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Table des matières
Organisation Sociale - Conseil Royal - Famille Nasheel - Famille Burmalox - Famille Croquard - Seigneurie de Constantin - Chevaliers de la Lanterne - Armée de l'Aube - Ceux-qui-sortent - Salon d'Été - Cour d'Hiver - Chevaliers de Belgarath - Brasier - Emlok-Matin - Folklore - Créatures de la nuit - Rites - Genses - Qui Serez-vous?

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LES NATIFS


« On en dit des choses de là-bas. Il faut en prendre et en laisser… Mais…

Là-bas, la nuit, ils ferment leurs portes et voilent les fenêtres. Ça devient la loi du silence et du déni. Quiconque n’est pas rentré avant la nuit tombée est considéré comme inexistant. Même si un pauvre homme hurle, personne, pas même sa propre mère, ne lui ouvrira la porte. Parce que la nuit, là-bas, ce n’est plus la terre des hommes; c’est la terre des bêtes, des monstres et des fées. Car nul ne sait si les cris sont vraiment ceux d’un homme en détresse ou un appel au piège. Alors les portes restent closes, les poules disparaissent et les enfants égarés ne reviennent jamais.

Là-bas, ils ont peur des étrangers. Le jour, ils sont plus unis que des frères. Mais l’étranger, c’est l’Autre, c’est l’inconnu qui se tapit dans la nuit. Et la nuit, les loups entrent dans les bergeries. Les diables prennent l’apparence d’un frère, et tous et chacun sont l’Autre.

Là-bas, c’est Emlok.


Emlok, c’est une terre de contes, de superstitions, de légendes. Emlok, c’est un nom pour que les enfants boivent leur soupe. Emlok, c’est le dernier lieu entre l’imaginaire et le réel.

Terre héritière de centaines d’années d’occulte et d’arcane, c’est un endroit stigmatisé par les créatures et les pouvoirs qui y ont résidé... Mais c’est aussi une terre tranquille pour ceux qui se tiennent loin des mystères. De nombreuses fermes et familles y sont établies, vivant à leur rythme, à leur manière, selon leurs us et coutumes.

Et les manières d’Emlok ne sont pas les manières de tous. Des coutumes particulières et spécifiques à cette terre, mais surtout, à ses dangers.

Les habitants d’Emlok sont nés dans la superstition et la peur, et ont su la vaincre. Ils sont farouches, dignes et terre-à-terre. La curiosité est un vice qui enlève la vie aux enfants et la prudence est au contraire mère de toute vertu.

Leurs terres sont riches : en savoir et en culture, mais ne sont que pour eux. Ils n’aiment pas les étrangers : parce que l’étranger nantis exige sans subir. Parce que l’étranger en rouge enlève les enfants au nom de démons oubliés.

Et dans les temps troubles que nous vivons aujourd'hui, plus que jamais, il convient de se serrer les coudes et de lutter pour la survie, de combattre tout ce qui représente une menace. Emlok, après tout, c'est une histoire de famille.»

Organisation sociale

Aussi appelé “Belgarath” depuis que la monarchie des Vardamir s’est installée, le Royaume a un fonctionnement féodal à toutes les strates de la société. Mise à part le Roi, chaque personne vivant en Emlok se trouve à être le vassal d’une autre. La presque exception à cette règle sont les vagabonds: n’ayant aucun maître précis à servir, ils se retrouvent dans une position où ils ne sont pas tenus de rendre des comptes à une seule et même personne. En revanche, le vagabond est vulnérable puisqu’il n’a aucun protecteur assurant sa survie.

Cette servitude s’accompagne donc, justement, par une entente de protection. En échange de ses services et de sa loyauté, le vassal reçoit la protection de son maître dans la mesure où il n’offense pas ce dernier. L’instance supérieure est généralement reconnue pour avoir la légitimité d’administrer sa justice comme elle l’entend, mais elle abandonne généralement cette tâche aux maîtres les plus proches de l’incident. Il est excessivement rare que le Roi, par exemple, se manifeste pour faire justice dans le bas peuple: ce sont les chefs de familles (et sous-familles) qui s’en occupent selon la gravité et les personnes concernées.

Le Roi est le chef de l’État et règne sur chacune des familles majeures par l’entremise des Patriarches et Matriarches qui doivent lui jurer fidélité.

Ces mêmes Patriarches et Matriarches possèdent leurs propres familles vassales qui elles aussi comportent les mêmes titres.

Chaque individu fait partie de l’une des familles et rend donc des comptes à quelqu’un de situé plus haut que lui.

En bref, tout du Royaume appartient au Roi qui accepte de prêter ses terres et leur gouvernance en des hommes et femmes en qui il a confiance. La seule exception est le Seigneur Constantin, le frère du Roi, qui possède sa propre terre et à qui l’on reconnaît une certaine souveraineté. C’est le seul titre de noblesse existant en Emlok, mis à part ceux de Roi, Reine, Princes et Princesses.



En Emlok, la succession ne tient compte que de la séniorité des individus et non de leur genre. Les rôles genrés ne sont pas une réalité et les positions de pouvoir sont accessibles pour tous - en général dans la mesure où ils sont nés dans la bonne famille.

Les plus jeunes suivent habituellement des cours à l’école jusqu’à l’âge de 12 ans. Certains demeureront plus longtemps si l’on décèle chez eux du potentiel et/ou, bien sûr, si l’on accepte de payer. Les cours enseignés sont des bases de la lecture, l’écriture, les mathématiques et l’histoire. Le reste est considéré comme du domaine des parents.

L’âge adulte s’acquiert selon les us et les coutumes propres aux familles et, plus globalement, par l’épreuve de la nuit où un enfant est laissé à lui-même et doit survivre une nuit à l’extérieur.

La richesse en Emlok est très relative et nous demeurons dans les proportions d'un très grand village. Bien qu'un goût pour le luxe et le faste se soit développé dans les dernières décennies, les gens habitent dans des chaumières, des fermes et des petites demeures familiales. Les plus fortunés ou influents habitent de grandes maisons, mais les bâtiments les plus imposants sont le domaine royal et le manoir de la culture.

Nulle loi écrite ne figure à Emlok, mais quiconque bravera les coutumes en paiera le prix. Là-bas, les coutumes tiennent lieu de lois, et l’avis populaire tient celui de jugement. Aux voyageurs – Et aux natifs - de ne pas déplaire à la masse s’ils tiennent à leur vie.



Demandez à n’importe quel habitant d’Emlok de réciter les choses à savoir, les lois, et il vous répondra. Mais nul doute que son voisin n’aura pas la même réponse. Et qu’ils n’hésiteront pas, tout deux, à vous condamner pour un acte qu’ils n’auraient pas mentionné. Parce que l’étranger, le bizarre, est dangereux.

À travers les décennies, les orgueils et les superstitions se sont tout de même établies quelques règles à suivre. Sans parler de lois à proprement dit, ces us et coutumes doivent être respectées par quiconque foulant les terres d’Emlok. Personne ne veut offenser les hôtes d’Emlok, ce peuple forgé dans les nuits les plus noires.

À beaucoup de variances près, de mots, d’idées, là-bas, ils ont une liste qui fait à peu près consensus :

  • « Nul ne volera : les bêtes s’en chargent déjà assez bien. »
  • « Nul ne tuera sans l’approbation : unis contre la nuit.  »
  • « Nul ne chantera passé minuit : n’attirez pas les fées en nos villages.  »
  • « Nul ne voilera son visage, nul ne mentira sur son identité : les ombres protègent les loups dans la bergerie.  »
  • « L’Homme peut-être Homme. Mais il peut aussi être bétail.  »
  • « Nul ne marchera dans les plates-bandes. Ce n’est pas respectueux.  »
  • « Nul ne regardera son reflet. Le monde de l’inverse nous y guette.  »
  • « Nul ne poussera un jardin sans y faire pousser des navets. Ils éloignent le mal.  »
  • « Que le sang des vierges apaise les fées.  »
  • « Nul ne laissera un enfant seul. L’enfant qui quitte ton sein n’est plus le tien.  »

La légende selon la laquelle les habitants d’Emlok ne quittent point leurs demeures la nuit tombée est fondée, mais biaisée. C’est une croyance commune que respectent beaucoup de paysans, mais les plus braves et les plus rationnels y sortent, et y reviennent souvent. Mais parfois, ils servent de rappel à tous : la nuit est le refuge des créatures. Mais surtout, ils attisent les ragots, les peurs, sur leurs familles et sur leurs noms. Mais la fortune sourit aux audacieux, et sortir la nuit est un gain significatif. Et attise la jalousie.

La maison est sacrée. C’est le refuge ultime. Là où l’on dort, vulnérable. Mais aussi là où nous ressentons, sommes vrais. Les membres d’une famille se connaissent depuis la naissance. Ils savent que celui d’en face n’est pas l’Autre. Il est le frère. Ils sont seuls ensemble. Le seul endroit où être vrai. Là-bas, la maison est une forteresse intime. La plus grande offense est d’entrer sans y être invité. Le plus grand gage de respect est d’y être invité.

La nuit

Bien que sa conception soit différente selon les familles, la nuit est généralement source d’effroi. Ce rapport a évolué dans les dernières années, passant d’une période où il était tout bonnement inacceptable qu’une personne s’aventure hors de la lumière dès la tombée de la nuit pour aujourd’hui se situer dans un rapport où la nuit est aux risques et périls, et chacun est responsable de ne pas tenter ce qui s’y trouve.

Les Fées sont désormais perçues comme des entitées sacrées alors que la croyance veut que la survie du Royaume, jusqu’ici, tient du rôle qu’elles détiennent en étant des gardiennes de la forêt - et donc des frontières de Belgarath. Elles sont des protectrices capricieuses qui exigent des sacrifices, mais la pensée populaire favorise cette éthique. Quel est le coût d’une seule vie si elle peut en sauver des centaines?

Elles sont donc à la fois craintes et vénérées, et les Lanternes s’assurent que quiconque s’aventurant dans les bois n’interfère pas avec leurs protecteurs, ni ne recherche leur ire.

La sorcellerie

Crainte depuis des temps immémoriaux, la sorcellerie et ses pratiquants furent acceptés à un certain point de l’histoire récente, pendant une période d’à peu près dix ans, avant que ne survienne le Brasier. Alors qu’ils possédaient même une école pour guider ceux qui possédaient ce qu’on appelait à ce moment un don, tout passa au feu lorsqu’une levée de gens du peuple s’indignèrent. On dit qu’il fut démontré que les sorciers étaient la source de bien des maux et qu’ils attiraient ou manipulaient, bon gré ou mal gré, des forces destructrices qui apportaient à tout coup des malheurs.

Il n’existe que de très rares cas de sorciers ou sorcières qui survécurent à cette période: ceux et celles qui ne se révélèrent jamais. La sorcellerie est de nouveau honnie depuis une dizaine d’années. Elle est une source de honte et ses pratiquants s’exercent loin des regards avec raison: Ceux qui se soulevèrent un jour ne répondaient de personne et furent très nombreux. Ils massacrèrent puisque convaincus qu’ils faisaient la bonne chose, dussent-ils s’attaquer aux élites de la société ou contrevenir à leurs ordres.

Lorsqu’un nouveau cas de sorcellerie se révèle, il ne faut en général pas bien longtemps pour que tout le monde s’arme et exécutent le coupable.

Se révéler être un sorcier, c’est donc mourir dans les jours à venir.

Des chiffres approximatifs

On compte approximativement 1000 têtes au sein du Royaume, dont 600 seulement constituent une population active.

Chacune des familles majeures règne sur plus ou moins 180 têtes.

De ces 180 têtes, à peu près 50 sont issues d’une famille secondaire et 50 de l’autre famille secondaire.

Dans ces lots de 50 têtes par famille secondaire, on compte celles des familles tertiaires.

Envoyer une vingtaine d’hommes et de femmes à la guerre est significatif et ne se fait pas à la légère.

Les autres têtes non distribuées plus haut sont celles des quelques vagabonds (qui demeurent une rareté), de ceux qui vivent directement sous le joug du Roi et de ceux qui vivent sur la terre du Seigneur Constantin.



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 Vardamir

Le Conseil Royal




Depuis la constitution du Royaume au tournant du commencement de la grande guerre, il apparaît très clair qu'un royaume ne peut se gouverner seul, et que le Roi n'a pas entre ses mains les outils pour régner en monarque absolu. Le règne, dirons-nous, c'est une histoire de famille, et un travail d'équipe.

Il n'est plus un secret pour personne aujourd'hui que le fonctionnement féodal de la monarchie d'Emlok fonctionne à l'image de comment elle a toujours fonctionné jusqu'à l'époque du déluge. Le territoire est occupé par des familles, que l’on appelle vassales, et celles-ci sont associées à des familles plus importantes, que l’on appelle liges.

Un certain nombre de pouvoirs relevant de l'État, toutefois, demeurent entre les mains de la monarchie. Afin de s'aider dans sa charge, le Roi a donc scindé sa fonction en trois pour l'abandonner entre les mains de conseillers apolitiques largement mieux versés que lui-même dans le sujet. Il place également son frère au sein du Conseil pour l’épauler comme généraliste.

Ces conseillers, à l’exception du Seigneur Constantin, se retrouvent à la fois au service du Roi et des chefs de familles. Pris entre l’arbre et l’écorce, ils ne détiennent pas d’autorité absolue sur les Patriarches et Matriarches, mais sont tenus de rendre des comptes à la couronne en lien avec la fonction qu’ils occupent. Ils n’ont de pouvoir sur les chefs de famille principales qu’en termes d’influence auprès du Roi.

Voici donc la présentation du Conseil Royal.

Le Roi
«Il est de ma compréhension que c’est la noblesse qui légitimise le pouvoir de la Couronne, et non l’inverse.»

Nom: Auguste Vardamir

Il hérite du trône de son père, décédé de cause naturelle, dans le courant de l’été 1397. S’il fait rapidement sa réputation dans la continuité de celle qu’il avait alors qu’il était prince, il n’en demeure pas moins que nul ne peut douter qu’avec l’âge et les années, la sagesse couve le Roi.

Doux, il est réputé favoriser la négociation et la bonne entente à l’intransigeance. Si certains l’accusent d’être mou, nul ne peut nier le grand sens de la justice du Roi. Son règne est marqué jusqu’ici par une paix intérieure indéniable, jusqu’aux événements tragiques de 1409, du “brasier”.

