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Table des matières
Le Pacte - Les Commandements - Famille Steingrim
L'Orange Fitzgerald - Les Loyalistes Brenington
Les Affranchis du Désert - La Meute


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Les Nomades


« Voici ce dont l'histoire se souvient à propos du Pacte Nomade. Depuis, trop peu de nouvelles du monde extérieur pour s'en faire une idée réaliste. »

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Nombreux sont les regroupements nomades, mais peu deviennent assez importants pour qu’on les distingue des passants, des groupes d’aventuriers ou des bandits de grands chemins. Ce sont généralement des individus hors caste, ceux qui n’appartiennent pas à des grandes nations – Ou d’autres qui ont vu leur nation s’effriter et qui ne sauraient se résoudre à se conformer à une autre culture.

Mais les compromis naissent, et les unions entre clans les rendent plus forts, plus unis. Plus les années passent et plus les différences sont lointaines, et l’avenir apparaît meilleur que le passé. Las de ne pas avoir de véritable maison, de vivre de charité, de pillage, de foires, de mise à sac et toujours du reste des autres, certains des clans les plus importants se sont alliés à travers des traités et des mariages, décidant de voyager ensemble et de faire cause commune. Un jour viendrait où, enfin, ils trouveraient une terre d’accueil… Que ce soit par le mérite, le sang, ou l’or.

Les fils de Steingrim, la force d’une nation autrefois crainte pour ses guerriers incomparables, issus d’une terre éteinte, Rivmatt, stérile à la suite d’événements inconvenants. Une aversion profonde pour le culte de l’Élu depuis toujours et surtout depuis la chute. Une culture païenne où la force est vénérée, et où l’on ne meurt qu’une épée à la main. La famille Steingrim est encore, pour beaucoup, synonyme d’héroïsme, tenant parfois même lieu de vénération presque religieuse. L’ancrage du patrimoine Rivmattien est, malgré les années, encore fortement installé et entretenu pour éviter l’oubli.

L’Orange Fitzgerald, nom qui autrefois régna sur l’un des plus grands royaumes de l’est, Casela, désormais payant le tribut de guerres civiles opposant le capitalisme et le socialisme. L’existence économique sur les routes, le continuel voyage et la vie de gitan leur est échue, mais difficile. Entre les nuits de déboires, les fêtes et les superstitions, on vie en préconisant une économie qui permet les libertés mentionnées, mais qui aurait tellement meilleur goût si elle pourrait prospérer sur une terre auto suffisante.

Les Loyalistes Brenington, parjures de Präm à une époque de guerre intestine et le prix à payer pour avoir souhaité protéger la couronne de ceux qui ambitionnaient. La lignée autrefois maître d’un Duché se veut de retrouver un semblant de vie impériale loin de ceux qui l’ont banni. Le clan est formé en grande partie par d’anciens citoyens de l’Empire qui, pour une raison ou une autre, n’y trouvaient plus leur place.

Les Affranchis du désert, peuplade d’esclaves de Krissium ayant brisés leurs chaînes après qu’on eût voulu les livrer en sacrifice pour le compte de la sorcellerie. Maîtres de leur destin et éternels porteurs d’une haine sans égal envers l’art maudit et tout ce qui y touche de près ou de loin. Les Affranchis du désert trouvent leur moyen de subsistance en l’élevage et la revente d’esclaves.

La Meute, groupe entretenant un certain mystère quant à leurs origines et leurs intentions, mais responsable de l’union entre les différentes peuplades de nomades. Médiateurs et agents de paix au sein du Pacte, leur rôle semble centré sur la fraternité des peuples en préconisant l’égalité de ceux-ci et l’élimination des dissensions à travers l’hétérogénéité des clans.

Le Pacte

Ce rassemblement monstre, cette force du nombre née des diverses unions ne s’est pas faite d’elle-même, ni naturellement. Des forces ont dû oeuvrer à rassembler les divers clans à travers les années, loin d’être un travail de quelques journées de besogne. Il est de culture commune qu’Ahriman vînt à réussir là où tant d’autres avaient échoué avant lui. Le Meute, de par la mission dont elle s’était investie, était parvenue à se faire le mortier de cette grande maison aux briques dépareillées. Des unions furent organisées entre de grands noms, de grands dirigeants, et alors les enfants devinrent une chose commune, devinrent le produit chéri de deux individus qui avaient une culture absolument différente, mais qui se complétaient. Ce qui s’était fermé devînt commun, et c’est à travers plus d’une génération, à mêler les cultures à travers les unions, que vinrent à se créer de réels liens entre les peuples nomades. Des liens qui n’avaient plus rien d’artificiels et qui permettaient à la structure de se maintenir d’elle-même.

Ainsi est né « Le Pacte ». De par ce terme, nous définissons l’ensemble des « Clans » qui composent le rassemblement Nomade. Le Pacte fait lieu de mouvement commun, de conventions et de compromis réalisés pour faciliter le mélange des cultures. Les Clans sont des regroupements plus petits, souvent rassemblés autour d’un chef, et qui font tous partie du plus grand lot qu’est le Pacte. Sans dire qu’un Clan est obligé de comporter un certain nombre d’individus de chaque culture, le Pacte se veut de voir du bon oeil un mélange culturel diversifié, bien que non obligatoire. Ainsi, certains clans sont donc essentiellement constitués de Fils de Steingrim, d’autres sont constitués d’un tiers des Fils de Steingrim, un tiers des Loyalistes Brenington et d’un tiers des Affranchis du Désert. Il n’y a aucune obligation dans le nombre, mais l’éthique préconiserait une variété.

