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Table des matières
Le Vaincu - Le Vainqueur - Les blessures graves
Les afflictions - L'Achèvement


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La vie et la mort


L'état de santé général d'un personnage se définit à travers ses "Points de Vie". Il est possible qu'il en gagne comme il est possible qu'il en perde lorsqu'il est confronté à des situations ou des armes létales. Toutefois, lorsqu'un personnage n'a plus de points de vie, il n'est pas considéré mort.

Il est considéré à la merci de son assaillant.

Le Vaincu

Il n'est pas autorisé à crier pour de l'aide, ni à se déplacer à son avantage, ni à entreprendre quoi que ce soit qui lui serait bénéfique. Le joueur dont le personnage n'a plus de points de vie doit comprendre qu'il a perdu cette bataille et qu'il doit en faire la plus belle scène possible et avec son assaillant plutôt que contre lui.

Son seul échappatoire est l'inconscience, auquel il a toujours droit.

Par exemple, si Nicolo parvient à vaincre Simoni dans un affrontement à l'épée: Simoni s'effondre d'un genou au sol, une main sur sa plus récente blessure. Sa main n'est plus capable de brandir son épée, aussi la lâche-t-il. Il essaie d'articuler quelque chose difficilement, mais Nicolo lui casse le nez d'un coup de genou, ce qui le renverse sur le dos, une main sur son visage saignant. Nicolo s'époumone alors "Pourquoi fallait-il que tu la tues!?", ce à quoi Simoni ne répond que par ses douloureux gémissements. Nicolo se penche sur lui, dégainant une dague qu'il place sous sa gorge, lui murmurant alors le plus froidement du monde "Où est mon fils?". L'oeil de Simoni, habité par la peur, brille alors d'une malice qui laisse à deviner qu'il ne parlera pas. Leurs regards s'affrontent un moment, après quoi Nicolo rengaine et se redresse, ne laissant dans son départ qu'une seule réplique: "Meurs comme un chien".

Dans ce même exemple, Simoni aurait pu réagir autrement. Il aurait pu lui déballer son sac et lui donner les informations que Nicolo voulait, avec le ton d'un mourant, et peut-être l'issue de cet affrontement aurait-il été différent. Toute la scène aurait pu être tout à fait différente, mais il faut en retenir que Simoni, le vaincu, était à la merci de Nicolo et jouait en ce sens.

Puis qu'arrive-t-il, ensuite?

Un personnage qui n'a plus de point de vie entame son agonie. Même s'il joue une scène, même s'il joue l'inconscience, son temps est compté. Vingt minutes à compter du moment où il n'a plus de point de vie, si le personnage n'est pas soigné, il est confronté à son destin.

Le personnage peut alors soit:

Mourir pour de bon et le joueur recommence un nouveau personnage.

Perdre un point de Destin et récupérer un point de vie.

Un personnage qui perd un point de destin afin de survivre est un personnage qui demeure extrêmement blessé, mais il redevient maître de lui-même. Il peut marcher avec peine, ramper, appeler à l'aide. Il n'est plus à la merci de son opposant.

Lorsqu'un personnage n'a plus de point de vie et qu'il tombe en phase d'agonie, advenant qu'il soit soigné ou qu'il bénéficie d'un coup de pouce du destin, il perd un point de vie maximal de façon temporaire pour le cycle en cours et le prochain. Cet effet est cumulable et peut l'amener à sa mort. Par exemple, un personnage qui tombe en agonie deux fois entre le cycle de midi et du soir verra son maximum de points de vie descendre de deux jusqu'à minuit (donc pour la durée des deux cycles). S'il tombe en agonie une fois entre le cycle de midi et du soir et une autre fois entre celui du soir et de la nuit, son maximum diminuera d'un point de vie pour le cycle de midi, de deux points de vie pour celui du soir à compter du moment où il aura son agonie, et d'un point de vie passé minuit.



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Le Vainqueur

Quant au Vainqueur, il a aussi quelques possibilités quant au sort du vaincu. Pour s'ajouter à la scène qu'il vit vient un complémentaire non obligatoire et plus "Technique" pour asseoir le jeu. Au cours de cette scène, il peut imposer au Vaincu les issues suivantes, mais il lui faut prendre le temps de les appliquer (Sauf la première, "Rien", entendons-nous). Il faut donc que le personnage soit en contrôle de la scène et non dans une mêlée.

Rien

C'est la situation que nous avons vu dans l'exemple plus haut. Le Vainqueur se satisfait de sa victoire et de sa scène et laisse le Vaincu sans conséquence technique.

La Blessure grave

Le Vainqueur peut infliger à son adversaire une blessure grave. Ce genre de blessure n'est pas permanente et il est limité à une seule blessure grave par affrontement, mais elle sert généralement de leçon. Il existe quelques façons de se défaire d'une blessure grave dont la plus populaire est de requérir les services d'un médecin. Une blessure grave peut être infligée à peu près n'importe où et elle a une conséquence en matière de jeu de rôle sur la dite zone blessée. Un personnage avec une côte cassée souffrira lorsqu'il bougera trop ou encore lorsqu'il respire. Un autre avec un bras cassé ne pourra plus l'utiliser. Une blessure grave n'a un impact que sur le jeu et non le système. Il est du devoir de la victime de s’approprier sa blessure et la jouer pleinement.