Des événements qui fragilisent énormément son règne, lourdement critiqué par la populace autant que par la noblesse pour son immobilisme.

Ses armées gardent un oeil sévère sur les envahisseurs et maîtrisent avec adresse les forces insoumises qui s’organisent sous la bannière du Roi Jaune.

Il dispose d'un droit de véto davantage théorique que concret sur les décisions de son conseil. Un droit jamais utilisé jusqu’ici.

Sa personnalité: Poète dans l’âme, il s’intéresse à l’art, l’éducation, la justice et la politique. Aucune décision n’est prise promptement et tout édit est longuement mûrit. Il est réputé s’asseoir beaucoup sur les conseils de sa femme, de son frère et de ses conseillers. On lui reproche une certaine mollesse.

Âge: Trente-sept ans

Surnoms: Sa Majesté, Le Roi Mécène, Auguste le Juste, Le Mollasson.

Le Sénéchal
«Dans une époque comme la nôtre, il n'y a rien de moins romantique que la guerre. C'est à la pointe de nos lames que nous devons revendiquer notre survie.»

Nom: Aurèle Vardamir

Il convient pour garder un État en santé de le protéger contre les menaces provenant de l'intérieur comme de l'extérieur. Impossible de se cacher qu'avec la guerre et les catastrophes qui ont secoué le monde durant les dernières décennies, il existe moins dorénavant de ces «Grands États septentrionaux» que d'États «Insoumis». Emlok est doublement cerné, par l'ennemi insoumis d'un côté, et par la nuit de l'autre.

Les insoumis proviennent de partout, ils parlent toutes les langues, ont tous les systèmes politiques possibles. Il est fréquent qu'ils narguent les frontières emlokiennes afin de venir se fournir de ce qu'ils manquent : nourriture, armes, couvertures chaudes et ainsi de suite. C'est au Sénéchal de lever le ban et de rencontrer les pillards au-devant. Au quotidien, c’est au Sénéchal que doivent rendre des compte les chevaliers de la Lanterne.

Le Sénéchal a le pouvoir, afin de ramener la paix ou de protéger la frontière, de convoquer l’Armée de l’Aube, qui se mobilise sous ses ordres.

Aurèle est nommé après la démission -sous les honneurs- de Jürgen Loönrot

Sa personnalité: Fin stratège et retenu, il retient plus de son illustre père qu'il voudrait bien l'admettre. Il se passionne à la théorie martiale et aux grands préceptes du combat. D'aucun prétendent même l'avoir déjà entendu appeler la Guerre un art. Jeune, prudent, il n'en est pas moins capable de se faire respecter de ses aînés, souvent plus expérimentés. Certains lui prêtent un air un peu prétentieux.

Il est le second fils du Roi Auguste.

Âge: Moins d'une vingtaine d'années.

Surnoms: Le Général, le Prince Stratège, L'enfant-Roi, la Taupe.

Le Grand Trésorier
«Il relève de l'intégrité de chacun de s'acquitter de sa juste part. Seul un État malade tolérerait que quiconque échappe à l'impôt.»

Nom: Lambert Dupuys

Le travail du Grand Trésorier est aussi vaste que vital. Il a la charge ultime de s'assurer que rien ne manque dans le Royaume. Que les abris soient appropriés à l'hiver rude qui frappe la contrée à chaque année. Que la famine demeure loin. Que les infrastructures puissent résister aux pires intempéries propres aux moment de grande noirceur. Il s'assure que les champs soient en santé, que les bonnes choses soient produites et surtout, il s'assure que tous fassent pousser leurs quotas de navets.

Gardien de la monnaie, également, il doit la contrôler et s'assurer que celle-ci soit frappée adéquatement, et qu'elle ne soit pas tant émise que l'économie s'écroule. Il s'occupe des contacts marchands un peu partout dans le royaume et même -certains prétendent- avec certaines caravanes venues de l'extérieur. Il est chargé d'entretenir les relations économiques avec -entre autre- La Cité des Brumes et Saint-John.

En outre, et la partie de son métier qui lui vaudra le plus une mauvaise réputation, il a la charge de récolter la taxe afin de constituer le pécule royale.

Sa personnalité: On connaît le Grand Trésorier comme droit et intègre. Si d'aucun le disent inflexible sur la perception, tous s'entendent pour dire qu'il n'est pas dénué de bon sens et de souplesse. Assez bien reçu par la populace, il n'en demeure pas moins l'oiseau que tous craignent de voir: le royal percepteur. Si son visage est le présage de taxes, il est par son attitude l'opposé de son père. Pas complètement désagréable. Il est acharné, dit-on, à se faire une réputation propre, exempt de l'ombre planante de son paternel prédécesseur .

Âge: La mi-vingtaine.

Surnoms: Le-cordon-bleu-qui-tient-la-bourse-lacée, La Pie, Le Créancier, Grippe-sou.

Le Maître des Lettres et des traditions
«C'est la connaissance de son histoire, la connaissance de son passé, et l'élaboration d'une structure étatique complexe, qui sépare l'Homme de la bête.»

Nom: Normand Burmalox

Le travail du Maître des Lettres et des traditions est de garder le Roi, les patriarches et le conseil informé. Informé de ce qui se déroule à l'intérieur des frontières du Royaume, mais également des bribes d'informations sur l'extérieur qui pourraient permettre quelques échanges avantageux, ou de se prémunir contre l'attaque d'une civilisation insoumise quelconque. Pour protéger le Royaume, il convient parfois de savoir le protéger de lui-même, et c'est pourquoi il prend parfois la forme d'une espèce de police secrète.

La nature de son travail le porte à travailler conjointement avec les deux autres conseillers, puisque l'information -le peu qu'il en existe- demeure bien souvent le nerf de la politique.

Sa charge tourne également autour de ce qu'on appelle ''la coutume''. Chargé d'en préserver le sens et la forme, il doit également songer à l'adapter au temps et au contexte contemporain.

Depuis la nomination de Normand Burmalox au titre, avec le décès de son prédécesseur et la fin de la guerre civile, l'école relève de la nouvelle compétence du Maître des Lettres.

Sa personnalité: Ancien professeur émérite d'Emlok, on le connait pour sa vivacité d'esprit et pour sa mauvaise foi. Savant, il est dit expert en histoire de la région. Érudit, il est versé dans la poésie, la sémantique, la politique et -surtout- la coutume. On raconte du Maître des Lettres et des traditions qu'il n'aime rien de plus que d'avoir raison, et qu'il est souvent porté par la nostalgie de la pédagogie.

Âge: Cinquantaine

Surnoms: L'érudit, Le Professeur, Normand le Pédant, Normand le Vif.

Le Seigneur Constantin
«Je ne vous le dirai qu’une seule fois.»

Nom: Constantin Vardamir

Titre spécialement conçu pour le frère du Roi, le Seigneur agit surtout à titre d’Émissaire de la couronne. Ses rôles sont variés et touchent à chacune des sphères de l’administration du Royaume. Il est le bras droit de Sa Majesté, et surtout celui qu’on espère ne jamais voir cogner à notre porte.

Bien qu’occupé à la gestion de ses propres terres, son rôle lui donne la pleine légitimité pour assister à chacune des séances du conseil - ce qu’il ne manque pas de faire. En l’absence du Roi, il représente ses intérêts, sa parole et sa volonté. Il ne se déplace sur le terrain que lorsque la situation l’exige et que les enjeux sont de la plus haute importance. Si un Patriarche se rendait coupable de haute trahison envers la couronne, il y a fort à parier que c’est le Seigneur Constantin qui s’en chargerait.

Il sert également d’appui à chacun des autres Conseillers. Puisqu’il représente le Roi en son absence, il a le pouvoir coercitif que les autres membres du conseil n’ont pas. Savoir qu’ils auront à répondre du Seigneur Constantin, en bout de ligne, est souvent un incitatif à coopérer avec les demandes du conseil. Par-contre, pour un conseiller, faire appel au Seigneur Constantin, c’est aussi admettre son incompétence - ce qu’on ne manquera pas de lui faire savoir ou sentir.

Sa personnalité: Homme inflexible, intransigeant et à la limite de l’intolérance, il ne supporte pas qu’on s’oppose à lui ou qu’on lui tienne tête et sa rigueur n’a d’égale que son sens de l’honneur. On se souviendra qu’il plia le genou devant son frère à l’issue de la guerre des deux princes et qu’il continue à le servir aujourd’hui, fidèle à sa parole.

Bien que ceux sous sa gouverne le reconnaissent pour être un homme juste, il entretient un mépris profond à l’égard des familles Nasheel et Kaherdin après avoir été trahi lors de cette même guerre. Franc, on sait toujours ce qu’il pense de ceux qui se trouvent en face de lui.

Âge: Cinquantaine

Surnoms: L’Émissaire, Le frère du Roi, Monseigneur, Le Roi sans couronne



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Les Familles principales et vassales

 FamilleNasheel

La famille Nasheel

«Travailler et prier»


La famille Nasheel se targue non seulement d’être l’une des plus vieilles familles, mais également d’être la famille la plus proche de l’image que l’on se fait d’une petite contrée comme Emlok. Issue de la simplicité du prolétariat et de la petite paysannerie, elle a su se hisser dans les plus haute sphères grâce à l'écho particulier qu’offre une pareille vie aux âmes vertueuses. Tout dans la vie d’un Nasheel est une question de dévotion: au labeur, à la foi, à l’État.

Les Nasheel sont des agriculteurs. Toujours en plein soleil à bêcher et à cueillir, à semer et à tailler. Jamais dans l’étable ou dans les caves. Souvent à vue et donc souvent de confiance. Ce sont d’importants investisseurs qui prennent à coeur les besoins des habitants du royaume et qui luttent pour un monde meilleur. Leur capital est grand, de sorte qu’on les retrouve facilement dans à peu près tous les projets d’envergure situés en Emlok.

Ce sont des pères de familles, des soeurs et des frères. Ils tendent la main à qui en a besoin, prêtent à leur prochain et investissent énergie et fonds dans le bon fonctionnement de l’État. Ils sont pieux, également, et offrent une explication plus métaphysique au besoin du travail. Oui, le labeur nous nourrit, mais il nous rend également libres, il nous achète le ciel. Quel qu’il soit. Tout le mal du monde a un sens, il a une explication, car rien n’arrive jamais pour rien et si l’Homme cherchait moins à contrôler le divin et plus à le servir, jamais les calamités ne le décimerait.

La famille, plutôt que de combattre la nuit, entretient vis-à-vis d’elle une relation civilisatrice. La logique étant que la maison de chacun est son château fort, et que la nuit laisse tranquille le calme et la quiétude du foyer, il convient alors de coloniser l’entièreté d’Emlok afin de vaincre ce qui maraude dans les ténèbres. Peupler la terre, habiter le territoire, éclairer le royaume. La lumière écarte les ombres, et il convient donc d’éclairer pour se garder libre du mal.

En bref, les Nasheel passent leurs journées partagés entre la contemplation du sol concret, et la contemplation du ciel spirituel; ils passent la nuit plongés dans le sommeil du juste.

Le Culte de l’Élu est au coeur de leur foi et y déroger relève de la honte, du mépris. Plus d’une menace de déshéritage ont été lancées envers ceux et celles qui s’en détournent, pour le peu qu’ils sont. Si l’affaire est tolérée chez certaines familles vassales, elle demeure inconcevable pour quelqu’un qui porte le nom Nasheel.

Les couleurs de la famille sont le bleu et le blanc.

Coutumes

Les quatre monolithes - Il est de coutume que lorsqu’un enfant Nasheel vient au monde, la mère et le père l'amènent, à l’aube de son existence, devant les quatre monolithes qui ornent le domaine ancestral des Nasheel. Ils doivent alors lui désigner un nom inspiré -au moins- de ceux listés sur les pierres. L’on prétends qu’il s’agit là des noms répertoriés des premiers Nasheel qui colonisèrent Emlok, et il convient donc de transcender leur mémoire. Si le tronc principal de la famille respecte encore scrupuleusement cette coutume, le temps, les générations et l’insouciance de la jeunesse font en sorte qu’il arrive de voir un Nasheel dont les parents s’en sont écartés. Les noms inscrits sont ceux de Dramadrix, Melzarion, X’iffirist, Archibald, Verdenum, Kharn, Nod, Thritrias, Apolgec, Azazel et Nevaïus.

Le rite de la vertu - Passé à l’âge adulte, lorsque le Nasheel se sent prêt, il doit endosser une vertu le représentant bien et qui le suivra pour le restant de ses jours. Il se devra d'honorer cette vertu et de lui donner foi. Les sept vertus habituelles sont celles de la Générosité, l’Ardeur, l’Humilité, la Chasteté, la Tempérance, le Contentement et le Calme. Prendre une autre vertu est rarement bien vu au sein de la famille.

Valeurs

Dévotion - Car il est toujours question d’y mettre tout son coeur et que rien de bon n’arrive jamais à l’oisif.

Ambition - Sans nécessairement voir trop grand, il faut savoir voir loin.

Relations avec le conseil

Le Sénéchal: Il n’est pas difficile d'imaginer pourquoi une famille convaincue que le vrai pouvoir se trouve dans le sol, dans le labeur et dans la contemplation ait de la difficulté à s’entendre avec le Sénéchal des armées du Roi. Si les Nasheel ne sont pas avares d’hommes, leur comportement parfois pacifique, ou résolu à l’action “en ultime recours uniquement”, a de quoi irriter tout soldat de métier. Dut-il reconnaître que la famille Nasheel est essentielle, des divergences fondamentales d’opinions l’éloigne comme instinctivement d’eux. Néanmoins, leur relation en demeure une de réciproque respect et tous deux savent qu’ils peuvent compter sur l’autre.

Le Grand Trésorier(+): Rien ne sonne mieux à l’oreille du Grand Trésorier que des mots tels que “productivité”, “travail de la terre” et “moyens de production”. Lorsque le Grand Trésorier se voit en mal d'acquérir quelque bien pour la bonne gestion du royaume, il sait qu’il trouvera toujours oreille attentive auprès de la famille Nasheel. Qui plus est, parlant le même langage des affaires et des rentes, ils ont la plus profonde facilité à se comprendre, ce qui fait de la famille des alliés naturels du Trésorier, et vice versa.