La Grande Marche

Événement semestriel ayant lieu aux premières tombées de neige et aux premiers jours de printemps. Ce grand rassemblement se veut de convier chacun des clans à venir se rejoindre en un lieu donné et se ressourcer. C’est l’heure des retrouvailles entre divers clans, entre divers membres d’une même famille, et le moment idéal pour partager toutes histoires confondues. La Grande Marche se veut toutefois un autre rôle : Celui de rassembler les têtes dirigeantes de chacun des Clans afin que d’importantes décisions soient prises. Ainsi, il s’agit du moment où des projets seront proposés et travaillés et où le Pacte décidera de la direction commune à prendre afin de mieux vivre les saisons. D’ordinaire, la tombée des neiges s’accompagne d’un mouvement massif vers le sud alors que la fonte des neiges s’accompagne d’une montée vers le nord. Chacun des Clans, à moins qu’il ne se soit trouvé une terre hospitalière, est tenu de demeurer à distance raisonnable du Pacte, et donc de suivre la Grande Marche.

Le Don de Soi et l’Anima

Le Don de Soi est le fondement même de la structure sociale au sein du Pacte. Chacun des membres du Pacte se doit de se fabriquer une breloque, que l’on nomme communément « Anima » qu’il gardera avec lui en tout temps et qui le représente. Ainsi un membre de l’Orange Fitzgerald pourrait avoir une pièce gravée sur un collier, un autre pourrait avoir un bracelet tissé, alors qu’un membre de la Meute pourrait avoir un collier avec un croc. Le choix est, somme toute, laissé à son créateur. Le Don de Soi est le geste à travers lequel un membre d’un clan donne son Anima à un autre membre du clan. Le geste représente un lien de confiance assez grand et rapproche son bénéficiaire du titre de Chef du Clan. Le Chef officiel est l’individu au sein du Clan qui possède l’appui du plus grand nombre de personnes faisant partie de son Clan, et donc qui possède leur Anima. Toutefois, la coutume veut qu’un individu soit en droit de reprendre son Anima en tout temps, forçant leurs bénéficiaires à faire un effort constant pour travailler la cohésion au sein d’un même Clan.

Les Commandements du Pacte

Au gré du temps se sont décidées des lois au sein du Pacte, des règles visant à maintenir une cohésion et à assurer une ligne de conduite qui leur serait à tous profitable. Aujourd’hui connus sous le nom de « Commandements du Pacte », on en dénombre trois, que voici :

- Le Commandement de l'Hospitalité
« Qui ouvre la main la fait ouvrir à ses voisins. »

L’hospitalité est l’acte de recevoir quelqu’un chez soi gratuitement et aimablement. Dans la mesure du possible, un membre du Pacte se devra d’accueillir chez lui ceux qui nécessitent l’asile. Que ce soit au sein de son campement pour la nuit, pour partager la route lors d’un voyage, pour abriter quelqu’un lorsque le membre du Pacte possède une demeure fixe : L’important est de faire montre de la même amabilité qu’on voudrait recevoir.

- Le Commandement de l’Étranger
« Votre toit, vos lois. »

Un nomade doit garder en tête qu’il est un étranger des autres cultures. Il n’est pas présent pour imposer son propre mode de vie, mais bien pour s’adapter aux différentes contrées qu’il aura à traverser. Le respect des traditions d’autrui mène au respect de ses propres traditions. Ainsi, le membre du Pacte se soumettra aux lois, us et coutumes des lieux qu’il visite.

- Le Commandement de l’Action
« Qui veut faire quelque chose trouve le moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse. »

L'immobilité est l'antithèse du mode de vie nomade. Non seulement dans l'idée du mouvement perpétuel, mais aussi des idées. C'est en mouvement qu'ils gagneront leurs terres. C'est en mouvement qu'ils trouveront les outils pour leur survie. Le mouvement est vie. Et si le mouvement est vie, l'immobilisme est alors synonyme de mort.


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Les Clans

Les Fils de Steingrim

« Nos sages appellent cette époque « L’ère du sang et de l’acier ». Nous vivons à travers nos traditions et nous y ancrons, transmettant oralement ce que nous ont appris nos pères et nos mères. À une époque, nous étions bien. À une époque, nous étions chez nous.

Rivmatt fut longtemps notre terre d’accueil et nous y avons connu la prospérité. Nous avons appris à aimer la terre, la travailler et la chérir sous la gouverne de la lignée Steingrim – Nos héros, nos dirigeants, et à peu de choses près nos dieux. Nous étions des conquérants et nous payions le tribut du sang pour obtenir ce que nous avions. Nos guerriers étaient craints et personne ne souhaitait se les voir mettre à dos. Nous étions un peuple libre, un peuple qui n’était sous la gouverne que des siens et qui ne sombrait pas dans les modèles sociaux de féodalité. Nous ne nous agenouillions jamais. L’élite de nos combattants était appelée les « Urgashk ». Leur cri de guerre était celui de Steingrim, et aucune ligne de bouclier ne peut se vanter de leur avoir tenu front. L’Hurgar était la tradition guerrière par laquelle un homme apprenait à canaliser sa rage, sa colère, et à s’en servir contre ses ennemis. Les armes ancestrales et mises à l’honneur y étaient les épées, les haches et les boucliers. Quant à la protection, elle variait entre la maille, le cuir ou l’absence de protection.

