l'ombre de ce dernier. On le dit gauche, qu'il ne sait se servir de ses mains, et s'est donc voué à mettre à profit l'intellect supérieur qu'on lui reconnaît. En outre, il conseille son frère dans les histoires de la famille et assura la pérennité de l'école des DuLac.

Odilon Croquard

Grand amateur des arts et des chants, mais surtout connu pour son amour des jeux de mots vaseux. Il aime tant ces derniers qu'il adore recevoir le surnom de Croqu'Odile. Fervent défenseur des chants la nuit, il milite avec enthousiasme à ce propos à chacune des veillées. Il a une excellente mémoire et tente d’organiser des feux dans toutes les familles du Royaume, n'aimant rien de plus que de voir des sourires partagés autour d'un verre.

Son Altesse Mélanie Vardamir

Reine d'un royaume alors qu'elle n’a jamais été complètement intégrée à la culture et aux coutumes locales, on dit d'elle qu'elle est toujours demeurée amoureuse de la Confédération dont elle est issue. Femme secrète, elle refuse l’aide de soubrettes, ne sort que peu et toujours complètement couverte de noir, en deuil de son pays. Si l'âge s'avère un tabou au sujet du Roi, on ne saurait mieux l'éviter lorsqu'il s'agit de la Reine qui voit se creuser sur son visage les affres du temps.

Commandant Ambroise Soccharine

Commandant des Chevaliers de Belgarath, son histoire est célèbre en Emlok. Attaché par l'ancien Gouverneur à la garde de la Reine, il refuse de suivre la Confédération lors de leur départ, désormais fidèle à la famille royale. Homme impassible, il révèle un second visage en combat, où sa férocité est aussi légendaire que sa dévotion.

Phillippe Bogart Croquard

L'enquêteur, le pisteur, le traqueur. Il retrouve les personnes disparues, suit les mariés cocus, et retrace les criminels les plus endurcis. Ses deux seules enquêtes n'ayant pas abouties sont celles sur l'Épouvantard et le Faucon Maltais. "Nuit noire sur Emlok" a-t-il l'habitude de dire, avant d'entamer quelques sombres affaires qui requièrent son attention.

Professeur Justin DuLac

Professeur principal de l’école, on dit qu’il a de grands ressentis sur les autres familles majeures et qu’il chouchoute systématiquement les DuLac. Sa grande compétence lui a permis de conserver son poste malgré cet écart. Il a poussé une connaissance académique surprenante, et ne s'associe qu'aux gens qu'il considère comme érudits, ou, à tout le moins, intéressants.

Grégoire Meilleur

Mire le plus réputé d’Emlok et l’un des Meilleur le plus connu et apprécié. Généreux, il se déplace aux quatre coins d'Emlok pour soigner, mais a une horreur tenace d'être à l'extérieur de chez lui la nuit. Sa maison est donc un sanctuaire que seuls les plus grands malades ont eu l'honneur de visiter. Il a mis sa famille et celle des Tranchant en opposition en défendant son droit (et son devoir) d'exécuter les amputations propres à son métier.

Tobias Macfay

Surdoué marchand déjà prospère, il fait la richesse des terres sous son giron. Promis aux hauteurs, il prend très mal la nomination d’un autre au titre de Grand Trésorier et lui voue donc une haine féroce. Il est exilé à l'issue de la guerre opposant Auguste et Constantin Vardamir pour avoir donné son plein support à ce dernier.

Bec-de-lièvre

Jeune voyou journalier par excellence. Il récupère autant les travaux ménagers que ceux des grands champs, et on aime l’accuser (à tort ou à raison) de voler des poules et de petits outils.

Jacob Collins

Il s’occupe des plus pauvres et démunis en s’occupant du Havre. Dévot, il cherche activement à professer la religion de l’Élu au sein du Royaume. Il prêche parfois que les causes des guerres passées sont toutes issus des croyances en les Anciens Dieux, et que seule la foi en l'Unique peut apporter la paix durable. Fidèle à cette idée Nasheel, c'est un homme ouvert d'esprit dont le seul tabou est son plus jeune frère, que l'on prétends pèlerin de ces dieux qu'il honnie.