Le Maître des Lettres (-) : La propension du Maître des Lettres à vouloir prévoir et savoir sonne probablement faux à l’oreille des Nasheel qui méprisent à se prendre pour Dieu. Et qu’on leur ait arraché l’école d’entre les mains envenime certainement les relations qu’ils entretiennent avec lui.

Le Seigneur Constantin (-) : Il n’est un secret pour personne que le Seigneur porte un grand mépris envers la famille Nasheel depuis la Guerre des deux Princes. Une relation qui ne semble pas pouvoir mieux se porter.

Familles vassales

Les familles vassales sont des familles qui ont fait voeux de vassalité à leur famille Suzeraine. Elles ont assez de pouvoir toutefois pour être reconnues comme des entités à part entières par l’État, et ont les moyens de peser lourdement dans les décisions.

La famille Collins

La famille Collins est réputée pour sa profonde dévotion à la religion de l’Élu. Il s’agit sans contredit de la famille la plus pieuse du royaume, mais également la plus poussée aux belles valeurs qui fondent cette religion célèbre: la patience, la prière, la contemplation divine. Si les Collins sont l’esprit même de la charité, il convient toutefois de ne pas se moquer d’eux, ni surtout de leur foi. Largement portés par leur besoin d’aider les autres, ils sont le pendant médical des Nasheel. Ils détiennent et s’occupent du Havre, leur terre, au coeur duquel trône un Oeil de l’Élu.

Après quelques sombres évènements qui semblent les lier aux massacres du Brasier, un nouvel Éli fut appointé à Emlok, à même la famille Collins. Il s’agit là d’une puissante source de fierté pour la famille.

La famille Tranchant

De toujours, les Tranchant sont ceux qui se salissent les mains en Emlok. Leur histoire s’écrit dans le sang des bêtes et celui des hommes: de bouchers à bourreaux, il n’y a qu’un pas. La famille estime être de celles qui sont prêtes à tout pour le bien du territoire, dûssent-t-elles endosser les rôles les plus difficiles à tenir. Ils sont en quelque sorte le penchant moins brillant des Nasheel, ceux qui ne rechignent généralement pas à accomplir ce qu’on peut qualifier de basse besogne ou de travail ingrat.

Ils rejoignent la famille Nasheel sous le règne du patriarche Archibald Nasheel en l'an 1396 avec la promesse d'une union de sang. Cette manoeuvre géopolitique sans précédent faisait alors de la famille Nasheel celle avec le plus grand territoire du Royaume.

Le changement de bannière ne se fait pas sans heurt, et encore les tensions sont à vif avec les Kaherdin, dont les rapprochements sont systématiquement contrecarrés par ce genre d’événements.

Familles tierces

Les familles tierces sont des familles vassales au pouvoir trop bénin pour être considérées comme tel. Elles relèvent tantôt d’une famille vassale, tantôt directement de la famille suzeraine.

La famille Dulac : Autrefois plus importante, elle chute lors du Brasier et ne se relève jamais complètement. Ils sont pour la plupart laids et déformés et ont un grand amour des connaissances, ce qui les conduit parfois à leur perte.

La famille Francmarchand : Nés du scindement des Macfay, les Francmarchand sont versés dans le commerce de toute sorte. Ils détiennent un village à la croisée des chemins faisant office de comptoir commercial.

La famille Maudit : Réputée pour son infortune constante, la famille a passé à de nombreuses reprises bien proche de disparaître complètement et pas un membre ne peut se dire veinard. Ils s’attachent à ce qu’ils ont et sont de farouches survivants.

La famille Sylvestre : Du père fondateur Louarec Nasheel, il s’agit d’une jeune famille d’esclaves rachetés à qui l’on a donné leur liberté. Elle fait grincer bien des dents.

La famille De Whitt : Vieille aristocratie issue de la Confédération, aujourd’hui petite famille détenant plusieurs actifs. Très discrète, peu de gens savent ce qui se passe derrière leurs portes closes.

Sang pur

Travailleur de la terre (Nasheel) - Augmente la production des établissements de base à 5 et les établissements avancés à 12.

Homme de foi (Collins) - Lorsqu'il est ciblé par un effet issu d'une cérémonie divine, le personnage a la possibilité de doubler l'une des variables constituant l'effet du miracle. Il est le seul bénéficiaire de cet effet accru. Il ne peut utiliser cet avantage qu'une seule fois par lever de soleil.

Le goût du sang (Tranchant) - En mangeant deux ressources de viande animale, le personnage est soigné de la totalité de ses points de vie en 30 minutes de repos hors combat. Les blessures ne cicatrisent pas miraculeusement et les blessures graves ne sont pas affectées.



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 FamilleBurmalox

La famille Burmalox

«Pardonne, mais n'oublie jamais»


La famille Burmalox possède des racines très profondes en Emlok. D’aussi loin que l’on se souvienne, la famille a toujours été là. Récemment, les racines profondes de la famille ont servi. L’arbre était prêt à pousser, bien implanté: ayant toujours été les premiers à offrir du sang pour la paix, ils avaient été de toutes les batailles au côté de leur Roi. Famille farouchement indépendante, ils ont surpris l’ensemble du royaume en incorporant les Kaherdin et les Marchecieux en leur sein. À la surprise s’ajouta l’étonnement, lorsqu’ils s'acquittent avec zèle de leurs devoirs de suzerains. Suivant la devise, la confiance perdue peut être regagnée… mais vaut mieux ne jamais la perdre en premier lieu.

L’on dit que les Burmalox, le soir venu, se rassemblent et discutent. Ils poussent leurs intelligences, entrechoquent les idées, et ressortent plus unis et plus forts au matin. La maison est sanctuaire où la famille est célébrée. Constant, un Burmalox ne contredit jamais un autre, et les opinions des uns sont généralement celles des autres. Contre la Nuit, les frères et les soeurs. Ces soirées sont aussi l’occasion de partager sur les autres et sur la famille. Ils ne sont pas rancuniers, mais ils ont la réputation de ne jamais oublier. Un autre mot affirme que leur magnanimité n’est que le résultat d’une volonté d’aller loin, et que l’ego n’est pas à prendre en compte dans la destinée de la famille. Animée d’une grande volonté de survie, la famille se met au-dessus des individus, et dicte leurs actions et leurs vies. Les membres Burmalox vénèrent les Anciens Dieux, mais les mauvaises langues aiment répéter qu’ils se réfèrent plus aux pères et mères qu’aux cieux et aux enfers. L’accomplissement, c’est d’être un digne Burmalox et l’immortalité, c’est la naissance d’un enfant.

La famille est une unité politique forte pour un Burmalox, et ils respecteront l’autorité des Patriarches sur leur propres familles, mais réfuteront quiconque (sauf le Roi) s’en prendra à leur autonomie. Ils sont méticuleux et patients, mais intraitables et tournés vers eux-mêmes.

Les couleurs de la famille sont le rouge et l'or.

Coutume

Le Conseil - Régulièrement, la famille Burmalox se réunit en huis clos pour discuter à la fois de tout et de rien. Tous s'échangent les informations de l'heure et ce qui pourrait s'avérer utile pour l'avancée de la famille. C'est un rassemblement de frères, de soeurs, de cousins proches, de parents et d'enfants. Une réunion très sélective où la famille ne fait qu'un et est élevée au-dessus du reste.

Valeurs

Tradition - Éternelle et tournée vers elle-même, la famille Burmalox a des croyances aussi vieilles que celles d’Emlok. Les traditions et l’héritage sont la fondation d’une famille forte, sur lesquelles bâtir un nom fier et puissant. Puiser en hier la force de demain.

Autarcie - Les Burmalox aiment confirmer l’adage que le meilleur moyen d’accomplir quelque chose est de le faire soi-même, à la différence qu’ils incluent l’ensemble des membres de la famille à la notion de “soi”. Farouchement fiers mais aussi farouchement protecteurs, ils valorisent toujours d’abord le travail d’un des leurs.

Relations avec le conseil

Le Sénéchal (-): Fils du roi, représentant de l’ordre, il devrait plaire au Burmalox, mais ces derniers semblent avoir de la difficulté avec son style de gouvernance, et les frictions nombreuses affectèrent les relations de façon durable.

Le Grand Trésorier: Pour l’instant, les Burmalox font leurs affaires, et le Grand Trésorier fait les siennes. Et c’est très bien ainsi, ne se mêlant que des affaires lorsque le devoir le demande.

Le Maître des Lettres (+++) : Jamais famille ne s’est aussi bien entendue avec le Maître des Lettres. Leur souci de le tradition, de la monarchie et de l’éducation en font des partenaires privilégiés du Maître des Lettres. Ça et peut-être le nom de famille de ce dernier…

Le Seigneur Constantin : Méprisant les Kaherdin, la montée des Burmalox n’a pu qu’améliorer leur relation. On se souviendra toutefois de la position de ceux-ci lors de la Guerre des deux Princes qui, bien que respectable, demeure un frein à une excellente entente.

Familles vassales

Les familles vassales sont des familles qui ont fait voeux de vassalité à leur famille Suzeraine. Elles ont assez de pouvoir toutefois pour être reconnues comme des entités à part entières par l’État, et ont les moyens de peser lourdement dans les décisions.

La famille Kaherdin

Famille majeure il y a encore peu de temps, elle tombe de haut lorsque les plus hautes têtes de la famille disparaissent les unes après les autres. Ils ont une culture du combat très forte au sein de la famille et on les retrouve fréquemment au sein de l’Aube ou des Lanternes. Unis contre la nuit était leur devise, mais leur endossement des sorciers et les nouveaux Gardiens ont fait tomber cette devise en désuétude, et peut-être rappelle-t-elle de trop douloureux souvenirs pour que les Kaherdin la scande encore.

La famille Marchecieux

Famille en plein essor au sein de la grande famille Kaherdin, elle s’est surtout illustrée grâce à son patriarche, Carthage Marchecieux. Un homme (et une famille) droite et sévère, et pour qui la pénitence a toujours un coût, mais un coût moindre que le mensonge ou l’omission. La droiture des uns et le côté méticuleux des autres, ainsi qu’un amour partagé des Anciens ont naturellement rapproché les deux familles.

Familles tierces

Les familles tierces sont des familles vassales au pouvoir trop bénin pour être considérées comme tel. Elles relèvent tantôt d’une famille vassale, tantôt directement de la famille suzeraine.

La famille Macfay : Autrefois plus puissants, ces gestionnaires économiques perdirent des plumes lors du scindement à l’origine des Francmarchand.

La famille Desmarais : Versatile et élitiste, elle se donne au mieux dans tout ce qu’elle entreprend. Elle est réputée pour ses éternelles disputes familiales.

La famille Outarde : Anciens Insoumis pénitents ralliés aux Marchecieux, ce sont des rustres en voie de perdre ce qui les qualifiait de barbares et de pillards.

La famille Coupant : Tranchant qui n’acceptent pas le changement de vassalité Nasheel ou le regrettent, ils fondent la famille Coupant et partagent des valeurs similaires.

Sang pur

Conseil de famille (Burmalox) - Le personnage a accès à deux informations si celles-ci sont utiles pour la famille. Cependant, ces informations seront connues de tous les personnages qui participent au conseil de famille (sang pur).

Nul repos pour les anciens héros (Kaherdin) - La nuit, le personnage acquiert un point de vie supplémentaire (pouvant dépasser son maximum) et une parade.

Droit au ciel (Marchecieux) - Le personnage peut annuler les symptômes d’une maladie, d’une blessure grave ou d’une malédiction pour 30 minutes au coût de 2 points de foi.



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 FamilleCroquard

La famille Croquard

«Chanter la lune»


La famille Croquard ne cache pas ses modestes origines. Elle y trouve au contraire un certain orgueil: de famille mineure, elle s’est hissée en moins d’un demi siècle au sein des plus grandes et puissantes familles d’Emlok. Née dans les affres de la guerre, elle résulte de l’improbable mélange de trois groupes bien distincts d’Emlok. Sous l’impulsion d’un chef inattendu, la destinée rassembla les Racontards sans famille, la modeste famille Croquant, et les prospères terres des Meilleurs.

Cet homme, Jakou le Meilleur-Croquant, fut la bougie d’allumage de cette famille. D’abord chef des Racontards, puis unissant sous sa bannière les familles Croquant et Meilleur par un mariage avantageux, il s’imposa juste avant la guerre comme une figure incontournable. Au cours des années qui suivirent, il confirma son importance en développant le réseau commercial le plus efficace d’Emlok, le seul apte à trouver du luxe en ces temps de misère. Et comme rien n’est plus essentiel que le superflu, la famille devint indispensable et aimée - parfois jalousée - par les habitants d’Emlok.

De leur héritage Racontard, les Croquard ont conservé l’amour du conte, de la célébrité, et le partage avec autrui. Les Croquard sont célèbres pour les veillées qu’ils organisent dans les champs. S’ils ont cessé de parcourir les étables et les fermes, ils ont conservé cette irrésistible envie de rendre la nuit moins effrayante en chantant leurs peurs, en contant leurs hantises et en jouant des musiques à fendre le coeur même des monstres des bois les plus endurcis. Ce sont des chants qui n’encouragent pas à faire face à la forêt, mais plutôt à admettre que sans cette peur, le jour serait moins beau, et qu’à l’image de l’ombre et la lumière, l’un ne peut exister sans l’autre, et souhaiter la fin de l’un, c’est également condamner l’autre.

De la famille Meilleur, les Croquard ont hérité de ce sens de la justice et de cette faculté à se mettre à la place de l’autre. Avocats du diable dans les débats qui n’en demandent pas, les Croquard se sont attirés la sympathie de nombreux habitants par cette pratique, et l’animosité de certains dogmatiques. Leurs détracteurs disent d’eux qu’ils sèment la zizanie pour mieux cacher le fait qu’ils n’ont pas leur propre opinion, mais eux préfèrent dire qu’ils accumulent ce faisant la sagesse nécessaire pour parler.

Puis, des Croquant, c’est l’audace et la polyvalence qu’ils ont hérité. Ils surprennent toujours, apparaissent là où on ne les attendait pas et là où, surtout, on avait besoin d’eux. Ils sont surprenants, et voilà qui est peu dire.

La famille s’illustre lors de la Guerre des deux Princes en prenant et tenant le parti d’Auguste du début jusqu’à la fin. Sa loyauté lui vaut une union de sang avec la couronne et la Reine actuelle est toujours et bel et bien une Croquard. Les relations avec la famille Royale sont par conséquent remarquables depuis une vingtaine d’années.