Les cicatrices étaient mises à l’honneur – Chacune d’elles possédait une histoire à raconter autour d’un feu, et elles étaient symbole de résilience. Nos guerriers avaient comme coutume de porter des peintures de guerre au visage, des peintures runiques qui leur donnait la force et qui les caractérisait. Seuls les membres de la famille Steingrim avaient le droit de les porter bleu.

De tout ceci, il ne reste que quelques bribes. Les sang-purs cherchent à maintenir ces traditions, mais même l’obéissance à la famille Steingrim est parfois mise en doute… Nous étions autrefois un peuple, mais c’était bien avant la grande noirceur. Le jour où la nouvelle foi est entrée dans notre vie…

Gustaf Steingrim, le roi faible, aura accepté de se convertir dans l’espoir de voir sa nation grandir. Que ce soit les anciens dieux qui n’aient pas aimés qu’il renie sa foi, ou alors que ce soit le nouveau dieu qui se soit moqué, c’est à ce jour que notre berceau fut maudit. Les récoltes furent vaines, la terre aride, séchée et craquelée. Notre eau s’est gâtée, nos plus jeunes sont décédés de fièvre et de famine. Nous n’avions plus rien à manger, plus rien à boire, plus rien à gagner, mais nous nous contentions de l’idée que ce n’était que passager. Jamais n’aurions-nous même pensé quitter notre terre ancestrale à cette époque… Et nous avons fait la guerre.

Nous avons attaqué Emlok, celle qui prétendait posséder des droits légitimes sur Rivmatt… Celle qui ne manquait de rien, pas même d’hommes pour nous faire face. Nous avons été trahis par l’un des nôtres et nous nous sommes brisés contre un mur. Chacun des Steingrim encore vivant fut défait. Notre ost était tombé… Mais on nous épargna, et ce sont ces mêmes ennemis qui renoncèrent à toutes leurs prétentions sur Rivmatt. Ces mêmes ennemis qui nous aidèrent par la suite à nous dresser contre l’Empire de Präm qui chercha à faire de Rivmatt une colonie pénitentiaire.

Nous avons repris les armes. Nous nous sommes associés à l’Empire naissant de Braldor, et nous avons pris part à la guerre des empires. Nous recevions des vivres contre notre contribution à la guerre… Et nous faisions ce que nous savions le mieux faire : Nous battre. Nous battre pour nos fils, pour nos femmes et pour Steingrim.

Mais les dieux sont cruels, et ils ne s’expliquent pas. Nous avions récupéré notre courage, mais pas nos récoltes. Notre honneur, mais pas notre eau. De ce qui s’en suivi, peu de souvenirs nous sont restés – Trop de choses que sans doute préférions nous oublier ou ne jamais répéter. Nous avons quitté notre terre d’accueil il y a de cela plusieurs vies d’hommes et nous avons erré.

Et nous errons toujours…

Mais nous sommes las de marcher. Nous sommes las de n’avoir nul endroit à nous, et nous avons peur. Oui, nous avons peur. Ceux qui se souviennent craignent que nous ne nous oubliions. Que nous oubliions nos histoires, nos légendes, nos dieux et nos traditions. Nous nous sommes alliés avec d’autres groupes dans la même situation que nous dans l’espoir d’avoir plus de force et d’obtenir une terre à nous, mais à quel prix?

L’avenir seul saura nous dire si l’histoire se souviendra des fils de Steingrim… »


Vos ancêtres ont habité les contrées de Rivmatt des centaines d’années, et encore la description qu’on en fait, d’une époque moins noire, suffit à éveiller des rêves. L’on connaissait vos ancêtres pour la force de leurs guerriers et leur soif de gloire et de bataille, mais cette époque n’appartient qu’au passé. À ce jour, d’un oeil extérieur, votre lignage se compose de pilleurs et de soudards, mais vous savez que bien qu’il y ait là un fond de vérité : Ce n’en est qu’une parcelle. Votre peuple est attaché à ses traditions et à ses croyances, refusant plus souvent qu’autrement d’avancer de l’avant. La famille Steingrim est toujours en tête du groupe et possède encore ses avantages indéniables, mais à vous de juger s’il s’agit là d’une bonne chose.

Les fils de Steingrim ne sont pas composés que d’hommes de guerre, mais ce sont bien eux qui sont les plus valorisés, tant à l’époque qu’aujourd’hui. Votre culture entière repose sur la guerre, les faits d’armes et sur tout ce qui s’y rapporte.

Vous êtes encore à ce jour fortement stigmatisés par les événements qui ont entouré le culte de l’Élu et la chute de votre assise, et personne jusqu’ici n’a daigné révérer l’Élu au sein des Fils de Steingrim. Du moins, jamais ouvertement. Vous devinez que les tensions y sont si fortes qu’elles suffiraient à une mort expéditive ou à un bain de sang qui mêlerait beaucoup trop des vôtres.