Clovis Bourdon

Il dévoue sa vie à entretenir le pèlerinage de la Voie de Joséphine. Illuminé suite à une mésaventure dans sa jeunesse chez les Lanternes, il a découvert la voie de la religion à laquelle il voue désormais sa vie. Le prêcheur Clovis milite pour que l'entretien des cimetières revienne à la famille Bourdon, et est réputé détenir le plus beau jardin fleuri de tout le Royaume. Il entretient chez lui douze jeunes vierges.

Archibald Ébénézer Nasheel

Gentil et doux, le vieil Archibald Ébénézer a pris sa retraite du travail acharné du sol après une douloureuse blessure au dos. Décidé à ne pas arrêter pour autant le labeur, il délaisse le manuel pour s'investir dans sa grande passion: l'entrepreneuriat. Chercheur de talents à investir et exploiter, l'on prétend bien aisément qu'il est avare. Il quitte ce monde en juillet 1396, frappé d'une fulgurante douleur à la poitrine. On accuse bien tristement que son coeur n'aura pas survécu à quelques ultimes investissements couronnés d'échecs.

Michaël, Le Grand, Kaherdin

À l'âge de 16 ans, il décide de combattre la nuit grâce à ce qu'il fait de mieux: les verbatims. Il travaille pour le Emlok-Matin et fait office de journaliste de service, récoltant les témoignages et menant les entrevues les plus savoureuses. Suite à son épreuve du nom, il abandonne ses charges au journal et se consacre entièrement au rôle d'Intendant de la famille Kaherdin, succédant à Ben. Largement grandi de son épreuve, il s'affranchit de son surnom de jeunesse alors qu'il était connu sous le nom de "Le p'tit Mic".

Guy Adhémar DuLac

Nouvellement propriétaire du Emlok-Matin et fils de son fondateur, il réoriente le journal vers une version plus populaire, plus “croustillante” de ce qu'il était originairement. L'opinion des autres est extrêmement importante pour Guy, qui cherche constamment l'avis de ses lecteurs sur le contenu de sa programmation. Il aimerait que tout le monde en parle.

Philémon Grandpré

Apothicaire de renom, il est particulièrement versé dans la concoction de baumes et autres tonifiants en tout genre. Sa célèbre tisane à la camomille "mode Grandpré", fait le bonheur de tous les insomniaques. Malgré ce grand succès, il est surtout connu pour son rôle de Cicérone, où il tente d’aider les jeunes et moins jeunes à trouver la paix intérieure.

Princesses Lily-Anne et Rosaline Vardamir

Filles d'Artanis Vardamir, et donc princesses du Royaume, elles adorent les Salons de Thé et y traînent. D’apparences complices, elles sont plutôt jalouses et rivales l’une de l’autre. Quand l’une dit bleu, l’autre dit rouge, et l'on dit qu'elles n'aiment rien de mieux que de se jouer des prétendants de l’une et l’autre. Malgré ces quelques défauts, elles croient en la connaissance et l'éducation et paient des fortunes pour fournir plumes et papier à l'école et autres copistes du royaume. Également, elles agissent comme mécènes et entretiennent quelques artistes au sein du château.

Prince et dauphin Auguste Vardamir

Jeune adolescent insouciant qui aime écouter et recueillir les avis. On dit qu’il profite de la vie dès ses fonctions terminées, et qu’il raffole des bons vins et des cidres sucrés. On lui promet un avenir radieux entouré de ses conseillers. Il adore la poésie et la philosophie et s’exprime parfois en ces termes.

Le vieux Elmont

Dans les bois, un vieillard. Vieux comme la terre, vieux comme le chêne au coeur du marais. Il erre. Il grommelle. Il est l’Ermite sans être l’Autre. Parce qu’il inspire la crainte, mais aussi le respect. Parce qu’il fait disparaître sans un bruit les brigands. Parce qu’il réconcilie les amoureux trahis. Parce qu’il soigne les bêtes et les hommes. Parce qu’il sait beaucoup de choses. Parce qu’il sait trop de choses. Le vieux Elmont n’aime pas les habitants d’Emlok, ni de nulle part ailleurs. Il n’aime que le passé. Parce que le passé, c’est chez lui.

Alaric Macfay

Homme direct et dévoué, Alaric est à l'antipode du calme calculateur que l'on attend généralement des MacFay. Robuste et implacable, il agit à titre de Lanterne depuis plusieurs années. Il est, dit-on, de ceux qui croient que la chevalerie -la vraie- n'est pas encore complètement morte.