Elle bâtit l’impressionnant Manoir de la culture dans lequel se déroule la plupart des grands événements intérieurs, qu’il s’agisse de bals, de fêtes ou de réceptions lorsque l’extérieur n’est pas une option (ou qu’on ne souhaite pas qu’elle le soit). Forts dans leurs racines, les Croquard sont également les premiers à se remettre à la production et au commerce de biens de luxe au sein du Royaume, bien qu’aujourd’hui ils n’en détiennent pas les monopoles.

Les Croquard sont également les premiers à accueillir chaudement les hommes de Saint-John, bien qu’ils entretiennent généralement une ambiguité face à leur appartenance religieuse. La famille a toujours été partagée entre son adoration des Anciens et le Culte de l’Élu.

Les couleurs de la famille sont le vert et l'or, mais ils affectionnent particulièrement le tartan.

Coutume

Habiter les feux - Chaque foyer Croquard propose quelques fois l’an “d’habiter les feux”, c’est-à-dire, de se rassembler, dehors, aux lisières de forêt pour oublier l’horreur de l’extérieur. Ce sont des soirées de contes, de chants et de transmission.

Valeurs

Optimisme - Vaut mieux en rire que d’en pleurer, et chaque pièce a deux côtés. La nuit existe pour mettre en valeur le jour.

Audace - Il faut savoir surprendre et se rendre indispensable pour réussir.

Relations avec le conseil

Le Sénéchal (+): Les liens familiaux qui unissent la famille royale et la famille Croquard jouent certainement en faveur des bonnes relations qu’ils entretiennent avec le Sénéchal. Leur penchant pour l’art y est aussi pour quelque chose, de même que la certitude, histoire à l’appui, que les Croquard se rangeront toujours du côté du vrai Roi.

Le Grand Trésorier (-): Les méthodes peu orthodoxes et les changements de cap fréquents de la famille ont mené le Trésorier a éprouver une certaine inimitié à leur encontre. De leur côté, un être qui cherche à tout savoir sur les activités commerciales de la famille ne peut être que dangereux. Les secrets qu’ils possèdent font parfois leur richesse, et il serait dommage qu’un autre en profite plus qu’eux.

Le Maître des Lettres : Tous deux s’occupent de leurs affaires et partagent à l’autre l’essentiel sans chercher bien plus loin. Une relation qui connaît des haut et des bas selon le temps et les débats qui courent.

Le Seigneur Constantin : Un respect mutuel règne malgré tout ce qui les prédisposerait à s’haïr. Homme de vérité, le Seigneur semble porter en respect ceux qui se tiennent pour leurs idées lorsqu’il est le temps de le faire, même si elles sont à l’opposé des siennes.

Familles vassales

Les familles vassales sont des familles qui ont fait voeux de vassalité à leur famille Suzeraine. Elles ont assez de pouvoir toutefois pour être reconnues comme des entités à part entières par l’État, et ont les moyens de peser lourdement dans les décisions.

La famille Meilleur

Famille ayant conservée son nom par des branches secondaires, elle n’a ressenti aucune amertume à voir ses terres rejoindre le giron Croquard. Et pour cause, c’est une famille que l’on dit réfléchie, et qui pose toujours les longs pour et contre de chaque situation, et on raconte qu’ils constatèrent que l’homme le plus à même de faire survivre la famille fut le patriarche fondateur des Croquard. Fidèles et dévoués, les Meilleur sont souvent consultés pour leurs conseils et leur sagesse, mais rarement pour l’action en elle-même.

La famille Bourdon

Une alliance entre les Bourdon et les Croquard qui remontrait à la naissance du royaume grâce à l’amitié et la complicité de célèbres membres de ces familles. Ils partagent une propension à surprendre et à croire en un monde avec ses composantes inéluctables, puisque les Bourdon sont des gens qui croient en un destin prédéterminé, en la fatalité. Famille de superstition, ils sont nombreux à joindre les Lanternes afin de combattre la Bête et autres monstres des forêts. Ils retrouvent leur monopole des cimetières sous le joug de Marie Croquard, et s’occupent par conséquent des rites funéraires de chaque famille en Belgarath. Et ils insistent sur ce droit retrouvé.

Familles tierces

Les familles tierces sont des familles vassales au pouvoir trop bénin pour être considérées comme tel. Elles relèvent tantôt d’une famille vassale, tantôt directement de la famille suzeraine.

La famille Loönrot : Famille du précédent Sénéchal, elle se démarque par sa droiture et son sens de l’honneur. Elle se lie à la famille Croquard par un mariage.

La famille Howard : Des curieux qui vivent intensément tout ce dans quoi ils s’investissent et qui prônent de vivre au jour le jour.

La famille Tombal : Famille sous les Bourdon, ils sont prédisposés au travail de la terre et aux basses tâches. Plutôt pauvres, ils s’en sortent avec l’habituel “Oui” qui sort de leur bouche.

La famille Drukh : Certains s’illustrent comme bijoutiers et participent à l’essor du commerce de luxe. On les connaît pour être des travailleurs qui vont au bout des choses.

Sang pur

Habiter les feux (Croquard) - Le soir venu, autour d'un feu et avec un auditoire, le personnage a la possibilité de raconter et romancer les exploits accomplis par d'autres personnages pendant la journée. Il détient trois points de légende que ces prestations éclatées permettent de distribuer, avec un maximum de deux points par personne. Un même exploit ne peut être raconté ainsi qu'une seule fois, peu importe de la part de qui. Chaque personnage ciblé doit avoir sa propre histoire.

Ce sont les Meilleurs (Meilleur) - Permet d’utiliser une habileté, n’importe laquelle du système, une fois par évènement, parce que le personnage possède un cousin qui est le meilleur dans ce domaine. Le personnage acquiert par le fait même, une dette, parce qu’il est le cousin d’un autre Meilleur.

Croque-mort (Bourdon) - Le bâtiment de production du personnage devient un cimetière qui rapporte des richesses et doit être entretenu grâce à des ressources.

-Cimetière: Transforme 1 pierre taillée, 1 bois fin ou 1 plante rare en produit mortuaire. Le produit mortuaire peut se vendre dans un marché spécial (pour les personnages non-joueurs) et en jeu. De la légende peut être acquise selon le statut des gens dans le cimetière.



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 Constantin

La Seigneurie de Constantin

«Vivants, droit devant»

(*Non disponible pour les joueurs)




La Seigneurie de Constantin est d’abord une colonie d’Insoumis qui fut conquise au moment de la Guerre des Deux-Princes. Elle fut une terre d’accueil pour tous ceux qui, comme Constantin, revenaient de leur exil ou bien avaient été récupérés sur les grands chemins à l’extérieur des frontières. Plusieurs années après la défaite de Constantin, elle est consacrée comme Seigneurie et son maître est le seul homme en Emlok à porter aujourd’hui le titre de Seigneur. Ce dernier y règne avec l’autorité d’un Patriarche, si ce n’est que sa terre ne lui est pas prêtée, mais qu’il en est le maître puisqu’elle fut conquise avant qu’il ne prête serment devant le Roi.

Cette terre abrite un peuple aux origines des plus hétéroclites, mais dont les membres partagent des valeurs et un parcours similaire. Nombreux sont ceux qui vécurent à l’extérieur des frontières et qui peuvent témoigner de la misère qui y règne. D’autres encore rejoignirent cette terre puisque partisans du côté des vaincus lors de la Guerre des Deux-Princes.

Avec les années, les lieux qui séparaient la Seigneurie du reste d’Emlok furent colonisés, peuplés et reliés par des routes. Il demeure un certain espace vide et surtout un gouffre dans les relations que partagent ceux qui proviennent de la Seigneurie et ceux qui demeurent sur les autres terres d’Emlok. Certaines blessures acquises lors de la guerre civile, et le sentiment de trahison qui les accable plus fortement encore que ce qu’on prête à leur maître, occupent cet espace malgré la cohabitation paisible.

Et comme de raison, les membres influents de la Seigneurie saisissent la moindre occasion que les grandes familles d’Emlok laissent de côté ou tardent à s’approprier.

Les couleurs de la seigneurie sont le noir et l'argent.

Valeurs

Solidarité - S’élever ou tomber, mais toujours ensemble.

Résilience - S’approprier l’avenir sans demeurer confiné au passé et ses épreuves.

Familles vassales

On retrouve une pléthore de noms des plus variés et aucun qui ne s’est franchement démarqué jusqu’ici ou qui est assez établi pour occuper une plus grande place que les autres. Plusieurs des noms rappellent les clans nomades dont des familles sont toujours installées en Emlok, d’autres ont des noms de vieilles familles d’Emlok qui accompagnèrent Constantin lors de son exil. D’autres encore portent des noms qui sont les vestiges de certains clans Insoumis vaincus ou assimilés au cours des années d’exil du Seigneur.

Relations avec le conseil

Le Sénéchal (?): Neveu du Seigneur, on pourrait croire que les relations entre le Sénéchal et la Seigneurie sont excellentes, si ce n’est qu’il y brille par sa très grande absence.

Le Grand Trésorier (?): Ils n’ont jamais fait d’histoires avec le Grand Trésorier et répondent toujours dans la mesure de leurs moyens.

Le Maître des Lettres (?): La Seigneurie pratique les traditions prônées par le Maître des Lettres et se prête à ses demandes sans toutefois sembler s’investir outre-mesure auprès de lui.

Le Seigneur Constantin (+) : Ce n’est une surprise pour personne si les relations entre le Seigneur Constantin et les gens qui occupent sa terre sont au mieux.



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Institutions et groupes

Les Chevaliers de la lanterne

« Une lumière dans la nuit »

Protecteurs du royaume et éternels ennemis de la nuit, les Lanternes, comme on les appelle de façon plus courante, ont vu leur rôle évoluer au fil des décennies et avec l’arrivée de la monarchie - À commencer par une subordination au Sénéchal plutôt qu’au patriarche Kaherdin.

Outre ce changement de tête, l’organe lui-même conserve sa mission originelle, si ce n’est à quelques éléments près. Leur mission aujourd’hui consiste principalement à protéger l'équilibre entre deux entités. Si le temps nous a appris une chose, c’est que la nuit et Emlok ne font qu'un. L'un ne va pas sans l'autre et c’est ainsi que ça fonctionne. La nuit regorge de mystères, mais celle de la survie du royaume au travers le temps n'en est plus une. La nuit garde Belgarath et protège le Royaume de l'extérieur.

Une lanterne s'assurera de la sécurité aux frontières de la forêt, car il ne faut pas croire que la nuit est votre amie. Lors de sa ronde, un membre des lanternes va devoir s'assurer de faire respecter l'équilibre qui règne. Chasser le diable et nourrir la fée. Désormais, ils ne se concentrent ni ne se méfient des gens qui entrent et sortent de la nuit. Ils ne font qu’apaiser les bêtes.

Le service chez les Lanternes est hautement admiré et la bienséance veut que toute famille y contribue pour prouver sa bonne foi et appuyer les efforts au maintien de l’ordre nocturne. Une position qui s’accompagne d’un certain pouvoir et de difficiles responsabilités.

Le port d'une emblématique lanterne demeure la façon par laquelle ils se distinguent des autres.

L’armée de l’Aube

«Unis, forts et vaillants!»

Il n’y a pas très longtemps de cela, la seule défense que possédait Belgarath contre l’extérieur était la furie des paysans qui prenaient les armes quand leur patriarche les appelait. Après beaucoup trop de morts inutiles, une idée est née: celle de former une armée qui sera prête à toute éventualité.

Fondée initialement avec une poignée d’hommes par la famille Kaherdin, l’armée de l’Aube est désormais sous l’autorité du Sénéchal et possède de nombreux effectifs. La hiérarchie est fort simple et permet un contrôle facile et efficace de cette force emlokienne. Après leur formation, les recrues qui restent en fonction tombent sous le commandement d’un Soldat de l’hiver, le titre que l’on donne aux officiers. Les Soldats de l’hiver ont un nombre d’hommes à leur charge correspondant à leur efficacité et leur expérience. Ces derniers répondent, eux aussi, directement du Sénéchal qui dirige l’armée.

L’armée de l’Aube est constituée d’hommes et de femmes issus de toutes les familles d’Emlok, grandes et petites. Les patriarches et matriarches doivent envoyer annuellement des nouvelles recrues pour qu’ils reçoivent la formation militaire. Suite à quoi, ces soldats retournent à leur vie. Lorsque le ban est levé, il est impératif qu’ils prennent les armes et quittent leur foyer pour protéger Belgarath.

Lorsqu’en fonction, il faut laisser de côté les couleurs de famille pour arborer fièrement les armoiries de Belgarath, car l’armée de l’Aube n’a pas de place pour les compétitions ancestrales des patriarches.

L’armée tire son nom du matin emlokien, qui porte depuis toujours l’espoir et fait preuve de survie. C’est un grand honneur de faire partie de cette armée et de protéger les frontières du Royaume.

Cependant, le rôle de l’armée est en train de changer. Le commerce extérieur qui prend de l’expansion rend la protection des frontières bien plus complexe. Qui plus est, avec les nouvelles directives royales d’expansion, l’Aube sera au centre des conquêtes et fera partie de bien des conflits. Certains soldats sont fébriles quant à l’avenir que leur réserve de tels changements. Les risques sont réels, mais la perspective de participer au fondement d’une nouvelle ère enivre la majorité des troupes.

“Ceux-qui-sortent”

« Dominer la terre »

Confrérie, secte ou que savons-nous encore. Ce sont des mystérieux qui se regroupent la nuit, dehors, masqués. Ils discutent d’Emlok et de ses mystères, échangent sur les fées, les diables et la Nuit. Ils savent trop de choses, et pourtant, leur soif est intarissable. Ils recherchent les cabales et les savoirs tout en sachant que si leurs masques tombent, eux aussi tomberont. Les loups s’y regroupent, les sorciers s’y regroupent, les diables aussi. Y être surpris est synonyme de disgrâce. Souvent de mort.

Mais certains affirment qu’il faut savoir combattre le feu par le feu. Qu’il y a des ombres même en plein jour, et que seuls les hypocrites affirment leur maison blanche.