Votre bras est-il toujours au service de Steingrim? Votre coeur vibre-t-il toujours au son des tambours de guerre?

Vous êtes un Fils de Steingrim, et l’histoire n’attend que vous pour décider du sort des vôtres.


Indices Costume : Inspiration Scandinave, Viking, Barbare. Le port du cuir et de la maille, mais aussi de la peau de bêtes et de leur fourrure. Vos vêtements sont probablement vieux et peu entretenus, dans des teintes qui rappellent la nature (Brun, Vert et Gris).

Indices Coutumes : Beaucoup d’importance aux pères dans le choix des noms et au moment des présentations. Par exemple : Osvàldr, fils de Gustaf Bjornson. La poigne de main se fait généralement aux avant-bras. L’Hydromel est le fût le plus prisé. L’on ne meurt qu’avec l’épée en main, et le rite funéraire veut qu’on brûle les corps de ceux qui en sont dignes. Les tatouages de guerre donnent force dans la bataille et le bleu se réserve pour la famille royale.

Lignage Sang-pur : La famille Steingrim


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L’Orange Fitzgerald

« Nous sommes le fruit mûri d’un passé trouble…

La rencontre d’une famille bohème sans le sou et d’une dynastie aussi riche qu’exilée – C’est-à-dire très très exilée.

Notre histoire commence avec la chute des Fitzgerald, famille souveraine du royaume de Casela. À l’époque, on connaissait Casela pour être de ces régions chaudes et abondantes, riches en tout et au peuple se permettant des siestes à toute heure du jour. Un royaume où le vin s’y vendait mieux que l’eau. Un royaume de saveurs où les épices succédaient aux arômes. Un royaume endetté jusqu’à la moelle, oui, avouons-le, mais par le luxe qu’il se permettait. C’était avant la Révolution. La Révolution avec un grand R.

Le mouvement Phalangiste aura endoctriné le bon peuple, lui faisant miroiter tout ce qu’il y avait à dire de la gérance – Ou non-gérance – des Fitzgerald et de l’endettement du Royaume. Ce qui était une terre où l’on était libre de travailler, libre de fêter et libre de gérer son ménage s’est alors transformé en un lieu de devoirs et d’obligations. Casela a le privilège d’aujourd’hui ne plus être endettée… Mais à quel prix?

Lorsque chassés, les Fitzgerald furent recueillis par la famille Orange. Vous savez, cette famille de gitans issue d’une vieille légende racontant l’expropriation d’un peuple lors des grandes conquêtes qui firent de Präm l’Empire que nous connaissons aujourd’hui? Ceux-là, oui, ceux qui vivaient alors déjà sur les routes depuis fort – Fort longtemps. La vie de famille sans foyer sembla assez plaire pour qu’on y restât pour de nombreuses vies d’hommes. À sa façon, à travers ses histoires, sa culture, ses chants et ses coutumes bohèmes, la famille Orange avait conquise le coeur des Fitzgerald – Ça, et la cadette Orange.

Rien n’est trop coûteux pour un coeur aimant, et rien ne parût plus naturel que de donner tout ce qu’on possédait à l’autre. D’une part, de ces choses qui ne se monnaient pas. De l’autre, de ces choses matérielles et qui se comptent en pièces plus qu’en histoires. L’union du roi et du mendiant, du riche et du pauvre, de l’heureux et du triste… Mais de savoir qui se trouvait à être quoi? L’histoire dit seulement que toutes les richesses ne sont point fait d’or.

De cette union, quoi qu’on en dise, vît jaillir le mieux à travers les générations… Mais plus les années passent, plus les routes sont longues. On prend la route, oui, mais pour aller où? À nos jeunes qui demandent sans cesse si l’on est bientôt arrivé, on répond : Oui, nous y sommes presque… Mais presque où?

Chez nous. On est presque chez nous.

Il est juste de croire que les Fitzgerald n’ont jamais oublié ce que c’était, malgré les siècles, que d’être chez nous. Cette amertume se voit, se lit dans les visages de la famille et éveille leurs sens aux membres de l’Orange qui, plus de curiosité que de légitimité, se demandent aujourd’hui ce qu’il en serait que d’être chez nous.

À cela, ajoutons la fougue nouvelle des plus jeunes qui se demandent si leur sort aurait été semblable s’ils avaient su gérer leur économie convenablement. Il est de nature pour les plus jeunes de surpasser les exploits des plus vieux – Aussi sans doute souhaitent-ils prouver, par l’étude de leur histoire commune, que de pareilles erreurs n’ont plus à se produire. Puis… On gère des ménages comme on gère des Royaumes – Et l’endettement est alors une pratique qui fait peur, puisqu’on n’endette pas sa famille et que la famille est tout. Tout ce que l’on a et tout ce qu’il nous reste.

Et à cette école de la vie, rurale à souhait, on comprend qu’on ne dévore pas l’orange qu’on nous présente sur un plateau d’argent. Lorsque la vie nous tend une orange : On la met en terre et on met tout en oeuvre pour faire prospérer son investissement.