Firrist Nasheel

Membre des Lanternes que plusieurs aimeraient voir ailleurs, on dira de lui qu'il est toujours le premier à rapporter une bévue au Sénéchal et à s'aliéner ses confrères. Il aura fait déserter le peu de gens qu'on croyait être ses amis après avoir trahi leur confiance pour son bénéfice personnel. On laisse entendre qu'il n'aime rien de plus que la couleur de l'or et que son silence ou sa coopération sont deux choses facilement achetables.

Godefroy Tranchant

On le dit en grande partie responsable du changement de vassalité de la famille Tranchant et on le connaît pour être un homme d'arme aguerri prompt à la violence, mais serviable et dévoué. Il a une rancoeur toute particulière envers la famille Meilleur depuis l'amputation du bras de son fils et entretien également de la rancune vis-à-vis la famille Kaherdin.

Claude Burmalox

Le Patriache s'assure du bon fonctionnement de toute la famille avec une efficacité déroutante. Il est réputé pour sa franchise extrême et son manque de considération totale pour la vie. On le dit capable de tout pour faire avancer les intérêts de sa famille et du Royaume.

Fernand Burmalox

Ricanneur Burmalox aussi adroit à l'épée qu'on le peut, Fernand est tristement célèbre pour son style de combat aussi efficace que sans honneur. S'il est assurément dévoué au Royaume de Belgarath et prête son corps et ses bras aussi souvent que demandé, il est trop souvent réduit -de réputation- à peu de choses de plus que l'âme damnée de son patriarche.

Normand Burmalox

Professeur émérite d'Emlok, on le connait pour sa vivacité d'esprit et (surtout) sa mauvaise foi. En résulte des écrits qui alternent entre la plus rigoureuse compilation de l'histoire d'Emlok et les torchons les plus bâclés. Poète, on dit qu'il serait le plus grand admirateur du Roi. Il n'aime rien de plus que d'enseigner aux jeunes obéissants d'Emlok sur le bord d'un lac, sous une douce brise d'automne.

Maurice Burmalox

Coutumier Burmalox, il s'assure de garder la famille dans les bonnes grâces du royaume en prenant bien soin de respecter chacune des traditions auxquelles Emlok est rattaché depuis des siècles. Il fut dernièrement reconnu pour l'offrande de l'une de ses filles et ne rate pas une occasion de s'en vanter.

Patrice Burmalox

Bedonnant Burmalox investi dans le domaine minier, Patrice possède quelques sites d'excavation et contribue à la richesse de sa famille. Il fait l'objet de moquerie des siens pour sa simplicité d'esprit, mais on le sait généreux avec ceux et celles qui veulent se sortir de la misère. Il possède une collection de boutons dont il est plutôt fier.




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Êtes-vous...


Le berger, un guide, grand ou moyen propriétaire terrien d'Emlok. Patriarche d'une grande famille, ou d'une famille vassale, couvert de devoirs et de responsabilités. C’est un jeu de pouvoir, mais aussi de défense de ses intérêts et de partenariats privilégiés.

Le chien, membre des Lanternes ou simplement un courageux : il sait bien que son destin est plus grand que celui d’un homme cloîtré chez lui. Est-ce un opportuniste qui voit enfin un moyen de faire briller son patronyme, ou encore un moyen d’enfin quitter sa patrie maudite? Un chien de garde ou un chien de chasse, il tentera de faire briller ses crocs au soleil.

Un curieux, celui qui regarde par la fenêtre, qui guette son voisin. Qui s’épanche des secrets. Un homme passionné d’histoire et d’occulte, qui sort pour découvrir d’où il vient et où il ira.

Le loup, celui qui profite de la nuit, des ombres et des mystères. Celui qui voit en les fées, les diables et les bêtes des alliés. Celui qui vendra ses frères à l’étranger. Le jeu du loup en est un de secret contre les hommes. D’occulte. C’est un jeu dangereux, où l’intelligence seule vous sauvera - Peut-être.

La brebis, un homme simple qui ne veut que faire son travail. Un artisan qui pourrait faire fortune. Il devra probablement se rouler dans la suie s’il veut survivre. Mais il pourra aussi devenir le plus riche des siens, ou encore la parfaite victime de son univers : un jeu riche en rebondissements et en émotions.