Les sorciers ont brûlé, les fées sont adulées, la nuit a changé. Il serait facile de croire que les sociétés secrètes se soient éteintes en même temps que les braises des impies. La réalité est que désormais plusieurs personnes sortent et qu’il est difficile de départager les loups des moutons. S’il existe encore des groupuscules qui traitent de mystères dans la nuit, pour le meilleur ou le pire de l’avenir d’Emlok, nul ne peut le prouver, ou même les trouver. Les doutes planent, et c’est dans ce chaos nocturne que ceux-qui-sortent survivent et complotent.

Ou alors tout ceci n’est qu’histoire ancienne, vestige d’un temps où il fallait se cacher pour sortir la nuit et que ces craintes ne soient plus que des mythes.

Le Salon d'Été

«Souvent, le pouvoir, le vrai, n'est pas une question de virilité.»

S’il se déclare d’abord comme étant le rempart du pouvoir de la gente féminine en Belgarath, le Salon d’Été ne perd pas de temps avant de s’ouvrir aux deux genres à l’image du progressisme du Royaume et des déclarations royales. Le Salon sert de lieu de prise de décision sur tout ce qui touche la galanterie, l’étiquette, la courtoisie et les bonnes moeurs. Tout mariage doit d’abord avoir l’approbation du Salon, de même que les rares cas de répudiation. S’il s’y échange des ragots et potins en tout genre, il demeure un lieu de grand pouvoir pour quiconque s’y investit et il est toujours bon pour une famille de détenir une part de cette influence, si ce n’est la main mise.

Si tout le monde est invité à y siéger dans la mesure des places disponibles, il s’agit bien sûr d’un couteau à double tranchant. Une impolitesse malvenue aurait tôt fait d’enflammer le lieu même où il faut surtout les éviter. Malheureux sont ceux qui eurent l’idée de contester ce qui s’y dit plutôt que de courber l’échine et chercher à corriger leurs fautes, qu’elles soient bien réelles ou non.

C’est le lieu des intrigues de la cour et du petit peuple, où l’on se soucie des vieux garçons et vieilles filles, où l’on décide qu’il est temps pour un veuf ou une veuve de se remarier et où l’on organise fêtes et bals à l’honneur de tout et de rien. C’est là que se présentent ceux et celles qui ont des mains à demander, ou encore pour manifester sa disponibilité. Chaque réunion est aussi une occasion de déguster un nouveau thé.

Il est dit que le Salon décerne volontiers et fréquemment diverses tâches que la galanterie et l'étiquette imposent d'accomplir, et que cette assemblée a le pouvoir de faire et de défaire les réputations. Le redoutable de ce regroupement est tel que bien sot est celui qui se le met à dos. L'on raconte, d'ailleurs, que le Salon d'Été a l'oreille plus qu'attentive du Roi et de la Reine.

La Cour d'Hiver

«Les hommes mesurent leur pouvoir au nombre des faveurs qu'on vient leur demander.»

L'hiver de 1381 fut un hiver redoutable à plus d’un égard, d’un froid implacable et d’une durée hors de l’ordinaire. Avec le froid vint la faim, et les hommes moins chanceux n’eurent bientôt plus rien à se mettre sous la dent que le brigandage. L’on dit que même l’Épouvantard commença à craindre les “affamés”. Les habitants d’Emlok subissaient impuissants les assauts sur les fermes éloignées, et les soldats, eux-mêmes le ventre creux, peinaient à intervenir adéquatement. Les ressources manquaient, et le Gouverneur appela alors un “Grand Conseil de la Cour d’Hiver” où, exceptionnellement, il demande une aide supplémentaire aux grands propriétaires terriens. Les Patriarches ont étonnament bien réagi, voyant là une occasion de prouver à tous qu’ils ont encore du pouvoir. C’est alors l’égo et l'orgueil, la vantardise et le courage, la raison et la ruse qui occupèrent la grande salle de conseil. On parla de guerre, de famine, de stratégie, et surtout de dons. Et don il y eu, et les “affamés”, grâce au concours de tout Emlok, furent vaincus.

Et d’exceptionnelle, cette mesure devint rare, puis commune. Désormais, la Cour d’Hiver (ayant conservé le nom, sans que la saison éponyme n’ait plus rien à y voir) a lieu de nombreuses fois par années, où le pouvoir en place demande conseil (mais surtout ressources) auprès des chefs pour les différents problèmes qui affligent Emlok. Appréciée malgré son coût, les Patriarches et Matriarches y voient l’occasion de prouver leur valeur, leur richesse, leur finesse. Avec l'arrivée de l'Aube, les Soldats de l'hiver sont invités à siéger et prendre part à la Cour d'Hiver pour le déploiement des hommes sous leur commandement.

Les Chevaliers de Belgarath

«Pour être vivante, une légende doit servir.»

Faire partie des Chevaliers de Belgarath est l'un des plus grands honneurs auquel peut aspirer un combattant. Ils n'ont pour but qu'un seul objectif, soit la protection, au péril de leur vie, de la famille royale. Chacune des secondes de leurs journées n'est vouée qu'à cette tâche, bien que depuis quelques années ils sont déployés par la Royauté afin de s'occuper d'affaires importantes. Ils ne répondent que des ordres du Roi et de leur commandant. Lors du serment, chaque chevalier renonce à toute vie familiale et se voit remettre l'une des cent lames Vorkan, lame qu'il portera jusque dans sa tombe, tel que la tradition le veut.

La lignée des chevaliers remonte bien loin dans l'histoire d'Emlok. Elle fut fondée aux origines des premiers Rois et fut dissoute pendant une longue période de temps. Aujourd'hui, les Chevaliers de Belgarath sont maintenant reformés, mais demeurent cette vieille coutume que le Roi Artanis Vardamir a pris soin de ramener à la vie.

Le détenteur du poste de Commandant actuel est Anton Bjornson. Le titre de Chevalier de Belgarath ne se résume pas qu'au lustre d'être un combattant d'exception: Pour le Roi, le titre s'accompagne de la pleine confiance qu'il porte en chacun de ses gardes. Rares sont donc les étrangers, même couverts de gloire, ayant mis les pieds dans les rangs de la garde personnelle d'un membre de la famille Royale.

Généralement, les chevaliers sont sélectionnés dans les premières années de leur naissance et proviennent de familles de confiance fidèles à la lignée des Vardamir. Ils suivent l'entraînement jusqu’à la vingtaine où ils sont adoubés et aptes à rejoindre les Chevaliers de Belgarath. Nombreux se voient refuser un tel honneur lors du moment fatidique. Un chevalier ne se retire de la garde que lorsque le Commandant juge qu'il lui faut être remplacé par une nouvelle recrue - ou bien lorsqu'il expire son dernier souffle. La garde est présentement composée d'une dizaine des meilleurs hommes des terres d'Emlok.

Le Brasier

«Jamais plus.»

Le Brasier, c’est le coeur qui s’enflamme lorsqu’il en a trop; trop des sorciers qui se cachent dans la politique, trop des puissants qui oublient les traditions, trop qui appellent les vrais défenseurs d’Emlok au calme pour protéger leurs sorciers. Le Brasier, ce n’est pas un groupe, c’est une révolte. La réponse du peuple après des années difficiles à devoir renier leurs ancêtres et accepter les sorciers comme des gens ayant un don plutôt qu’une malédiction.

Mais la fourberie de ces malins fut dévoilée, et aucune parole d’aucun Roi ni Patriarche n’aurait pu empêcher ce feu. Tant d’émotions refoulées, peurs et colères libérées en un mouvement. Sans se consulter, quelques-uns sortirent avec des torches et des lames. Puis de leurs fenêtres, d’autres virent les feux, et s’ajoutèrent. Une rivière coulait dans les rues d’Emlok, une rivière d’hommes et de femmes outragés, et qui allaient, pour la première fois, se faire justice. Sans chef, ils se dirigèrent d’un seul flot vers les sorciers les plus connus et mirent feu, mirent à terre, mirent à mort. Le jour se leva et ils rentrèrent aux champs, mais le soir venu, sans se consulter, ils se retrouvèrent dans les sentiers et recommencèrent.

Personne ne pu les empêcher, et encore moins les diriger. Depuis, lorsque les mots courent trop sur un sorcier, il n’est pas rare qu’une nuit, quelques hommes se rassemblent et s’y dirigent. Ils ne traquent pas, n’enquêtent pas, ne jugent pas. Ils exécutent.

Le feu n’est pas leur principal outil d’exécution, bien au contraire. Trop dangereux et rappelant trop les méthodes de l’Épouvantard, les Brasiers emploient les armes conventionnelles et tirent plutôt leur nom de la brûlante passion qui anime les troupes, et les flammes qui dansent dans les rues suivant le passage de l’émeute. Notons aussi qu’ils emploient des torches pour s’éloigner de l’image de la Lanterne emblématique. Il est très mal vu pour un patriarche ou une personnalité trop connue de prendre part à un Brasier.

Le Emlok-Matin

«Nous sommes l'Histoire.»

Le Emlok-Matin est le verbatim de Belgarath, son journal publié à peu près une fois par mois et qui reprend les nouvelles et histoires qui circulent à travers le royaume. À l’image du peuple Emlokien, le journal a traversé des périodes difficiles, en particulier lors du Brasier où la famille Dulac a particulièrement souffert alors qu’elle était à la tête de la rédaction.

Aujourd’hui sous la gouverne de Jean de Lièvre, le Emlok-Matin brille à nouveau. Même s’il s’agit d’une petite équipe, tout au plus une quinzaine de membres dont la majorité s’investissent en à-côté ou à temps perdu, le journal possède sa tribune et une influence réelle. C’est le lieu de prédilection pour avoir des nouvelles sur ce qui se passe dans le Royaume, pour en donner, mais aussi pour faire des requêtes ouvertes. La très populaire section “Tout le monde en parle” est toujours présente et regorge de ces demandes qui bâtissent la popularité de nombreux quidams.

Les rédacteurs officiels du Emlok-Matin sont appelés les “Plumes”.




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Folklore

La Clairière aux Reflets

Au coeur des forêts, entre l’oubli et les bêtes, se trouve une clairière dont l’orée est tapissée de miroirs aux milles reflets. Des petits, des ronds, sans cadres ou au sol: malgré leurs attraits, éloignez-vous le plus vite possible. Il ne faut pas s’y regarder. Il ne faut pas les prendre. Et surtout, il ne faut pas les casser. Parce que chaque année, dans les forêts, les Lanternes découvrent au petit matin les vêtements abandonnés d’un disparu et les miettes éblouissantes d’un miroir cassé.

La Croisée des Chemins

La nuit, sur les routes d’Emlok, au détour d’une courbe peut apparaître aux yeux du marcheur solitaire un assemblage insolite. Des pièces, des cartes et une table où des damnés vous invitent à jeter les dés. Ces dés vous promettent argent, gloire et richesse, mais les joueurs de cette table ne veulent pas de votre or. Ils jouent votre âme, votre descendance. Ils jouent le destin, et les dés sont pipés. Un tripot maudit où les déchus attisent le démon du jeu. Où on ne gagne jamais plus qu’on y perd.

La Valse de Minuit

Une musique dans les ténèbres peut résonner comme l’espoir d’une présence rassurante. Détrompez-vous, car la musique la nuit attire les fées. Et les lieux empreints d’une telle symphonie sont sujets à de grands malheurs, et les hommes apprennent à craindre les bois qui murmurent des notes. Passé minuit, les fées se rassemblent pour danser au son de mélodies enchanteresses. Elles n’ont rien de créatures griffues et ressemblent plutôt aux anges promis dans les plus beaux contes. Leurs charmes cachent une soif intarissable de sang, et partager une danse signifie se donner la mort. La danse sera bonne, mais le coût sera élevé: votre jeunesse ne sera plus qu’un souvenir que vous ressasserez en passant, incrédule, vos doigts sur les rides nombreuses de votre corps affligé. Et d’effroi, votre coeur ne sachant plus subir ce genre d’assaut, vous vous effondrerez si vieux et surtout - si seul.

L'Épouvantard

Au tout début, il n’était qu’une vulgaire histoire pour effrayer les enfants. Avec le temps, il s’est teinté de plus qu’une histoire. Ni homme, ni bête, il se trouve quelque part entre les deux. Si la légende remonte à loin, et qu’elle prend une foule de formes différentes, elle se cristallise dans le présent sous la forme de meurtres et de disparitions. Toujours, ses crimes sont signés de son nom. L’Épouvantard. Nul n’ignore son patronyme, et tous craignent d’être les victimes prochaines de cette soif de sang qui semble s’abattre au hasard.

Depuis près de 100 ans, chaque génération croit cerner l’Épouvantard et le capturer, et chaque fois, il s’échappe et semble emprunter à des forces obscures la force et l’intelligence de déjouer ceux à ses trousses. Et son seul âge laisse présager que cet homme n’en est plus tout à fait un.

Le Banquet de l'Oubli

Un repas dressé en pleine forêt, sous le tapis de la nuit, est toujours de mauvais augure. L'on raconte dans le calme des foyers, dans la quiétude des salons, que plus d'un voyageur dans l'histoire d'Emlok rencontrèrent, au coeur de la forêt, un festin auquel ne participait qu'un seul convive, l'invitant ardemment à partager la bonne chère avec lui. L'on raconte que quiconque partage avec lui ce repas commence par perdre toute notion de temps, d'espace. Pourquoi n'en serait-il pas ainsi, après tout, en aussi bonne compagnie? Puis ce sont les années et les décennies qui fuient le passant. Dans un battement de cil qui vaut cent années, l'âme en peine se retrouve relayée d'invité à hôte, et à son tour, elle hante les bois dans l'espoir d'y attirer un convive destiné à la remplacer.

Le Puits des Lamentations

Abandonné depuis des siècles, très peu s'amusent encore à venir tourner autour d'un puits qui raconte son histoire d'un seul regard. Si ce ne sont pas les cris d’écho que vous entendez lorsque vous vous approchez qui vous font faire demi-tour, et bien ce sera sans doute cette sensation de poussée légère dans votre dos qui vous entraînera lentement vers cette chute dont n'est coupable que votre insatiable curiosité. Et si vous avez le malheur de vous dire que d'y lancer une pièce exaucera votre voeu, c'est que vous n’êtes déjà plus de ce monde.