Les ambitieux économiques, les boules de cristal, les superstitions foraines, les cartes de tarots, la lecture du ciel… Qu’importe, tous s’entendent et s’écrient, d’une même voix et à pleins poumons :

Nous serons bientôt chez nous. »


Vous êtes des gitans, des forains, circassiens, de ces gens qui voyagent de villes en villes et font leur compte du divertissement des autres. Plaisir garanti, oui, mais qui n’assure pas votre pain plus souvent qu’autrement. Les situations sont difficiles, vous êtes aussi pauvres que bohèmes, mais on ne cesse de vous dire que les richesses ne sont pas toutes faites d’or. La vie sur la route est ardue, et les gens sont de moins en moins réceptifs aux étrangers. Les aînés ont raison : Il vous faut trouver un endroit où vivre. Un endroit bien à vous.

Votre culture gravite autour de la musique, des légendes et des contes. Vous qui avez tant voyagé, tant vu, tant connu, il est plus que probable que vous soyez un adepte des histoires quelles qu’elles soient. La voyance est un art respecté auquel il faut se fier, et les révélations qui y sont faites sont connues pour se réaliser.

Votre peuple en est un particulièrement superstitieux, s’armant généralement de tout ce qu’il lui faut pour s’attirer la bonne fortune et se garder du mauvais oeil.

La famille passe avant toute chose, et la pire punition possible se trouve à être l’exclusion. Seule, l’Orange flétrie. À ce jour, la famille Fitzgerald est toujours en tête du groupe et réputée pour être la clef de votre réussite… Bien qu’elle s’est perdue un Royaume, il y a plusieurs vies d’hommes.

Oserez-vous entrer dans la danse? Votre famille n’attend que vous pour le plus grand des voyages.

Vous êtes de l’Orange Fitzgerald – Voyons voir ce que les cartes ont à dire sur votre destin…?

Indices Costumes : Inspiration Tzigane, Gitans, Manouches, Bohèmes etc. Des vêtements aux couleurs généralement vives, éclatantes, mais qui laissent à voir une vie sur la route. La tête est rarement laissée à elle-même, souvent décorée de breloques aux cheveux ou d’un foulard.

Indices Coutumes : Le destin existe. Les orphelins, les veuves et les vieillards ne sont jamais rejetés de la famille. La famille est essentielle et doit passer avant toute chose. Le respect de ses aînés est de mise. Le divertissement est un art et un gagne-pain. Il faut boire à la sépulture d’un proche et verser égale quantité au sol pour le défunt. La danse lascive est hautement considérée.

Lignage Sang-Pur : La famille Fitzgerald


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Les Loyalistes Brenington

« Nous payons aujourd’hui pour la loyauté inconditionnelle de nos pères. Nous payons l’exil pour avoir soutenu le règne du glorieux empire de Präm jusqu’au bout. Nous sommes les éternels vassaux de Philippe II et de son héritier, Édouard IV, mais la lignée s’est éteinte à la suite d’un coup d’état.

Nous payons aujourd’hui pour avoir été fidèles à la couronne et nous être battus pour éviter qu’elle ne tombe entre les mains des De la Rochepiquette, et nous payons parce que nous avons échoué.

On dit que le Duché de Brenington était l’un des plus beaux, des plus majestueux et des plus nobles. La puissance de notre famille était telle qu’elle nous valait le respect de tous et chacun. Nul d'entre-nous n’a vécu assez longtemps pour être le témoin de ces belles années. Nous autres n’avons connus que l’exil, que l’errance, mais l’histoire se partage, elle se raconte, et nous n’oublions pas.

Nous n’oublions pas que c’est la chute – L’assassinat de Jonas Brenington – Qui conduisit à notre perte. Si l’Empereur perdait là la tête de son support le plus fidèle et son bras armé le plus féroce, nous perdions quant à nous le chef de notre famille, de notre Duché, et nous savions que ses héritiers ne possédaient pas l’expérience nécessaire pour contrer ces crapules, ces prétendants illégitimes.

Et lorsque vînt le temps de donner notre reddition, de déposer les armes, se soumettre au nouvel Empereur et prêter serment : Nos pères y ont préféré l’exil. L’exil plutôt que de marcher sur leur honneur. L’exil plutôt que de prêter serment à ces assassins et ces usurpateurs. Des centaines d’hommes et de femmes ont traversé la porte des rois cette journée-là. Des centaines d’épées, des chevaliers, des vassaux, des hommes fidèles au nom des Brenington, des gens de tous acabits – Alors que d’autres ont ployé genou. Des voisins, des frères, des amis. D’autres ont ployé genou.

Et la suite ne nous rend pas gloire. Laissés à nous-mêmes et aux héritiers de Brenington, nous avons dû trouver moyen de subsistance. Nul ne s’est proposé d’être notre hôte, de nous héberger, de prendre des vaincus… Et à quoi bon? La terre entière était déchirée dans une guerre d’Empires en pleins essors. Nous avons donc vendu notre bras pour survivre. La noble famille des Brenington et ses plus fidèles vassaux se sont transformés en une compagnie d’épées louées, de mercenaires, de gens ne vivant que de la guerre des autres et des butins amassés. La gloire. La gloire et l’honneur, annonçaient nos blasons, mais qu’en reste-t-il à ce jour? De chevaliers fieffés à mercenaires, la chute est à s’en casser les jambes.

Mais c’est ainsi que les Loyalistes Brenington ont survécu. Nombreux de ceux qui connurent l’exil quittèrent peu à peu, leur loyauté perdant de leur sens de jours en jours, mais d’autres hommes venus d’un peu partout ont rejoint et embrassé notre nom plus que notre cause. La cause, quant à elle, perd elle aussi de son essence alors que les années passent.