Blessure grave au bras: Il peut s'agir de n'importe quelle partie du bras en question, ou même seulement de la main, mais le Vaincu ne pourra plus utiliser son bras (Ou sa main) jusqu'à nouvel ordre.

Blessure grave à la jambe: Le personnage ne peut plus courir et il est forcé de boiter jusqu'à nouvel ordre.

Blessure grave au torse: Le personnage a des difficultés à bouger le tronc, à respirer, à se tenir etc. jusqu'à nouvel ordre.

Blessure grave à la tête: Le personnage a des trous de mémoire, des comportements inexplicables, des confusions et d'horribles maux de tête jusqu'à nouvel ordre.

L'Affliction

Le Vainqueur peut infliger à son adversaire une affliction qui se révélera être une blessure permanente. Pour infliger une affliction, le Vainqueur devra utiliser Un point de destin. L'effet d'une affliction est directement liée à la zone où elle est appliquée. Crever un oeil, couper une oreille, amputer un membre, poignarder les parties génitales sont tous des exemples d'afflictions qui causeront des blessures permanentes. Il lui faudra choisir parmi la liste suivante:

Affliction au bras: Il peut aussi s'agir de la main. L'affliction peut littéralement être une amputation en elle-même ou mener à une amputation. Dans tous les cas, le membre devient alors complètement et irrémédiablement inutilisable.

Affliction de l'oeil: Il est interdit de faire cette affliction sur un personnage qui est déjà borgne à moins d'avoir le consentement du Vaincu. L'oeil devient alors désuet et il est important de le couvrir en permanence (élément de costume) pour bien le représenter. Le personnage devient borgne.

Affliction génitale: Le personnage est blessé dans ses parties génitales (Prière de vous en tenir à ne pas aller trop loin et conserver un jeu mature) et il lui est alors impossible de se reproduire et d'avoir une descendance de sang à moins qu'il ne l'aie déjà.

Affliction de l'oreille: Le Vaincu se voit arraché ou mutilé une oreille au point où il en garde des séquelles importantes sur son ouïe. Non seulement devra-t-il la couvrir en permanence (Élément de costume) pour bien le représenter, mais il aura aussi de la difficulté à bien entendre.

Affliction à la jambe: Cette affliction n'est pas une amputation par soucis de jeu, mais la blessure à la jambe est si importante qu'elle forcera le vaincu à boiter jusqu'à la fin de sa vie. Le personnage ne peut donc plus courir.

L'Achèvement

Le Vainqueur peut achever son adversaire, que ce soit en lui tranchant la gorge, en lui plantant sa lame dans le coeur, en fracassant sa tête d'un coup de masse etc. L'intention du Vainqueur doit être très claire pour le Vaincu, se devant de le lui glisser à voix basse en Hors-jeu avant de procéder. En utilisant Deux points de destin, le Vainqueur mettra alors un terme à la vie du personnage définitivement.

"Et si je n'ai pas envie, moi, le vaincu, qu'est-ce que je fais?"

L'héritage "Grâce" est le seul moyen qui existe pour qu'un Vaincu puisse éviter le sort que lui réserve le Vainqueur. S'il le possède et qu'il en fait usage il lui est alors possible de changer l'issue de la scène et de décider de son sort. Il est important pour la crédibilité d'une scène que les deux partis soient au courant de la manoeuvre et cette pratique ne s'utilise que sur le coup, au moment de la scène. Les points de destin utilisés par le Vainqueur, s'il en est, sont tout de même utilisés.

Pour reprendre l'exemple de Nicolo et Simoni. Plutôt que de le laisser ainsi, le joueur de Nicolo glisse à l'oreille du joueur de Simoni qu'il va achever son personnage. Simoni lui répond alors qu'il utilise l'héritage de "Grâce" pour ne pas être achevé.

Ce qui s'en suit est alors un jeu complice entre les deux joueurs. Nicolo pourrait alors ne pas être "capable" d'en finir avec Simoni, ne pas en avoir la force et le laisser là comme dans le premier exemple. Ou bien il pourrait lui trancher la gorge, croyant l'avoir tué, mais la blessure n'est pas mortelle. Ce qui suit est à leur discrétion, tant que cela débouche sur une belle scène.

De même, un Vaincu pourrait s'éviter une affliction de la même façon. Il pourrait aussi s'éviter une blessure grave s'il le souhaite, mais l'affaire revient coûteuse pour quelque chose qui n'est pas permanent.

Lorsque le Vaincu utilise l'héritage de "Grâce" pour s'en sortir, il n'aura pas à payer de point de destin au terme de ses 20 minutes d'agonie s'il n'est pas soigné, mais il doit tout de même vivre son agonie. De même, le Vainqueur ne pourra pas lui infliger quoi que ce soit d'autre pour cet affrontement. À défaut d'achever, il ne pourra pas, par exemple, infliger une affliction.