La Faille aux Maléfices

Aux confins d'un lugubre boisé se trouve une ouverture à même la terre, un amoncellement de pierres que la forêt peine à engloutir. Berceau de tous les malheurs qui sévissent depuis des temps immémoriaux, la nuit lui confère l'attrait de toutes choses honnies qui se succèdent, à la célébration de sabbats lors desquels les diables viennent s'amuser aux dépens des ignorants, leur dérobant toute trace d'humanité ou des espoirs qu'ils chérissent. La faille est une crevasse qu'on dit déboucher sur un monde qu'on ne saurait décemment côtoyer et duquel s'extirpent les lugubres psalmodies de ceux qui convoitent l'interdit et les lamentations de ceux qui y perdirent au-delà même de l'entendement. Qu'à cela ne tienne, on ne saurait tirer quoi que ce soit de bon d'un gouffre qui jamais ne se repaît.

Jusqu'à l'apparition du peuple de Saint-John. Nombreuses sont les rumeurs qui tournent autour de cette faille, mais jamais l'utilisation de celle-ci n'avait été révélée comme étant un transport pouvant déplacer corps et convois à travers monts et océans. Toutefois, seules le peuple de Saint-John a connaissance du bon fonctionnement de ce maléfice. Plusieurs curieux ont déjà disparu en voulant acquérir le droit de passage.

La Dame

Il existe une histoire qui est apparue dans les dernières années, celle d’une Dame qui rend visite aux infortunés la nuit tombée. Ceux qui l’ont vu peuvent témoigner de sa beauté, de sa sagesse et de l’état de grâce qu’elle dégage, mais personne ne peut décrire son apparence. Elle arrive telle une apparition, apportant avec elle conseils et réconfort. Les théories pour l’appeler sont aussi nombreuses que celles sur son identité. Certains la nomment démone, d’autres gardienne, mais ceux qui la croisent se sentent davantage en présence d’une mère ou d’une reine. On l’appelle la Dame, car sa noblesse d’esprit caresse les âmes en peine, réconforte les infortunés et guide les égarés.




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Créatures de la nuit

À l’heure où le soleil se couche, bien des choses qui se réveillent et se révèlent. Des choses souvent bien difficiles à cerner. Des choses qui n’ont pas toutes été identifiées et qui ne le seront probablement jamais. Il fut un époque où on traitait de mythes et de fables les histoires de la nuit, mais plus maintenant. Belgarath est peuplé de créatures et de mystères qui ne vivent pas uniquement dans le folklore, mais bel et bien en parallèle avec tous les villageois. Il est difficile de discerner le vrai du faux, de mettre de côté les peurs et les ombres pour identifier les vraies horreurs qui se cachent dans la nuit. Une seule chose est certaine: s’il faut traverser la nuit, mieux vaut être préparé. Sinon, il faut rester bien cloîtré chez soi, les volets fermés et les portes barrées. Il ne reste alors qu’à espérer que les Lanternes auront bien calmé les Gardiens, au risque de ne jamais revoir le matin.

Les Fées
«Sous le regard insistant de la créature, le père attache son dernier né au pied du chêne alors qu’il se débat et hurle. Il frappe, mord et gifle tant qu’il a des forces, brisant le père à chaque répétition. Ainsi le vieil homme abandonne son fils aux Gardiens. Une vie qui en sauvera des centaines, mais l’épreuve n’en est pas moins difficile.

Il n’avait que huit ans.»

Êtres qui habitent les bois entourant Belgarath depuis toujours, elles se révèlent être des gardiennes responsables de la survie du Royaume en dépit de la chute de tous les grands empires d’antan. Elles protègent les frontières et entretiennent l’environnement dans lequel peut évoluer le royaume.

Mais ce sont des gardiennes capricieuses. Elles demandent des dons et des sacrifices pour continuer d’exercer leur protection.

Certaines de ces fées sont si présentes dans les récits collectifs qu’elles endossent désormais des noms. C’est le cas par exemple du Roi des Épines, l’un des Gardiens (ou le seul) et maître des autres fées qui rôdent et protègent les bois. On les représente comme de Grands Gardiens, et ce sont à ces entités que sont faites les offrandes.

Autrement, les fées sont des créatures curieuses avec une fascination pour l’enfance et tout ce qui s’y rattache. Elles se présentent le plus souvent sous des traits et des comportements qui rappellent des enfants sauvages, bien que leur visage porte toujours un masque dont les traits évoquent la nature. Elles sont pour la plupart joueuses et il vaut mieux se prêter à leurs jeux, aussi puérils soient-ils, si on ne veut risquer qu’elles se mettent en colère. Elles ont tendance à avoir des émotions très vives, voires explosives, et ces dites colères s’accompagnent de grandes violences, qu’elles se manifestent physiquement ou bien par des malédictions.

S’attaquer directement à elles est une folie, même s’il s’agit de se défendre. Il vaut mieux éviter de les regarder dans les yeux et adopter un comportement de soumission est généralement la meilleure chose à faire pour éviter de leur déplaire.

Elles recueillent des offrandes, qu’elles soient de nature humaines (mais toujours pures), animales ou végétales. Le lait, les récoltes et provisions, le miel ou des paniers de pommes ne sont que des exemples de dons les plus courants, et une panoplie de rites se sont créés, qu’ils soient généralisés comme l’épreuve du nom ou bien propres aux différentes familles afin de s’attirer leurs grâces.

Ces grâces s’accompagnent de mystérieuses manifestations bénéfiques et les plus notoires prennent l’appellation de “Pactes”: Une promesse faite à une fée en échange de sa bénédiction. Les coûts de ces pactes sont toujours grands, et enfreindre sa promesse amène habituellement sa propre disparition ou celle d’êtres qui nous sont chers. Bien des fortunes se sont ainsi bâties et surtout effondrées: les fées ne prennent aucune promesse à la légère, ni ne permettent la moindre incartade.

Elles surveillent minutieusement les bois, qu’elles habitent. Si elles permettent en général la coupe et l’exploitation des forêts, certains territoires sont des interdits notoires et elles ont des méthodes sans détours pour le faire savoir.

Enfin, une vieille légende parle d’un conflit opposant celle qu’on appelle “La Bête” et le Roi des Épines. Tous deux se disputeraient le territoire, et cette bête chercherait à chasser la forêt de ses protecteurs, abandonnant ainsi le Royaume aux affres du monde et les dangers auxquels il est jusqu’aujourd’hui imperméable.

Les Démons
«Les lanternes se sont dit que c’était une bonne idée de l’enfermer dans sa cabane. Ils ont monté la garde toute la nuit. Il disait qu’il était poursuivi, traqué. Qu’il venait le chercher. Il a crié toute la nuit, comme un possédé, comme si Aldramaletch était en lui. Quand le soleil s’est levé, ils ont ouverts la porte. Il y avait sur les murs des mots incompréhensibles, des dessins sordides fait de sang. Et lui, par terre, les bras ouverts de dizaines de lacérations. Ils n’ont pas encore trouvé avec quoi il s’était enlevé la vie.»

Les emlokiens appellent démoniaque ce qui corrompt, ce qui rend les hommes fous, ce qui fait le mal. Par conséquent, la grande majorité de ce qui se cache dans la nuit pourrait porter ce titre. Des sources tentent toutefois de mieux identifier ce mal afin de mieux le prévenir, de mieux le vaincre.

Selon la religion des Anciens Dieux, les démons seraient des êtres divins ayant été corrompus par Aldramaletch. Des anges déchus à jamais coincés dans leur monde souterrain. Certains auraient réussi à s’enfuir de leur enfer pour venir tourmenter les vivants. Leurs formes et leurs appellations sont variées, mais leur but reste le même: détruire la création des Dieux et souiller les âmes des mortels.

On attribue également aux démons un grand nombre de cas de possessions. Des personnes qui perdent le souvenir de ce qu’elles ont fait pendant toute une semaine, pour réaliser par la suite les horreurs qu’elles ont commises. D’autre malheureux s’arrachent les oreilles ou se percent les yeux pour ne plus voir ni entendre ce qui les hante.

Les habitants de Saint-John témoignent d’un très grand problème d'envahissement de ces créatures. Les démons seraient même capables de posséder des objets inanimés, des effigies à jamais maudites.

La meilleure façon de résister à ces créatures est de ne pas succomber à la tentation. Faut-il encore être capable de les identifier, certains se cachant sous les traits d’un ami, d’autres dans l’ombre d’un voisin.

Les hommes de cire : Le fléau de Saint-John qui marche parmi nous. On ne les reconnaît pas, et pourtant ils sont familiers. Ils disent toujours être en train de quitter les terres et s’éloignent à notre présence. Mais pourtant, ils nous observent. Dans nos maisons, dans nos champs, dans les auberges. Ils nous observent des mois ou des années. Et parfois, près des feux ou dans les soirées trop chaudes d’été, ils se révèlent sous leur vrai jour. Leur visage de cire s’effondre en longues coulisses et découvre des horreurs sans nom, grouillantes. Et alors, ils annoncent doucement qu’ils sont là, des milliers autour de nous à nous observer, à attendre. Et avant de nous répondre ce qu’ils attendent, ils s’effondrent, et pour la première fois: ils sourient.

Les démons des chemins : Il est dit que si on fait une offrande là où deux chemins se croisent et n’arrêtent pas, un démon viendrait à notre rencontre. Avec lui serait richesse, pouvoir et désir. Le prix à payer est la damnation éternelle. Créatures magnifiquement dangereuses aux paroles d’or et au regard serpent.

Ceux qui se cachent dans l’ombre : Ce sentiment d’être toujours suivi, d’être constamment observé. De n’être jamais seul. Que seule la lumière peut nous apaiser, nous protéger. De savoir que quelque chose est là, constamment, tapis dans la noirceur, à nous observer, à attendre. Sentir un souffle sur sa nuque, avoir la chaire de poule quand on se retourne trop brusquement, sans ne jamais voir quelqu’un. Ne plus faire confiance à son ombre. Et lorsqu’enfin tout espoir est perdu, c’est là, dans la solitude de la nuit, qu’on réalise que la seule façon d’échapper à son ombre est de ne plus en créer, de ne plus exister.

Les Affamés
«Le bruit m’a réveillé. Le bruit des os qui cassent. Je me suis levé. Elle était à genoux au milieu des entrailles de mon père. Elle s’est retournée et m’a regardé, comme un animal regarde une proie. Ce n’était pas ses yeux. Ce n’était plus ma mère.»

Il existe une maladie qui s’en prend aux hommes, qui les rend agressifs la nuit tombée et les affliges d’une terrible faim qui ne peut être comblée autrement qu’en succombant au cannibalisme. L’affliction férale est le nom donné à ce fléau qui transforme les amis en ennemis et qui donne une sens très littéral au terme souper de famille.

La transmission de cette infection est encore floue, mais les malheureux qui croisent un affamé préfèrent ne pas prendre de risque et tout de suite consommer une Floryane, une concoction qui permet de soigner ce mal à ses premières apparitions. Si toutefois la maladie s’est implantée sur un individu, le seul remède connu à ce jour est la mort. C’est pourquoi plusieurs infectés cachent leur état et deviennent de réels dangers pour la société.

Les affamés sont des créatures à ne pas sous-estimer, car ils n’ont pas besoin de quoi que ce soit pour se dissimuler. Malheureusement, on découvre souvent les infectés lorsqu’il est trop tard et que notre meilleur ami est en train de nous dévorer.

Les dégénérés : Les affamés qui ont perdu toute trace d’humanité et qui ne reculent devant rien pour se nourrir. Bien que faciles à identifier, ces bêtes n’en demeurent pas moins extrêmement violentes et dangereuses. La meilleure façon de les affronter est de trouver où ils se cachent de jour.

Une horde : Un groupe d’affamés qui chassent en forme de meute et qui déciment tout sur leur passage. Il faut à tout prix éviter la confrontation. Si une horde s’approche trop de Belgarath, il faut la lancer sur une nouvelle piste, au risque de perdre beaucoup d’effectifs.

Les Créatures des miroirs
«La folie d'Hubert avait commencé il y a un an. Son reflet dans le miroir était décalé, qu’il disait. Hubert était allé trop près de la clairière aux reflets. Maintenant le reflet d’Hubert voulait prendre sa place, qu’il pensait. Alors il se cachait de tout ce qui pouvait lui projeter son portrait. Ça faisait un an qu’il ne s’était pas approché de l’eau, et il empestait.

Hier, Hubert s’est lavé et s’est acheté de l’argenterie neuve, il n’avait plus peur. Alors hier on a pendu Hubert. Ce n’était plus Hubert.
C’était son reflet. »

Les créatures des miroirs sont les moins connues de toutes, ayant été identifiées au courant des dernières décennies avec l’apparition inexpliquée de la clairière aux reflets. On dit toutefois qu’elles observaient les emlokiens depuis très longtemps, de l’autre côté des surfaces réfléchissantes.

Avant que l’école du Don de Judas ne soit rasée par les flammes, des études auraient été faites sur ces créatures. Apparemment, elles partageraient la même origine que la sorcellerie, voir viendrait d’un autre monde qui se cache dans le reflet du nôtre. Le temps n’ayant pas permis d’approfondir ces théories, leurs buts restent bien flous et les Lanternes tardent à trouver une façon de les chasser convenablement.

Habituellement bien passives, elles ne causent aucun tort sauf si elles sont provoquées. Normalement très difficiles à trouver, plusieurs viendront toutefois vous emporter si vous vous en prenez à leur sécurité ou à celle de la clairière aux reflets. Elles semblent constamment en train de protéger les mystères qui les entourent, comme en train de s’établir avant de passer à l’action, peu importe quelle action les créatures des miroirs prévoient.

Il ne faut donc jamais faire confiance à son reflet, ni à un ami qui regarde trop son image. Ce n’est sans doute plus la personne que vous connaissiez de toute façon.

Celles qui prennent la place : Certains pensent que des habitants de Belgarath seraient en réalité des reflets, et ce sans même qu’ils le sachent. La meilleure façon pour un loup de passer inaperçu au milieu des moutons est de se croire soi-même mouton. Parfois, l’instinct maternel flaire l’échange au berceau et cet instinct est souvent ignoré, les mères préférant vivre dans le déni plutôt que d'accepter que leur enfant n’est plus et qu’un monstre vit désormais à sa place.