Mais nous…? Nous qui n’avons rien vécu de tel. Nous qui n’avons rien connu de toute cette guerre intestine et cette révolte à couteaux tirés, nous qui ne sommes que des enfants assumant les choix de nos pères, que devons-nous faire?

La voie de nos pères est-elle la bonne à suivre? Ont-ils préservé la gloire de la famille Brenington, ou l’ont-ils livré à la boue? Devons-nous encore payer pour ce que nous n’avons pas fait – Ou devons-nous endosser leurs choix et nous comporter en gens fiers malgré les circonstances?

Quoi qu’il en soit, plus les années passent, plus notre compagnie s’éreinte. Un sang impérial coule dans nos veines, et notre culture en est imprégnée. Nous ne sommes pas nés pour être nomades, mais pour être sédentaires. Nous sommes nés pour vivre de nos récoltes et pour bâtir des murailles derrière lesquelles nous pouvons sans crainte prendre soin de nos familles.

C’est dans la recherche d’une terre qui serait à nous, à la recherche d’une terre qui nous ressemble que nous avons joints nos forces avec les autres sans-maisons. Si nos cultures et nos moeurs sont fondamentalement différents, encore reste-t-il que nous vivons tous cette vie de misère et qu’à travers celle-ci il nous est possible de trouver des ressemblances.

Et lorsque ces minces ressemblances se seront évanouies, lorsque nous transcenderons la vie de nomades et retrouverons des terres bien à nous…

Nous verrons. Nous traverserons la rivière lorsque nous serons au pont. »


Vous êtes ce qu’il reste de l’Empire de Präm avant que n’y règnent les Plantagenets et leurs alliés. Du moins, c’est ce que vous aimez à vous dire, mais tout le monde des Loyalistes Brenington ne sont pas aussi accrochés à leurs racines.

La vérité, c’est que vous êtes devenus un groupe de mercenaires vendant leur épée à bon prix pour s’assurer de survivre. La Chevalerie, la Noblesse de cape et d’épée – Tout ça appartient à une époque que vous n’avez pas connue et à laquelle peut-être vous attachez-vous… Ou peut-être pas.

Ceux qui joignent les Loyalistes se distinguent généralement de cette passion commune : Celle d’éprouver du mépris, ou toute chose s’y rapprochant, à l’égard de l’Empire de Präm tel qu’il est aujourd’hui. Qui eut cru que des bandits, des mercenaires, des nobles et des chevaliers déchus se trouveraient là une cause commune?

L’honneur est le mot d’ordre, et il est plus vieux et décrépit que les plus âgés de ce monde. Il se gagne des partisans à sa cause, mais d’autres s’en détournent. L’honneur a conduit vos ancêtres à l’exil, mais vous gagnera-t-il un toit?

C’est ce que semblent croire les Brenington, dont le lignage se veut encore d’être à la tête et d’assurer une bonne conduite et un comportement fidèle au véritable Empire de Präm.

Vendre votre épée se fait-il par la force de la nécessité ou par choix? Rêvez-vous de gloire d’antan et d’impérialisme?

Vous êtes un Loyaliste Brenington – Et l’avenir seul attestera si l’or l’emportera sur l’honneur.

Indices Costume : Inspiration d’un moyen-âge occidental, influencé par la touche de mercenariat. Des vêtements qui se veulent impériaux, mais qui plus souvent qu’autrement ne peuvent pas être entretenus au mieux. On y retrouve des gens qui s’accrochent à une certaine aristocratie, d’autres qui vivent pleinement la vie d’épée louée et enfin d’autres qui font l’hybride des deux.

Indices Coutumes : Le respect s’acquiert avec les titres. Le dernier Empereur de Präm est Édouard IV. Traiter quelqu’un de « Rochepiquette » est une insulte. La famille Plantagenet demeure et restera toujours la famille Rochepiquette. L’honneur se défend par l’épée. Promesse oblige.

Lignage Sang-pur : La famille Brenington


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Les Affranchis du Désert

« Une terre d’esclaves ont-ils dit.

Une terre de sable, aride et sans issue ont-ils dit.

Les vivants, là-bas, sont à l’image de leur terre ont-ils dit.

Et ils nous ont sacrifié. Ils nous ont sacrifié comme si nous n’étions rien. Comme si nous ne valions rien aux yeux du reste du monde et, somme toute, sans ne jamais nous demander notre avis. Il est vrai, la majeure partie de nos ancêtres étaient des esclaves, et l’on ne demande pas leur avis ni leur permission à des esclaves…

Mais ce qu’on nous a fait, jamais nous ne l’oublierons – Et eux non plus.

Nous sommes l’oeuvre des sorciers qui se sont présentés à Krissium et qui glissèrent leur fiel empoisonné à l’oreille de nos maîtres de jadis. Nous sommes l’oeuvre de ceux qui prétendirent pouvoir sauver leur damnée sorcellerie. Des bains de sang comme il ne s’en est jamais fait auparavant sont bientôt devenus chose commune. Plus gros, plus grand disaient-ils, mais ce n’était jamais assez. Ce n’était jamais assez pour contenter nous ne savons quel démon ou idole maudite.

Et nous avons brisé nos chaînes.

Tard, trop tard, mais nous avons brisé nos chaînes. Nous avons tué ces maîtres qui ont vendu nos vies plutôt que d’en faire bon usage et nous avons tué les sorciers, ces conjurateurs de mauvais sorts, profanes de cette sorcellerie d’or rouge. En réponse de quoi, ils ont cessé de faire la distinction entre maîtres et esclaves et ont laissé libre court à toute la démence de leurs sacrilèges, de leurs fautes abjectes.

De Krissium, il ne reste à ce jour que peu de choses à raconter. Un royaume érigé dans les dunes, profitant des quelques fleuves, des ressources de la terre et du trafic humain pour prospérer. Un château de sable qu’une marée sanglante aura enseveli sans ne jamais recracher. Cet endroit est maudit, et nous n’y sommes plus liés. Nous avons brisé nos chaînes. Nous sommes les affranchis du désert.

Dans nos veines coule un sang chaud qui ne saurait pardonner la sorcellerie d’aucune façon que ce soit. Il n’est de tabou plus grand que celui de faire l’usage de ces arts maudits et occultes. Nul des nôtres qui soit encore vivant n’a été le témoin direct de ce qui s’est passé à Krissium, mais notre peuple ne saurait oublier. Un bon sorcier est un sorcier mort. C’est connu.

Nul affranchi du désert n’est voué à être un esclave. Nous nous sommes affranchis nous et les nôtres il y a longtemps, mais nous traitons nos propres esclaves avec le respect de la vie que nous leur devons. Nous les formons à devenir des travailleurs qualifiés dans leur domaine, puis nous les vendons pour assurer notre survie. Un commerce franc qui nous vaut une bonne réputation.

Mais pour combien de temps encore cela suffira-t-il? Combien de temps encore devrons-nous voyager d’un côté à l’autre du continent? Quand assumerons-nous que nous sommes nos propres maîtres et qu’il nous appartient de trouver une terre qui puisse nous accueillir?

Je nous sens prêts à nous installer. Nous nous sommes ralliés à d’autres clans qui ont des objectifs semblables aux nôtres dans le but d’unir nos forces et augmenter nos chances de réussite.

Je nous sens enfin prêts, mais le monde l’est-il?

Qu’importe, nous sommes nos propres maîtres et n’avons de comptes à rendre à personne. Rien que quelques créances qui ne se paient que par le sang… »


Vous n’êtes plus un esclave, ni ne le deviendrez-vous jamais. Vos ancêtres ont su briser ces chaînes qui les liaient et il est désormais coutume pour les vôtres de s’arracher la vie avant de s’arracher la liberté… Mais ça ne vous empêche pas d’avoir vos propres esclaves et d’en vivre. Maltraiter ses esclaves est méprisé, aux vues des expériences passées, et vous préférerez vous en défaire par la vente ou par la mort plutôt que de vous acharner.

Si les Affranchis du Désert sont pour la plupart des descendants de ceux qui connurent les massacres de Krissium, il en reste une bonne partie qui sont des esclaves affranchis par leurs maîtres. Il se produit pareille chose lorsqu’un esclave se montre hautement méritant de sa libération, et il est alors accueilli non plus comme un servant, mais comme un frère.

Vous êtes un peuple fier, fier de ce qu’il aura acquis à travers sa lutte et au sang chaud – Prompt à l’orgueil qu’on dit mal placé. Plus que toute chose subsiste un ressentiment à l’égard de la sorcellerie, une colère sourde animant la masse. Les années n’auront jamais réussi à vous défaire de votre hargne, de votre peur, et de votre empressement à condamner par tous les moyens possibles les adeptes de la sorcellerie et ses sciences.

Êtes-vous de cette espèce que l’on n’enchaîne plus? Marchez-vous le monde, libre d’entrave, libéré du sable sanglant?

Vous êtes un Affranchi du Désert – Et ce que vous ferez de votre liberté risque fort d’être déterminant quant au sort des vôtres.

Indices Costumes : Inspiration Mamelouk, Perse, peuples du Moyen-Orient et de l’Asie Occidentale. Toutefois, vous n’êtes plus dans le désert, et certains vêtements qui étaient conçus pour y vivre n’ont plus raison d’être. Des vêtements amples et léger qui permettent de bien respirer, et dans des teintes beiges, sables ou bruns. Bien souvent beaucoup de peau mise à nue.

Indices Coutumes : La richesse et la puissance d’un homme s’évalue au nombre d’esclaves qu’il possède et entretien. Un bon sorcier est un sorcier mort. Votre sang est une richesse. L’on ne peut être esclave qu’une seule fois, on préfère la mort à la seconde. L’on ne reçoit à table que ses amis. La seule viande qui se refuse est celle de l’homme. Le pardon ne peut qu’être acheté.

Lignage Sang-Pur : Inconnu


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La Meute

« Nous sommes nés du besoin des autres.

À l’époque de la grande noirceur, les orphelins des peuples ont eu besoin de guides. Ces orphelins ont eu besoin de gens pour leur confirmer qu’ils avaient un destin plus grand que ce qu’ils s’avouaient et que leur vie ne s’achevait pas avec ce qu’ils avaient perdu.