Celles dont le visage rappelle quelqu’un sans toutefois pouvoir l’identifier : Les créatures des miroirs vont parfois se manifester pour accomplir des actions précises, coordonnées: observer les habitants, aller chercher quelqu’un, voler un artefact, sauver un condamné à mort et bien plus. Elles prennent alors les traits d’un visage que tout le monde semble connaître, des attributs familiers parfois très précis imitant presque quelqu’un à la perfection. La plupart du temps ces traits sont vagues et n’attirent pas l’attention. C’est en l’observant plus longuement qu’on note que ce visage est autant familier qu’inconnu. Et c’est avec horreur que l’on réalise que nous avons croisé une créature des miroirs. Peu importe à quel point vous creusez votre mémoire, jamais vous ne pourrez vous souvenir à quoi elle ressemblait.

Les Spectres
«Hier soir, Verden s’était fait dire que sa cousine Karnsandra Nasheel avait été secourue par les Lanternes après une longue et mortelle expédition dans les bois. Il s’était également fait dire qu’il leur en devait une. Cela le répugnait, il n’aimait pas en devoir à des étrangers. Qui plus est, il ne connaissait personne du nom Karnsandra. Il demanda au père, à l’oncle mais rien. Plus il fouillait dans les différents papiers de la famille, plus il trouvait tout cela étrange. Probablement une jeune ingénue profitant de leur illustre nom pour obtenir une faveur. Puis, il trouva. Karnsandra Nasheel était bel et bien sa cousine. Ou plutôt la cousine de sa grand-mère.»

Les spectres… les fantômes… les âmes en peines. Tant de noms différents pour des créatures dont on ne sait rien. L’on dit que parfois, même si le corps est mort, l’esprit refuse de mourir et reste dans ce monde, tant et aussi longtemps qu’il n’est pas en paix. Mais lorsqu’on perd le corps, l’équilibre est brisé, et les esprits abandonnés de leur enveloppe charnelle ne sont plus des hommes, mais bien des bêtes, des créatures de la nuit.

Au fil des années, les Lanternes et curieux ont observés toutes sortes de fantômes, et peu de points communs semblent faire l’unanimité. La seule chose qui revient est qu’ils recherchent la paix, que quelque chose les retient partiellement encore ici. Parfois, ce lien est ténu; une promesse non tenue, un objet précieux à remettre à l’aimée, un regret. D’autres fois, le lien prend toute la place; se venger d’un assassin qui s’en tire, anéantir une famille rivale, noyer tous ceux qui s’approchent de l’eau. À ces courtes listes déjà, on peut comprendre que tous les spectres ne sont pas aptes à être apaisés… Ainsi ce lien, c’est tout ce qui semble unir les apparitions spectrales.

Plutôt que de chercher à les écrires, puisons dans les exemples reconnus.

Les Lanternes de la Nuit : Trompés par une entité au coeur des bois, les Lanternes de la Nuit continuent inlassablement leur mission d’antan; empêcher quiconque de rôder dans la nuit… à la nuance qu’hommes innocents, chiens perdus et sorciers sont dans le même panier.

Ils conservent leurs titres passés, leurs noms, leurs mémoires. On dit qu’ils se souviennent même de leur mort. Et pourtant, inlassablement, ils courent les bois à la recherche d’intrus.

Les Revenants : Si les Lanternes de la Nuit savent qu’ils ont trépassé, ceux que l’on appelle les Revenants non. Souvent animés d’une mission qui les dépassait, leurs esprits n’ont pas accepté la mort du corps, et poursuivent envers et contre tous (incluant la mort), cette quête ultime. Cette mission devient leur seule occupation, seule obsession. Bénéfique ou maléfique, cet objectif promet de la résilience, de la détermination et de l’entêtement. L’on dit que certains revenants ont collaboré avec des hommes et des femmes d’Emlok par le passé mais, prenez garde, car ces derniers ont horreur d’être rappelés qu’ils ont échoués, et le rappel de leur mort peut les faire entrer dans une rage mortelle.

Le Noyé : On se serait moqué de lui alors qu’il passait au travers la glace du printemps. Personne ne serait venu à son secours. Alors l’on dit que désormais, il attend quiconque d’amoureux s’approche d’un cours d’eau pour le noyer et… rire.

Pris dans cette boucle, il ne communique pas, ne poursuit pas, ne semble pas se souvenir. Il enfonce les têtes dans l’eau et rien d’autre…

Mais probablement que cette histoire est trop effrayante et alors, les bonnes genses d’Emlok y ont ajouté un coeur tendre d’amoureux. Ces ragots racontent qu’une chanson d’amour l’apaise, et qu’une fois sous le charme de la mélodie, il gouverne fleuves et rivières selon son bon désir.

La Rancoeur : La Nuit, les chevaliers de la Lanterne racontent qu'ils sentent parfois une présence étrange et que cette présence leur parle d'une voix rauque. S'ils y prêtent attention, cette voix les encourage à se battre contre la Nuit, les exhortant à commettre des actes dangereux et irréfléchis contre fées et démons. Certains succombent à cette voix et se battent toute la nuit, aveuglés de colère, s'enfonçant toujours plus profondément dans les bois pour ne plus en sortir. Les vétérans préfèrent taire qu'une Lanterne avait jadis été exilée pour avoir succombé à sa colère et commis un pacte impie en échange de pouvoirs démoniaques. Son esprit hanterait maintenant la Nuit, ensorcelant les Lanternes à combattre avec furie jusqu'à leur trépas, n'arrivant jamais à étancher son infinie rancune.

Les Sorciers
«Nous les avons trouvé réunis près de la Faille aux maléfices, suivant le son lugubre de leur chant impie. À notre arrivée, des corps maquillés, du sang comme je n'en ai jamais vu avant, et ce que nous devinons tous être le petit corps fragile de Laurent. Ça empeste la mort, mais le plus frustrant, c'est qu'ils le sont déjà. On s'acharne sur les bougies et sur les babioles, mais le mal est déjà fait. Ce sont des monstres, et nous continuerons à les traquer jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus un seul.»

Corrupteurs du monde, peste de l’humanité, fatalité de la société, les sorciers sont la source de bien des maux et portent bien des sobriquets. Ils ont été la cause de la chute de tous les empires à travers le temps, et récemment la preuve de leur malice a mis fin à leur manipulation. Une chose est certaine: ils propagent le mal. Pratiquer la sorcellerie détruit inévitablement tout. C’est pourquoi tout sorcier doit être brûlé, pour que cette race immonde ne voit plus jamais le jour.

Il est difficile de les trouver, ces êtres à l’apparence humaine dotés de pouvoirs malsains. Certains peuvent même passer pour des gens très correctes, jusqu’à ce qu’ils soient surpris à faire des rituels sadiques en forêt. Des objets inusités n’appartenant pas au suspect, une attitude mystérieuse et des veines noirâtres sont de bons indicateurs pour les identifier. Dans le doute, mieux vaut brûler.




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Rites

La première nuit

À la première nuit d’un nouveau né, il faut le laisser seul dans une pièce avec une ouverture vers l’extérieur, un bol de lait et une bougie. Il est dit que les Gardiens viennent alors visiter l’enfant pour lui offrir leur bénédiction. Si ce rite est dérangé ou obstrué, l’enfant ne sera jamais protégé par ces derniers. Et si l’enfant disparaît ou décède, c’est que ce n’était déjà plus un être humain.

L'Épreuve du nom

Juste avant l’âge adulte, au crépuscule de l’enfance, un père ou un frère prendra le jeune avec lui pour la journée. Mais, cette journée-là, le retour ne se fera pas jusqu'à la maison. L'enfant recevra une mission exigeant de lui de passer la nuit dehors, armé d’une épée. À son retour (s’il revient un jour), il obtiendra un nom. Un nom de survivant pour un enfant ayant passé la nuit dehors. Au coucher du jour, un enfant. Au matin, un homme. Cette coutume traditionnellement issue des Kaherdin s'est répandue à toutes les familles afin de plaire aux Gardiens. Les noms donnés sont surtout utilisés par ou pour les Fées et les Gardiens, mais suivent rarement l'individu dans sa vie de tous les jours - à l'exception peut-être des Kaherdin qui s'accrochent à cette tradition.

La moisson

Au temps des moissons, il est coutume de laisser des offrandes au pied d'arbres particuliers dans les bois, ou encore près des ruisseaux ou autres cours d'eau. Ces offrandes sont adressées aux Gardiens afin qu'ils offrent une bonne récolte, une clémente saison à venir et des terres bien en santé pour les prochaines semences.

Les effigies de l’espoir

Pour inviter les Gardiens à un mariage, et ainsi s’assurer qu’ils ne viennent pas déranger les fruits de cette union, il faut créer des petits objets en leur image. Ces effigies, façonnées de matières végétales, sont généralement très petites et sont placées un peu partout autour de la cérémonie. Les invités sont encouragés à amener avec eux les plus belles et torturées créations possibles pour augmenter la chance qu’un Gardien vienne assister à ce jour d’amour. Après l’union, les effigies sont laissées à la nature.

L’offrande des morts

Lors d’un enterrement et peu importe la religion, il est de coutume d’insérer un gland de chêne dans la bouche du mort. C’est une marque de respect et un paiement aux Gardiens, qui ne perturberont alors pas le défunt dans son repos éternel. Il est également commun de planter des glands de chêne sur des champs de batailles ou dans la forêt pour payer l’offrande des disparus.




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Genses

Carthage Marchecieux

Homme au coeur pur et au poing ferme, Carthage Marchecieux porte plusieurs titres, dont celui de Patriarche Marchecieux. On dit que très jeune il était un voleur et qu’il s’est fait punir en perdant une main. Depuis, il croit en la rédemption grâce à la punition. Le Droit Marchecieux a, grâce à sa vaillance et son intransigeance, fait grandir la famille Marchecieux autant en nombre qu’en moral. Grand défenseur des Anciens Dieux, il fait partie d’un ordre religieux, les Chevaliers de l’ancien code.

Jean de Lièvre

Carriériste et reporteur hors-pair, Jean de Lièvre a fait son chemin dans les sphères influentes d’Emlok grâce à son flair et à son manque total de respect de la vie privée. Il est passé de Bec-de-Lièvre journaliste à Jean de Lièvre responsable du Emlok-Matin. Il est la preuve que n’importe qui peut atteindre un poste prestigieux avec de l’acharnement, et ce, peu importe de quelle famille on vient, si famille il y a.

Manuel Croquard

Plume au service du Emlok-Matin, Manuel a la fabuleuse capacité à s’endormir partout et n’importe quand, mais jamais quand c’est le temps. Inspiré par la nuit, il saute sur les occasions d’y sortir et accompagne les Lanternes avec ou contre leur gré. Il porte continuellement son bonnet de nuit - sa signature. Accessoirement, il est aussi l’un des fils de la Matriarche.

Roseline Vardamir

La soeur du bon Roi Auguste, elle a toujours refusé de prendre mari et est ainsi devenue la vieille fille du royaume. Depuis une attaque au château, elle s’est complètement retirée de la vie politique et il est très rare de la voir, même si on est dans la demeure des Vardamir. Plusieurs rumeurs circulent à son sujet, mais personne n’ose provoquer la royauté. Pour l’instant, elle est connue pour participer activement à l’éducation des jeunes générations Vardamir et de toujours observer les alentours du château du haut de sa tour.

Poe Howard

Autrefois réputé être un auteur raté de polars noirs, c’est des suites d’un événement hautement traumatique - dont l’on ne sait que bien peu de chose - qu’il prend sa retraite de l’écriture pour adulte… Afin de devenir une sommité du récit pour enfant. L’on prétend que jamais il ne fut aussi prolifique - et à sa place - que dans ce domaine.

Frédérick Rotule

Installé depuis vingt ans à Emlok, le père Rotule a su rapidement faire découvrir son nom comme celui d’un médecin renommé et respecté. Le support de la reine Viktoria a également aidé son insertion social. Il est dit que la famille Rotule a établi les bases de la médecine dans un passé très éloigné en Emlok. Frédérick est également reconnu pour administrer la meilleure clinique et avoir aidé à l’élaboration du remède contre l’Affliction férale.

Charles Rotule

Héritier unique du célèbre docteur Rotule, il est le fils dans la clinique Rotule et fils. Jeune homme dans la mi-vingtaine qui semble posséder tous les talents, il est autant reconnu pour son ardeur et sa détermination à sauver son prochain que pour ses virées nocturnes qui égalisent les plus grands Croquard.

Odilon Croquard

L’homme qui s’est effacé des affaires pour se consacrer à sa famille, à sa femme et Matriarche, et ses enfants. Naguère réputé pour ses fêtes plus grandes que nature et son humour vaseux, il ne dégage plus maintenant que son rôle de père de famille… Ce qui n’est pas incompatible avec de mauvais jeux de mots. Il souhaite un renforcement des moeurs et des traditions, qu’il considère en chute libre depuis quelques années.

Ishemont des Anciens

Homme sage mais rigide, il accompagna autrefois la première mission de Saint-John en territoire emlokien. Resté derrière, il s'imprègne pour de nombreuses années de la culture des lieux, non sans y apporter sa vision très philosophique et religieuse. Prophète des Anciens dieux, il tourne son existence complète vers la contemplation du divin. Il est réputé d’une écoute d’or, et d’un conseil précieux. Il est reconnu pour entretenir la voie de Joséphine, un chemin de pèlerins célèbre. Il recevrait l’hospitalité - depuis son arrivée - de la famille Bourdon.

Commandant Anton Bjornson

Le Commandant des chevaliers de Belgarath a occupé plusieurs postes dans sa carrière avant d’atteindre le plus haut rang de l’organisation. Tout d’abord affublé par le titre de Belle Gueule par les jeunes princesses Lily-Anne et Roseline, il fut transféré à des tâches externes du château après le couronnement de la Reine Viktoria. C’est pour cette raison qu’il fut un des plus anciens chevaliers à survivre suite à une intrusion sanglante du Brasier dans le château. Il est depuis Commandant et gère comme il peut cet ordre de chevalier, malgré une relation houleuse avec la Reine qui ne lui rend pas la tâche aisée.

Joachim Salmanazar

Représentant officiel de Saint-John, c’est un homme chaleureux qui excelle dans les conversations futiles. Quiconque tente d’en apprendre plus sur Saint-John se voit dérouter par un homme qui navigue dans les conversations aisément. Les choses qui lui tiennent à coeur (sa foi, sa nation) sont les seuls sujets qui ne tiennent pas à rire.