Ils avaient besoin de guides, et nous sommes venus à eux. Non pas comme leurs supérieurs, non pas comme leurs délivrances, mais comme l’un des leurs. Nous qui cent fois avons marché la terre, traversé monts et rivières, vent et marées, nous avons entrepris l’oeuvre d’une vie, et elle se concrétise à travers un mouvement commun.

D’où nous venons n’a pas d’importance, seul notre chemin a de l’intérêt. La Mère chérissait cette idée qui se perpétue à travers les générations. Elle a vu le monde tel qu’il est aujourd’hui, et elle a vu la détresse de ces peuples errants. Elle les a vu s’éteindre peu à peu jusqu’à complètement disparaître, mais s’est battue pour que ce sort leur soit évité. Nous sommes responsables de cette invraisemblable union, de tous ces peuples sans-maisons qui se sont rassemblés, car nous croyons en l’union pour survivre. Travailler la cohérence des différents groupes de sans-maisons, éliminer leurs différents et les valoriser à travers leurs forces, voilà une part de notre objectif.

Nous sommes d’éternels médiateurs, constamment à la recherche d’une paix du Pacte qui saura le faire avancer vers sa destinée. La tâche qui nous incombe n’est pas une chose aisée, mais nous y vouons notre énergie avec zèle. Nous sommes La Meute, et à son image, nous nous devons de demeurer soudés les uns les autres, égaux malgré nos différences. Éternels prisonniers entre l’arbre et l’écorce, mais ce monde a besoin de gens comme nous pour se sacrifier.

Peut-être… Peut-être n’est-ce là qu’une façade, une excuse. Peut-être qu’à défaut d’avoir un but bien à nous, nous nous sommes greffés à ce groupe en nous inventant une raison. Peut-être avons-nous peur. Peur, parce que la nature qui nous était autrefois si hospitalière s’est détournée de nous. Elle est dangereuse, capricieuse… Et ceux qui l’habitent – Moins hommes qu’autre chose – N’ont pas l’intention de la partager.

Ahriman et les autres druides ne sont pas très loquaces à ce sujet, il demeure encore énormément de mystère et on nous demande de nous concentrer sur notre principal objectif : La cohésion du clan.

À chacun son rôle dans La Meute et à chacun son rôle dans le clan… Mais qu’adviendra-t-il de nous lorsque nous rétablirons l’équilibre? Vers qui ou vers quoi nous tournerons-nous, nous qui n’avons pas plus de maisons qu’eux?

Qui nous guidera… Nous? »


Vous êtes des orphelins cueillis à travers le monde et qui, à force de solitudes salvatrices et de compagnonnage dévoué, avez acquis une sérénité d’esprit vous permettant d’être pédagogue envers votre prochain. Du moins, c’est ce qui est attendu de vous. Plus souvent qu’autrement, vous êtes de ceux qui avez vécu en réclusion dans les bois et qui se plaisaient à une vie sans trouble… Mais vînt un jour où la Meute vînt à vous, et dès lors – Vous étiez de la Meute.

Vous êtes des médiateurs, de ceux qui croient qu’il n’existe pas de problèmes sans solutions, mais la Meute ne prétend pas pouvoir changer le monde. Elle n’a que la prétention de pouvoir en sauver l’essence et rassembler ceux qui marchent sans but ni destination. Votre rôle est celui de guide, et vous êtes chargé de guider et assurer la cohésion du Pacte.

Les vôtres se complaisent généralement dans la simplicité, vivant de peu d’abondance et préférant partager leurs acquis plutôt que de les accumuler. Le modèle que vous cherchez à instaurer et faire respecter est celui d’une communauté unie malgré ses différences – Mais l’affaire est loin d’être aisée. Vous êtes une minorité dans un mouvement qui vous dépasse de loin.

Vos précepteurs étaient ce que l’on appelait des Druides, et à la tête de votre faction se trouve la famille Ahriman. L’Union du Pacte est en grande partie leur oeuvre et la vôtre, et il ne reste plus qu’à vous assurer de sa fragile existence et la fortifier.

Votre demeure à vous – Le monde que vous avez tant et tant marché – n’est plus un lieu sûr. La nature n’est plus hospitalière, les dangers croissent et une période trouble s’avère inévitable. Le temps n’est plus à l’errance, mais à l’établissement, et vous devez vous y atteler rapidement.

Êtes-vous de ceux qui ne jurent que par l’unité? Serez-vous prêts à faire les sacrifices nécessaires au maintien du Pacte?

Vous êtes de La Meute – Votre destination ne dépend que du chemin que vous emprunterez…

Indices Costume : Des habits typiques de voyage en des teintes surtout de brun et de vert. Si l’un peut sembler être un pèlerin, un autre peut tout aussi bien avoir l’allure d’un vagabond. D’ordre général, que ce soit les vêtements eux-mêmes ou des artifices, il y a toujours une touche qui rappelle la nature.

Indices Coutume : Le partage de la nourriture a un caractère sacré. Les offrandes en victuailles laissées dans les bois ont pour but d’apaiser les fées. L’expérience est mère de toutes les sagesses. Se personnifier à travers un animal totémique est une pratique courante. La méditation est salutaire. La fumée éclaircit les songes. L’on ne peut posséder en termes d’avoirs que ce que l’on peut porter sur soi. L’eau courante est symbole de pureté.

Lignage Sang-Pur : La famille Ahriman