Messidor Orage

Intendant de la Cité des Brumes en Emlok, il gère la grande majorité des ententes économiques entre Belgarath et sa nation. On le connaît pour avoir peu de besoins et détester l'oisiveté. Homme croyant, il pratique la religion de l’Élu et honore toutes les superstitions qu’il croise, pour ne pas risquer de provoquer le mal.

Artanis II Vardamir

Fils héritier du Roi, il est élevé pour succéder à ce titre et se prête à son éducation avec la plus grande attention. Il tient de son père sa magnanimité et sa douceur, mais il emprunte à son oncle sa détermination et sa force tranquille. Il inspire et incarne des années de prospérité à venir pour le Royaume.

Arthur Du Lac

Promis à la grandeur malgré son nom peu illustre, Arthur Du Lac devait être Chevalier de Belgarath. Mais le jour venu, on lui refusa l’honneur. Indémontable, il décide de consacrer sa vie aux valeurs chevaleresque ailleurs, là où seule la beauté du coeur compte, au Salon d’Été, où il occupe un rôle de facilitateur. Très vite son naturel Du Lac le rattrape, et la collecte d’histoires devient une autre de ses passions.

Archibald "Archie" Meilleur

Le fils du Patriarche Perceval-Achil est doué mais arrogant. Ce soldat de l’Aube possède indéniablement une formidable expérience et intelligence du combat. Si on peut le considérer pour ses conseils, il faut toutefois prendre garde car les moqueries ne sont jamais bien loin. Il prend malin plaisir à faire la vie dure aux recrues ou à tous ceux qu’il considère trop lents ou impopulaires.

Isidore Maudit

Malgré son nom, tout va toujours très bien dans la vie d’Isidore. Pourtant membre des Lanternes, il s’enfonce fréquemment seul dans la nuit à la recherche de réponses sur sa famille, sur la disparition de sa mère, son frère, son autre frère, sa grand-mère, son oncle, ainsi que son chat, Flocon. Au fur et à mesure de ses expéditions, il découvre un Emlok insoupçonné et est maintenant une référence parmi les Lanternes pour crier au loup juste à temps.

Caleb Marchecieux

Forgeron de renommée, il s’intéresse à l’exotique et à l’ailleurs. Ce qui commença comme une quête de ses origines déboula sur la prise en charge de la Ligue des Explorateurs. Avec la Ligue, Caleb fait pression sur la royauté pour ouvrir le royaume à davantage de rencontres pour les habitants de Belgarath. Sa passion pour le beau et le raffinement le mène bien loin et l’on dit que tout son art se dévoue à cette cause.

Thritristan Nasheel

Le contraire de la guerre, ce n’est pas la paix, c’est de créer. L’Art. Réel rat du manoir de la culture, on dit qu’il y est plus souvent que dans son lit. Il rêve d’être un grand dramaturge et d’amener la scène de Belgarath au premier plan pour que ses oeuvres fassent le tour des colonies. Mais il veut vraiment. C'eût été tellement moins dérangeant s’il avait eu la passion des plantes, comme son père le célèbre Floryan.

Michaël, Le Grand, Kaherdin

Longtemps Intendant de la famille Kaherdin, il conclut l’entente qui les rend vassaux à la famille Burmalox et joue aussi un rôle important lors du Brasier. Aujourd’hui Chevalier de la Lanterne, il y détient une excellente réputation, contraire à sa famille qui l’accuse, peut-être à tort, du déclin des Kaherdin alors qu’il prétend les avoir sauvé.

Claude Burmalox

L’ancien Patriarche Burmalox s'assure du bon fonctionnement de toute la famille avec une efficacité déroutante. Il est réputé pour sa franchise extrême et son manque de considération totale pour la vie. On le dit capable de tout pour faire avancer les intérêts de sa famille et du Royaume. Son plus grand exploit est d’avoir amené sa famille au rang de famille majeure en scellant un marché avec les Marchecieux et les Kaherdin. Il a laissé sa place aux plus jeunes générations, en sachant que celles-ci seraient plus profitables pour l’avenir. Il reste en poste d’Intendant, servant de guide pour les siens.

Gaspard Tranchant

Chien de garde des valeurs et des membres de la famille Nasheel, l’on dit qu’il ne répugne à rien pour la glorieuse famille Nasheel. Docile, mais vif, on lui attribue le meurtre de ceux qui courtisaient l’idée de retourner auprès des Kaherdin des années plus tôt. C’est un homme charismatique, convaincu et convaincant, qui n’aime rien de plus que le nom Nasheel… Pas même Tranchant. Il est aujourd'hui Intendant pour la famille Nasheel.

Oscar Bourdon

Issu de la famille du même nom, Oscar était une étoile montante chez les Bourdon. Croque-mort d’état, il est réputé ne “collectionner” que les gens dont les morts font les meilleures histoires. Sa réputation et sa grande compétence dans son “domaine” le firent - presque naturellement - atterrir dans la position d'Intendant Croquard, délaissée par Grande-Gueule. Sa nomination, par la matriarche, rapprocha sensiblement les Bourdon et les Croquard, avec qui les inimitiés de plusieurs années de négligence commençaient à se faire sentir.

Baptiste Collins

Fils de Grégoire, l’Éli de Belgarath, il était un orateur d’exception promis à un brillant avenir - avant d’être affecté par la Figelle. Sauvé in extremis, il garde de profondes séquelles de la maladie et se retrouve incapable de bien articuler ses mots. Déjà convaincu, cette rémission le rend d’autant plus fidèle aux dogmes de l’Élu. Sa survie finissant de le convaincre de dévouer sa vie au culte, il entend désormais convertir Saint-John à la vraie foi.

Jurgen Loönrot

Le vieux loup solitaire a été pendant des années Sénéchal à la cour des Rois. Feu l’amour de sa vie et son âge l’ont retiré de ses fonctions mais il n’a jamais vraiment réussi à quitter la vie politique de Belgarath, lui qui s’en pensait bien éloigné. Veuf, le voilà qui consacre toute son existence à cette seule cause qui lui tient tant à coeur : la défense du royaume. Nombreux sont ceux qui viennent lui chercher conseil, malgré l’absence de titre, ce qui ne manque pas d’irriter le présent Sénéchal.

Firrist Kaherdin

De basse naissance Nasheel, il prend le nom de son épouse Hélène lors de l’union. Lanterne de mauvaise réputation pendant de longues années, il se retire pour faire son service au sein de l’Aube et agit aujourd’hui à titre de Soldat de l’hiver. Il ne se remet jamais complètement de la disparition de son unique fils lors de son épreuve du nom.

Fernand Burmalox

Vieux militaire aigri, les années sillonnent son visage comme autant de marques de son expérience. Fin renard, ce qu’il a perdu en prouesse dextre, il l’a gagné en fourbe stratégie. Maître d’arme des plus jeunes, son estramaçon est toujours aussi aiguisé que sa langue. Il ne perd pas espoir un jour, grand général, d’être défait sur le champ de bataille qui l’a vu naître.

Cornelius de Whitt

Âme damnée de la réputée Dame de Whitt, Cornelius est un homme dévoué, mais frondeur et aventurier. Il n’est accaparé que par les moindres désirs de sa dame, et n’est dépêché que sur les plus urgentes missions. Loyal à la cause Nasheel, il ne cesse de souligner combien sa famille lui doit beaucoup. Il parle avec beaucoup d’émotion du regretté Clément Nasheel. Homme de lettre et d’arme, penseur mais bagarreur, il est la parfaite consécration des gens de son époque.

Lucius Trimalcion Orpiment

Lucius Trimalcion Orpiment est un récent prisonnier de guerre et un laquais servant la famille Burmalox. On ignore comment ce dernier est arrivé dans le décor, et pour être franc, on préfère ne pas trop le savoir : personnage crapuleux aux moeurs légères adorant choquer autrui, il n'inspire pas la moindre confiance. Malgré tout, il a réussi à se faire rapidement une situation enviable dans la société mondaine du Salon d'été et du Emlok-Matin, au grand dam des autres.

Mortimer Bourdon

Mortimer Bourdon est un riche gentilhomme qui a bien profité de l'entreprise Bourdon pour s'enrichir et devenir un mécène finançant la Maison de la Culture, l'École et autres institutions d'Emlok. Personne érudite et cultivée, sa soif de connaissance est intarissable. Suite aux contacts qui se nouent avec Saint-John et la Cité des Brumes, il désire consolider les relations avec ces cités afin de bâtir de grandes écoles, à l'image des légendaires universités des anciens temps. On le dit affligé par une santé exécrable, toujours à chercher remède pour un nouveau mal qui l'afflige.

Rotigus Tombal

Peu désirent être vus en compagnie de Rotigus, le plus vieux membre des Tombal. Chiffonnier crasseux entretenant depuis toujours les cimetières Bourdons, les mauvaises langues prêtent à Rotigus une sale réputation, comme quoi il parlerait aux morts et échangerait avec ces derniers plusieurs secrets. Au-delà des ragots, il est vrai que Rotigus semble en savoir beaucoup... Le bas peuple va tout de même le voir pour demander conseil et le respectent, car il offre une place en terre pour tous, peu importe sa condition, quand vient le temps de faire le dernier voyage. Rotigus anime la SEL, ou Société Emlokienne des Lignées, bizarre coterie de gens passionnés de généalogie.

Horatio Tranchant

Frère du regretté Godefroy Tranchant, Horatio s'est retrouvé Patriarche des Tranchant, et c'est bien malheureux pour lui. Alcoolique notoire et soldat de l'Hiver violent et impétueux ayant accumulé une feuille de route d'insubordination et d'actes barbares, Horatio est en fait une des personnes les moins qualifiées pour diriger la famille Tranchant. Il a d'ailleurs plusieurs fois dit qu'il était prêt à céder son rôle à un autre Tranchant prêt à prendre la relève... Mais récemment, chuchote-t-on, Horatio boit peu et gueule encore moins fort : on dit qu'il a été touché par l'Élu, qu'il a découvert la voie de Baruzard dans son coeur, et qu'il cherche à devenir un homme nouveau.

Serge Burmalox

Habile chasseur, Serge Burmalox est un type agréable et sans prétention, qui s'entend bien avec tout le monde et qui adore échanger sur les histoires et les rumeurs à l'auberge. Amical et sans arrière-pensée, c'est aussi un formidable expert des bois et des animaux : on trouvera peu de guide aussi qualifié que lui pour traverser la forêt qui entoure Emlok.

Karandrass Vardamir

Fils de Constantin, il a la fougue de son père et le goût du risque, mais doit également vivre avec les immenses attentes de son paternel. Il tient un rôle de grande importance sur la Seigneurie et est appuyé par un cercle de proches qu’il s’est constitué avec les années. Il n’aime rien de plus que de couper l’herbe sous le pied des autres familles, pour prouver qu’il n’a rien à leur envier.

Baldur Steingrim

L’un des nombreux bras armés du Seigneur Constantin, l’on dit qu’il protège les terres de “son” Roi avec acharnement face aux Insoumis et que les Jaunes le reconnaissent maintenant entre mille. Pourtant le soir, derrière les portes, les siens le connaissent surtout pour ses talents de barde et de conteur, maintenant vivante l’histoire ancestrale de son peuple. Fils de son père, il tient auprès de Karandrass un rôle très similaire à celui qu’occupe son père auprès de Constantin.

Le Bâtard

On ne sait pas remonter sa généalogie, mais son intelligence et sa dévotion ont su acheter la confiance au même titre qu’un nom le ferait généralement. Calculateur, rusé, il a autant d’ingéniosité que de bedaine, c’est à dire beaucoup. C’est l’avocat du diable dans l’entourage de Karandrass, celui qui justifie la fin pour en appliquer les moyens, bref, un ami essentiel.

Luxis Bourdon

Un ange descendu des cieux pour mettre un baume sur nos plaies. Probablement l’un des meilleurs mire du monde connu, il aime l’adrénaline des combats et suit ses compagnons, l’entourage de Karandrass, dans toutes les batailles. Dans ses temps libres, il dresse des chiens mais, dit-on, c’est principalement pour éloigner les chats (qu’il a en terreur) de sa demeure.

Martial Francmarchand

Sans le sou, mais toujours plein de moyens, c’est le sac à surprise de l'entourage de Karandrass. Lorsque le groupe a besoin de quelque chose, il va toujours le trouver, sans que personne ne sache comment. On dit qu’il rend au centuple ce qu’on lui offre, et que sa grande amitié avec Karandrass a débuté par une bière offerte autour d’un feu.

Maximilien de Beaupré

Jeune prêtre des Anciens Dieux servant le Seigneur Constantin, on retient surtout qu'il manie l'arme aussi adroitement que les soldats sous les ordres du frère royal. Si la présence d'un homme de foi parmi une famille autant portée sur l'action peut faire sourciller, Maximilien donne à sa foi une conception somme toute fort pragmatique : tant que les Dieux continueront de bénir les forces du seigneur Constantin, ces derniers vont dans la bonne voie.




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Êtes-vous...


Le berger, un guide, grand ou moyen propriétaire terrien d'Emlok. Chef d'une grande famille, ou d'une famille vassale, couvert de devoirs et de responsabilités. C’est un jeu de pouvoir, mais aussi de défense de ses intérêts et de partenariats privilégiés.

Le chien, membre des Lanternes ou simplement un courageux : il sait bien que son destin est plus grand que celui d’un homme cloîtré chez lui. Est-ce un opportuniste qui voit enfin un moyen de faire briller son patronyme, ou encore un moyen d’enfin quitter sa patrie maudite? Un chien de garde ou un chien de chasse, il tentera de faire briller ses crocs au soleil.

Un curieux, celui qui regarde par la fenêtre, qui guette son voisin. Qui s’épanche des secrets. Un homme passionné d’histoire et d’occulte, qui sort pour découvrir d’où il vient et où il ira.

Le loup, celui qui profite de la nuit, des ombres et des mystères. Celui qui voit en les fées, les diables et les bêtes des alliés. Celui qui vendra ses frères à l’étranger. Le jeu du loup en est un de secret contre les hommes. D’occulte. C’est un jeu dangereux, où l’intelligence seule vous sauvera - Peut-être.

La brebis, un homme simple qui ne veut que faire son travail. Un artisan qui pourrait faire fortune. Il devra probablement se rouler dans la suie s’il veut survivre. Mais il pourra aussi devenir le plus riche des siens, ou encore la parfaite victime de son univers : un jeu riche en rebondissements et en émotions.